Commentaire de lsga
sur Les anglicismes rampants : adjectifs (2)


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lsga lsga 29 novembre 2016 12:45

La syntaxe de cet article est complètement anglo-saxonne : des phrases à rallonge, avec des propositions relatives ou subordonnées qui s’enchevêtrent les unes dans les autres (un peu comme on le ferait en français avec des parenthèses) sans respecter l’ordre des idées. On dirait la syntaxe de John Lock. Cette syntaxe, je la connais bien, comme dans cette phrase par exemple, c’est celle que j’utilise volontairement le plus. C’est la meilleur manière de tuer la langue française, et c’est ce que l’auteur fait dans cet article à merveille. 


Pour rappel, la langue de Descartes suit le rythme des idées : des phrases courtes, avec une ou deux propositions maximum, qui viennent dans l’ordre de la démonstration. Proust fait exception à la règle, confirmant celle-ci par la même. 

L’auteur se concentre sur le vocabulaire, car il n’est pas très intelligent. Le vocabulaire est ce qui spécifie le moins une langue par rapport à une autre. Les langues passent leurs temps à s’échanger des termes et des concepts. Ce qui fait par dessus tout la spécificité d’une langue par rapport à une autre, c’est sa syntaxe, la prosodie de ses phrases, la manière dont son rythme et sa structure vont capturer les significations. Mais bien entendu, étudier et comprendre la syntaxe demande un niveau intellectuel élevé, c’est aussi difficile que d’étudier les mathématiques. Les imbéciles à l’image de l’auteur de cet article préfèrent donc se concentrer sur le vocabulaire et l’orthographe. 

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