Commentaire de Ciriaco
sur Les animaux ont-ils des droits ?


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Ciriaco Ciriaco 6 octobre 2018 09:15
Ce qui est intéressant dans ce débat, ce ne sont pas précisément les termes employés, faits d’une époque, mais une capacité en germe de l’humanité, et de l’humain en soi, à se positionner face à la vie. Car c’est la condition pour inventer des solutions vivables.

Autre fait intéressant, ces débats s’enracinent en fait dans une représentation du commun : tantôt hiérarchisé et spécialisé, tantôt se rattachant à une conscience plus générale, fut-elle parcellaire mais ô combien mise en mal dans nos sociétés où c’est l’atome, l’individu, qui est au centre. En cela, on peut voir, si on se donne la peine de prendre un peu de recul, les mouvements anti-spécistes comme des micro-résistances holistiques.

Il doit être à peu près évident pour tout le monde qu’à notre époque, la vie n’est pas un symbole sacré (c’est-à-dire au fond, un rapport sain à la mort). On peut aborder la question en partant de l’observation des astrophysiciens : partout, du fin fond originaire de l’univers à la vie, agit un ensemble de forces destructrices et constructrices, d’oppositions et de liens.

Dès lors, il s’agit bien d’un positionnement nécessaire de l’humanité et de son génie d’invention vis-à-vis de la vie et de ses conditions, qu’on voit bien trop souvent atomisées. Cette question des rapports avec tout ce qui nous entoure, est au coeur de la distinction entre humanité et barbarie.

La cause animale est un germe bienvenu, une raison et une sensibilité intelligente et favorable.



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