Commentaire de Monika Karbowska
sur De la révolte des bonnets rouges, à celle des gilets jaunes, le même moteur à quatre temps de l'explosion sociale


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Monika Karbowska 28 novembre 2018 15:08

Belle analyse fort juste. J’ajouterais, pour avoir été sur les Champs Elysées le samedi soir, qu’il y avait parmi les Gilets Jaunes de nombreux habitants de Seine et Marne, département rurale proche de Paris ou il n’y a plus de boulot depuis bien longtemps. Il faut aller à Paris et dans les autres banlieues, il n’y a évidemment pas de bus, peu de train. Impossible d’y vivre sans voiture et pourtant on est à 50 km de Paris. Beaucoup d’habitants sont des Parisiens ou banlieusards chassés par la spéculation immobilière effrenée depuis 10 ans à Paris et petite couronne. Dans de nombreuses villes pas de services publics, pas de CAF, pas de CPAM, pas de centre médical... Il faut aller à Paris pour se soigner ! Les Franciliens pauvres sont aux même loges que les provinciaux. D’ou leur slogan « Macron démission ». D’ailleurs il ne faut pas exagérer les prétendus dégradations sur les Champs ; Surtout des dégats matériels. Il n’y a pas d’épiciers du coin sur les Champs, c’est des grands groupes qui ne payent pas d’impots. Alors leurs assurances paieront et c’est tout. Quand aux touristes, cela leur fera une belle lecon que les Champs c’est pas la France. Que le Francais vit mal et est exploité par une bourgoisie locale et internationale vorace. J’ai parlé en Anglais aux touristes des hotels adjacents qui vouailent voir. Comment, la France puissance mondiale et les Francais y vivent si mal ?. Ce fut une bonne lecon de choses. 


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