Commentaire de Zaza
sur Houellebecq, auteur de romans historiques


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Zaza Zaza 10 janvier 14:33

Il est évident qu’un crétin du parti de Qui-n-aime-pas-les-blonds ne peut pas comprendre ce genre de texte (et le gourou qui se fait payer sa houri par le parti, non plus) : Quand au pseudo PC, c’est Nattes et Touffe à Diallo leur grand penseur.

 

Bienheureux les temps qui peuvent lire dans le ciel étoilé les cartes des voies qui leurs sont ouvertes et qu’ils ont à suivre ! Bienheureux les temps dont les voies sont éclairées par la lumière des étoiles ! Pour eux tout est neuf et pourtant familier ; tout signifie aventure et pourtant tout leur appartient. Le monde est vaste et pourtant ils s’y trouvent à l’aise, car le feu qui brûle dans leur âme est de même nature que les étoiles. Le monde et le moi, la lumière et le feu se distinguent nettement et jamais pourtant ils ne deviennent étrangers l’un à l’autre, car le feu est l’âme de toute lumière et tout feu se vêt de lumière. Ainsi il n’est aucun acte de l’âme qui ne prenne pleine signification et ne s’achève en cette dualité : parfait dans son sens et parfait pour les sens ; parfait parce que son agir se détache d’elle et que, devenu autonome, il trouve son propre sens et le trace comme un cercle autour de lui. « Philosophie, dit Novalis, signifie proprement nostalgie, aspiration à être partout chez soi. [...]
Dans de telles limites (la patrie des archétypes) le monde ne saurait être que clos et parfait. Même si au-delà du cercle que les constellations du sens présent tracent autour d’un cosmos immédiatement vécu et destiné à recevoir forme, on présent l’existence de puissances menaçantes et incompréhensibles, elles restent impuissantes à le priver de sens. Capables de détruire la vie, elles ne sauraient attenter à l’être ; elles peuvent jeter des ombres sinistres sur le monde qui a reçu forme, mais ces ombres elles-mêmes entrent dans le système des formes à titre de contraste qui les font mieux ressortir. Le cercle métaphysique à l’intérieur duquel vivent les grecs est plus étroit que le nôtre ; c’est pourquoi nous ne saurions jamais y trouver notre place ; où mieux, ce cercle dont la finitude constitue l’essence transcendantale de leur vie, nous l’avons brisé ; dans un monde clos nous ne pourrions plus respirer. Nous avons découvert que l’esprit est créateur ; et c’est pourquoi, pour nous, les archétypes ont définitivement perdu leur évidence objective, et notre pensée suit le chemin infini de l’approximation toujours inachevée.


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