Commentaire de jack mandon
sur La Suisse, communauté de l'être et société de l'avoir


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jack mandon jack mandon 23 août 2016 04:10


@EtincelledeMer

Merci pour ce nouvel éclairage.

Vous évoquez Da vinci code, Hans Zimmer
je n’ai pas pu ouvrir le lien.
Je me retrouve à l’essence même de l’article, le basculement d’un monde de communauté de l’être vers celui de la société de l’avoir.

Léonard de Vinci
, de tous les artistes qui ont éclairé la Renaissance, se distingue par son génie universel. A la fois architecte, peintre, sculpteur, ingénieur, mathématicien, anatomiste, géologue, inventeur, il s’intéresse à tout, écrit sur tous les sujets, met au point des quantités de machines, c’est l’homme universel.
Il se dit inculte, relativement au livre et à son prolongement culturel, mais nous montre qu’il se nourrit de la nature et s’en inspire. La sagesse du vivant. Un présocratique.
Personnage atypique qui n’est pas sans rappeler ce qui caractérise l’homme de la communauté de l’être, ce chasseur cueilleur du néolithique qui découvre et mémorise le monde animal et végétal en pleine lumière et se retrouve le soir méditatif, dans l’immanence sacrale, reproduisant sur les parois de son refuge le fruit de ses observations. Développant avant la lettre tous les métiers et tous les talents maintenant fractionnés en spécialisations qui ne se recoupent plus.

Le génie de Léonard de Vinci est aussi de plonger dans les racines de l’humanité, le tout dans l’être préhistorique, d’appréhender le moyen âge et d’illuminer la Renaissance en prophétisant au plus près du vécu le monde contemporain.

La civilisation de la communauté de l’être contenait le tout du monde dans la sacralité. Ces peuples vivaient dans la plénitude du divin. Ce fut leur force. Puis graduellement, la domestication, l’asservissement rampant, le conditionnement étatique, légaliste et religieux pervertirent l’humanité en la plongeant dans la société de l’avoir.

Pour vous rejoindre puis vous quitter (raison de sommeil ),
le saisissement frénétique de l’avoir vient de ce que l’être nous échappe.
Nous ne sommes plus, nous voulons. Un peu comme les enfants, mais pour eux c’est naturel, ils ne se sentent pas être, il ne sont pas, alors ils veulent tyranniquement.

Bonne nuit et merci


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