Commentaire de velosolex
sur De la révolte des bonnets rouges, à celle des gilets jaunes, le même moteur à quatre temps de l'explosion sociale


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velosolex velosolex 27 novembre 2018 14:45

@rogal
J’avais à cœur de parler de cette révolte précise, car elle comporte des analogies avec l’époque actuelle : Le floué, est transformé en coupable, en victime expiatoire d’un système où il n’a pas eu son mot à dire. La révolte des bonnets rouges est bien peu connue. Une page infâmante de l’histoire de France, que les petits enfants n’apprennent pas à l’école..
D’ailleurs, d’autres faits épouvantables ne sont pas plus traités. De la répression des albigeois, aux guerres de Vendée, dont le nombre de morts approche sans doute les 500 000 victimes, hommes, femmes, enfants, livrés à la soldatesque, que reste t’il dans la mémoire institutionnelle. Il ne suffit pas de condamner la Turquie, pour son amnésie du génocide arménien, il faut être capable d’assumer son passé. 
Les nazis ont sans doute poussé à l’omega la diabolisation de celui qu’on veut nier, avant de le tuer, pour rendre service au monde semble t’il, transformant les bourreaux en héros, afin de leur facilité leur tache…. Mais les caricatures des provinciaux, de Bécassine au bon nègre Banania parlent du même système d’exclusion.
L’histoire semble sans cesse ramener les mêmes plats. Mais en comprendre la signification permet de désamorcer leur violence, et de comprendre où l’autre veut en venir.
Le Breton a pris néanmoins une partie de cette image dévalorisée au pied. L’usage de la langue s’est perdue. Même si l’école Diwan lutte contre son effondrement, une richesse, puisque cette vieille langue, proche du cornick et du gallois est sans doute avec le basque la plus vieille de France, incomparablement plus ancienne que le français, sans doute proche de l’ancien gaulois, langue elle aussi celtique….Mais la France n’a toujours pas rallié la charte européenne des langues minoritaires, ignorante de son patrimoine, préférant financer les créatifs autoproclamés, laissant ses trésors linguistiques vivant à l’abandon. 


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