Commentaire de cettegrenouilleci
sur Pour un gouvernement des travailleurs


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cettegrenouilleci 8 septembre 2018 12:03

@Jean Dugenêt

 Merci pour cette réponse .

Je comprends votre argumentation.

Je suis néanmoins convaincu que la stratégie que vous proposez mène inéluctablement à une impasse et à l’échec.

Les forces populaires ont besoin des organisations qu’elles se sont données pour se défendre et mettre en place une politique conforme à leurs intérêts qui se conjuguent harmonieusement avec l’intérêt national, à la condition que ces organisations n’aient pas été vampirisées par l’adversaire de classe et ne viennent pas au pouvoir pour simplement s’asseoir dans les fauteuils de leurs prédécesseurs et jouir de l’apparat et des « petits » avantages du pouvoir et des ors de la « république ».

Cet avilissement dont l’actuelle direction du PCF fournit une affligeante allégorie fait fuir le peuple ainsi désarmé et livré aux bonimenteurs de tous acabits.

Certes, il faut se ranger avec les siens, mais pas sur le rail où l’on va se faire écraser !

Ce qui compte vraiment, -et l’adversaire de classe qui ostracise l’UPR ne s’y trompe pas-, c’est de s’engager d’emblée sur le chemin de la réussite et de l’efficacité, avec les bons partenaires, les bons outils, les bons mots d’ordre, les cadres compétents et la stratégie de rassemblement, l’audace mais aussi la prudence, la circonspection, l’ouverture d’esprit et la sagesse nécessaires.


Lors de la première révolution russe du début du siècle dernier (1905...), les bolchéviques ne bénéficiaient que d’une audience très limitée dans les couches populaires, voisine de 5%, ce qui ne les a pas empêché de conquérir le pouvoir douze ans plus tard , alors que toutes les autres forces politiques des plus réactionnaires aux plus réformistes s’étaient discréditées par leur incapacité crasse à redresser le cours des choses et à respecter les engagements pris devant les citoyens.

Un tel résultat n’a été possible qu’au prix d’une bataille politique sans concessions, de tous les instants, rejetant toute compromission avec l’adversaire et tout report dans la prise des décisions et la mise en application des mesures radicales qui étaient nécessaires pour préserver l’intégrité du pays, rétablir la paix, nourrir le peuple, redonner au pays un espoir et un élan qui ne soit pas vain, à l’image des forces qui s’étaient levées lors de la Commune de Paris, ou de celles qu’ont su mobiliser nos ainés pour conduire la libération de notre pays des hordes nazies et de leur « ordre » européen dont on essaie aujourd’hui de nous imposer la version « soft » avec le piège diabolique de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan.

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