Commentaire de astus
sur Antispécisme : Peter Singer et la dénonciation du spécisme


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

astus astus 14 mai 15:11

@The Critical Vegan

Il faudrait expliquer cela au niveau de l’organisation cérébrale et cela risque d’ être compliqué car il existe aussi des expériences subjectives inconscientes... Mais l’essentiel n’est pas là car vous ne répondez pas sur le fait que les animaux ne sont pas des sujets moraux, ce qui crée une coupure ontologique qui passe forcément par le langage et la conscience exprimable par le langage du temps et de la mort.
Quand les moutons sentients feront une morale pour bien se conduire et pour soigner ou réprimander ceux de leur propre espèce, et aussi pour interdire aux hommes de les tuer ou aux loups de les attaquer, alors on pourra parler de droits des animaux distincts des droits humains. Or pour le moment il n’existe que des droits humains qui imposent des obligations envers eux. 
De plus les animaux ne sont pas des anges de douceur et ne demandent rien. Ils ne s’intéressent pas aux humains, sauf parfois pour les manger, et ne revendiquent rien même si ce ne serait pas a priori gênant qu’ils puissent avoir effectivement des droits. On voit pourtant dans le roman « La ferme des animaux » d’Orwell que cette utopie conduit au désastre.
Assez curieusement les vegans qui attaquent illégalement les bouchers (lesquels préparent la viande, mais ne la tuent pas) ne disent jamais rien l’égorgement rituel cascher ou hallal.
Toutes ces idéologies importées des ligues de vertu américaines expriment le désir inconscient de revenir à l’état inorganique qui est sous le règne de la pulsion de mort en niant ce fait universel que dans la nature chacun s’est toujours nourri de l’autre parce que c’est la loi du vivant. Elles obéissent à la moraline du précepte puritain : « La chair est un péché » qu’elles complètent par celui de « La viande est un meurtre ». Malheureusement ces deux phrases n’ont aucun sens.


Voir ce commentaire dans son contexte