Commentaire de Christian Labrune
sur Jean-Paul II : La Splendeur de la vérité


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Christian Labrune Christian Labrune 3 janvier 18:13

ainsi, l’insensé qui agit selon les passions est tout aussi « parfait » que le sage qui, lui, agit en conformité avec la raison.

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@Gollum
Je n’ai pas le courage de me replonger dans l’Ethique, et j’en ai un peu honte. Vous admettrez toutefois que si l’insensé, travaillé par toute sorte de passions funestes, était tout aussi parfait que le sage, il serait parfaitement idiot de construire un traité dont le seul but est précisément de conduire quiconque le lira à organiser ses pensées et sa vie selon les exigences de la raison.

Le lecteur de l’Ethique, cela lui est promis vers la fin, doit nécessairement parvenir à la « béatitude » et vous ne pouvez pas nier que c’est quand même une sacrée promotion, que cela vaut mieux que la sorte de « perfection » très particulière dont jouissent les imbéciles !

J’ai lu et relu l’Ethique -mais il y a bien longtemps !-, et après cela je me suis tâté : point de béatitude en vue, hélas. J’en concevais un certain déplaisir : étais-je trop con ? N’avais-je rien compris ? Je n’ai été rassuré, beaucoup plus tard, qu’en lisant un ouvrage de Ferdinand Alquié sur Spinoza. Ce grand spécialiste de Descartes y faisait observer que personne n’était jamais arrivé à la béatitude en lisant Spinoza.
Seriez-vous, Gollum, l’exception qui confirmerait cette règle ?


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