Commentaire de baldis30
sur Non, il n' y a pas eu de tremblement de terre à Marseille...


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baldis30 9 novembre 2018 20:05

bonsoir,

 plutôt que de commenter l’article venons-en aux faits et d’abord aux lieux ! les responsabilités découleront des constats et pas des imprécations

la zone sinistrée, pour ceux qui connaissent la ville se situe entre le Lycée Thiers en haut et l’Opéra en bas, ce ne sont pas des critères d’argent qui motivent mon propos mais seulement les données d’altitude et de mélange des quartiers. plus précisément « sous » le cour Lieutaud !

 La vétusté des immeubles : INDSICUTABLE , mais sur la photo et sur bien d’autres on peut voir au milieu de gravats d’apparence fort ancienne des éléments de maçonneries fort modernes... Qui les a mis en place et sous le contrôle de qui ... En somme comment a fut fait l’entretien ? Là on est aux abonnés absents !

le substrat géologique ... sur du calcaire comme toute la zone marseillaise donc avec ce risque fondamental que les touristes avides de fraicheur vont admirer l’été dans tous les avens et grottes méridionaux de Padirac à l’aven Armand et d’autres ... donc fragile ... fragile pourquoi . parce que L’EAU joue son rôle destructeur dans le faciès calcaire ! ... Comment circule-t-elle ? de haut en bas ... !Mais encore ?

Mais encore , ce qui m’a le plus surpris est le témoignage d’une survivante trouvant que la zone puait ! certes les riches font souvent état de la puanteur qu’ils ressentent même si un pauvre se trouve à deux kilomètres de distance.. mais là en pleine ville il est plutôt facile d’envisager l’eau sous deux formes, celle quasiment pure issue des réseaux d’eau ou des infiltrations et celle bien plus odorante provenant d’un système d’égouts .. et l’étanchéité des uns et des autres n’est pas la qualité première de bien de ces réseaux quelle que soit la ville concernée ...

Enfin on est sur une pente .. .. et si cela commence à glisser ce sera naturellement dans le sens de la pente ...

Facteurs aggravants : la zone est entourée de plusieurs artères à circulation importante : le très proche cours Lieutaud et la plus lointaine rue de Rome ... comme sources vibratoires permanentes c’est une garantie, jour et nuit ... et on ne peut oublier le voisinage du métro quoique plus loin et bien profond et récent.

Selon la définition du risque de l’Unesco le risque peut s’exprimer de la façon suivante : le risque est le croisement de l’aléa et de la vulnérabilité ...

Côté aléa anthropique on est servi par le petit inventaire ci-dessus : vétusté et entretien médiocre voire absent ou mal réalisé ! plus éventuel les fuites d’eaux diverses des différents réseaux ... les vibrations n’arrangent rien ...

Côté aléa naturel : la nature calcaire du support et la pente, y compris l’eau de circulation phréatique ce dont on pourrit se rendre compte avec des cadastres anciens qui en général ( mais pas toujours) comportaient l’existence des puits ( vision approvisionnement en cas d’incendie ).

Quant à la vulnérabilité : construction ancienne

Une autre façon de voir à partir de l’analyse faite ci-dessus est 

Mouvement de terrain = lithologie X pente x eau x facteur vibratoire aggravant

auquel cas l’aléa est le mouvement de terrain et la vulnérabilité la construction mal conçue ...

 Mais l’analyse n’efface pas le drame ....

Si on retient la définition du cas de force majeure selon les juristes ( imprévisible dans sa survenance ET irrésistible dans ses effets) on laisse au lecteur le soin de décider ...


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