Commentaire de Djam
sur Un sens à la vie


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Djam Djam 7 mai 2019 23:23

Je crois que l’homo modernus, economicus de surcroît, n’en finit plus de se prendre le choux. Qui suis-je, ou cours-je et dans quel état j’erre ? comme on dit pour rigoler dans les dîners.

L’’australopithèque et l’homo sapiens se demandaient-ils quel était le sens de leur vie ? Moi, je crois que non. Parce que ces « premiers » hommes vivaient vraisemblablement dans la plénitude absolue du moment vivant... protéger son groupe, chasser, pêcher, cueillir, enfin que des actions de nécessités de survie qui ne laissent aucune place à la mentalisation... cette maladie de la modernitude qui rend malade.

L’homme d’aujourd’hui s’emmerde dès qu’il ne s’occupe pas et qu’il ne papote pas avec d’autres. Il court après un hypothétique bonheur, notion inventée que raconte tout le blabla du divertissement global. Tout lui parle de ce bonheur censé être le graal d’une vie, le ciné, la télé avec ses séries toutes plus artificielles et irréelles les unes que les autres.

Alors, l’homme ordinaire, qui pianote quotidiennement sur ses multiples claviers (comme je le fais en ce moment) donne son avis, balance ses opinions qu’il croit élevées, analyse les événements médiatiques qu’il consomme comme une hostie quotidienne. Tout ça lui tient compagnie, occupe son esprit agité et inquiet.

Et pourtant...

Il suffit souvent de juste arrêter de vouloir paraître intelligent et au fait, il suffit de se taire et de contempler ce qui vibre dans le fatras poisseux des mégapoles polluées, l’herbe qui parvient à jaillir silencieuse et têtue dans les fractures du goudron usé, l’oiseau qui se pose sur un sèche linge à la fenêtre, la silhouette qui passe dans une fenêtre au loin, les cumulo-nimbus qui glissent lentement en boursouflure ouatée dans un ciel soudainement clair... oui, il suffit de peu de chose et de peu d’effort pour sentir que la Vie est en elle-même le Sens qui nous manqua parce qu’on ne sait plus vivre simplement et en silence...


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