Commentaire de Christian Labrune
sur Jean-Paul II : La Splendeur de la vérité


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Christian Labrune Christian Labrune 2 janvier 12:05

à l’auteur,

C’est tout de même curieux que quelqu’un qui se pique de philosophie oublie de s’interroger sur ce que le mot « vérité » peut vouloir dire quand il est employé par un pape ! Je doute fort qu’il puisse alors avoir le même sens que dans les dialogues platoniciens ou dans les grands systèmes de nos philosophes de l’époque classique, lesquels ne s’élaborent jamais, et fort précautionneusement, sans avoir au préalable fait la part belle au doute, au scepticisme, à la question des fondements. A Jean-Paul II, comme à Jésus qui se prétendait roi, Pilate aurait répondu « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean,18) et il n’aurait certainement pas eu tort.

La vérité de Jean-Paul II, il convient de ne jamais l’oublier, c’est celle d’un credo de Nicée-Constantinople fabriqué tardivement au IVe siècle à partir de la métaphysique de l’UN d’un Plotin, lequel n’était nullement chrétien et n’aurait probablement pas beaucoup apprécié un pareil bricolage. Pour mémoire, je rappelle la vérité éternelle et dogmatique !-de l’Eglise catholique, apostolique et romaine :

« Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles. Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Et au Saint-Esprit.

Ceux qui disent : il y a un temps où il n’était pas : avant de naître, il n’était pas ; il a été tiré du néant ; il est d’une substance (hypostasis), d’une essence (ousia) différente, il a été créé ; le Fils de Dieu est muable et sujet au changement, l’Église catholique et apostolique les anathématise »


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