Commentaire de epicure
sur La société agricole à but non lucratif : un investissement survivaliste ?


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epicure 11 novembre 2016 19:17

@Luc-Laurent Salvador

« 
C’est probablement une problématique d’enfants gâtés ayant confondu liberté et toute puissance.

 »
non pas du tout, c’est une autre problématique.

La confusion entre liberté et toute puissance elle se trouve chez les libéraux ( comme l’absence de règlementation dans les entreprises ) , dans la culture américaine.

Puisque les hippies n’étaient pas dans la toute puissance, mais dans l’égale liberté, ce qui est son contraire, puisque reposant sur l’absence d’égocentrisme.

La problématique c’est en fait que l’individualisme s’accommode mal d’une forme de communauté « monolithique », où tout se fait ensemble sous le regard des autres en permanence, c’est à dire en fait l’absence d’intimité ( au sens large ). Car son fondement c’est l’autonomie, pour être bien vécu cela demande donc un espace d’autonomie séparé de l’espace commun. Justement parce qu’on n’est pas dans une logique de toute puissance ( égoïsme, égocentrisme ) , le vrai individualiste ne se permet pas certaines choses dans l’espace public pour ne pas gêner les autres individus ( c’est la différence avec l’égoïste ) , pour préserver leurs libertés, tout en attendant qu’ils fassent de même pour la sienne. Mais sur le long terme cela a un coût qui génère déceptions et frustrations, s’il n’y a pas de moment de décompression dans un espace autonome.
C’est un équilibre, qui est brisé dans le cas des communautés hippies.
La gestion de la liberté est la chose la plus compliquée en fait.

Et donc l’organisation communautaire n’est pas adaptée aux gens de culture individualiste, aux libertaires. Il faut une mentalité qui a pour principal besoin les liens sociaux, pour une organisation communautaire. En général, ce sont des communautés où tout le monde est éduqué à cette mentalité depuis leur enfance. Comme dans certaines communautés religieuses, des tribus, etc.... 

Il faudrait donc trouver une organisation, qui puisse concilier à la fois les besoins du travail de la terre, et les besoins profonds des individus qui vont faire la communauté. Ce sont les deux jambes nécessaires pour que la communauté avance, sinon, la communauté se casse la gueule.
Les communautés hippies ont été incapable d’y répondre, sauf pour certaines personnes qui s’y sont retrouvées.


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