Commentaire de Paul Leleu
sur Sérotonine ou l'inexorable déclin de Michel Houellebecq


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Paul Leleu 24 janvier 19:44

@L’enfoiré

"vous comprendrez mon manque d’enthousiasme à lire un de ces bouquins à succès dans l’air du temps et de la déprime. J’ai eu le livre de Sérotonine, dans les mains. J’y ai jeté un coup d’oeil et j’ai refermé le bouquin sans aller plus loin. Au lieu de pleurer ensemble, ne vaudrait-il pas mieux, essayer de rire ensemble des bonheurs et des malheurs ?"

Ben, vous avez tout à fait raison... Mais les lecteurs de Houellebecq (ou de Céline) ne cherchent pas le réel... ils cherchent juste à vérifier partout et tout le temps leur équation intellectuelle dépressive et nihiliste...

ce type de bouquin n’a pas d’autre ambition que de tendre un miroir de certitudes à un certain lectorat qui se croit « lucide »...

La dépression n’est pas une « lucidité », mais un narcissisme infantile mal dépassé... tout adulte sait très bien que la vie a des limites et des calamités... mais aussi que si la raison est pessimiste, le coeur éprouve des émotions qui surprennent... on tombe parfois amoureux malgré soi... on dit ou fait des choses belles alors qu’on s’était juré de ne plus croire en rien... en fait, on vit alors qu’on voulait mourir... bref, la vie est plus forte que nos certitudes... et voilà tout...

on ne sort pas de la dépression par l’intellect... mais par le coeur... quand on est surpris de l’entendre battre... le cerveau compte, et la comptabilité nous rend dépressif (à juste titre)... mais le coeur ne compte pas, il se moque de nos comptes, et il reste jeune, malgré ses blessures, jusqu’à la fin de nos jours...


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