Commentaire de Taverne
sur L'outil du cogito et ses limites


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Taverne Taverne 6 avril 2019 15:17

@Jean De Songy

Vous dites « Le légume est. » Vous reprenez par un autre exemple votre idée déjà avancée dans votre premier commentaire où vous disiez que « la pierre s’imagine qu’elle a décidé de voler alors qu’on l’a lancée dit Spinoza. »

Ni la pierre ni légume ne peut se dire « je pense, je suis ». Une pierre qui « imagine » ? Allons, allons !

Etre au sens cartésien, c’est être libre. C’est la pensée qui donne la liberté à l’être et qui, seule, lui permet d’énoncer « je pense » et « je suis ».

Pour le reste, il va sans dire que je ne souscris pas à tout ce qu’a affirmé Descartes : ni à la preuve définitive par deus ex machina ni à la glande pinéale ou autres fantaisies). Mais, sur le premier point, le bon sens le plus sûr ne peut que lui donner raison. Le cogito prouve la pensée et donc la liberté et donc l’être au sens plein du terme (pas au sens d’exister comme pierre ou comme légume, encore qu’il y ait une infime partie d’être dans la plante).

Quant aux atomes, évidemment nous sommes tributaires de leurs assemblages sophistiqués et éphémères, mais cela ne retire rien à la vérité du cogito qui nous assure de notre réalité et de notre vérité au monde tant que ces atomes nous composent.


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