Commentaire de Pie 3,14
sur Venezuela : le libérateur et le dictateur


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Pie 3,14 26 janvier 2019 12:20

Cet article est aussi énervant que ceux nombreux qui font de Maduro le défenseur du peuple face aux parlementaires « fascistes ».

On est comme souvent dans le domaine de l’idéologie manichéenne. Ici, l’auteur décide de rayer d’un trait l’apport du chavisme qui a pourtant été soutenu démocratiquement et a amélioré le sort de millions de pauvres dans le pays. 

Le Venezuela est une démocratie récente, peu mature sans culture d’alternance pacifique où l’armée fait et défait les régimes encore. 

Il est difficile d’imaginer ce qui peut se passer mais la situation économique est telle (on pense à l’Allemagne en 1923 quand il fallait aller chercher son salaire avec une brouette) qu’il est possible que l’armée lâche Maduro dès lors qu’elle aura obtenu des garanties concernant son impunité auprès du nouveau pouvoir.

L’auteur en ultra-libéral revendiqué considère que toute redistribution est une hérésie. Il pense que le socialisme à la Chavez est l’unique cause de l’échec économique. Pourtant ce sont bien les régimes militaro-libéraux qui sévissaient bien avant Chavez qui ont fabriqué cette ultra-dépendance au pétrole, cette économie de corruption généralisée où les riches planquent leurs revenus en dollar à l’étranger et se satisfont d’une misère ambiante élevée, où les élections servent surtout à écarter les opposants.

La réalité est plus compliquée que ce que veulent nous faire croire les intégristes de la pensée. 


Voir ce commentaire dans son contexte