La révolution sociale peut et doit arriver spontanément.
Le mouvement révolutionnaire se développera et arrivera à son terme sans avoir à être encadré par une « avant-garde », qu’elle soit politique ou syndicale.Cela ne signifie pas le refus de toute forme d’organisation, mais la création de structures antiautoritaires reliés de manière horizontale par le fédéralisme libertaire.
Seuls les moyens reposant sur la liberté peuvent assurer une liberté plus grande : les associations autonomes constituées en toute liberté fournissent la base sur laquelle le peuple s’organise spontanément, sans en attendre l’ordre de personne et en refusant de désigner ou de reconnaître un organe quelconque qui s’attribuerait le droit d’arbitrage dans les questions de la vie sociale et qui monopoliserait la vérité et la médiation entre la théorie et la pratique.