Commentaire de Ariovis
sur Une réponse erronée à la crise occidentale, l'illibéralisme


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Ariovis 30 juillet 2019 22:03

Cet article prend l’illibéralisme pour la servitude, avec le capitalisme. C’est plus compliqué que cela. Pour commencer, cohérent avec lui-même, il aurait dû déduire l’illibéralisme de son turbocapitalisme. Seulement, le capitalisme, cela reste (théoriquement) une liberté d’entreprendre et profiter d’une activité fructueuse. Quant au libéralisme, à ne considérer l’individu que comme une autodéterminité radicielle absolue, il le prive d’héritage, d’ancrage, de maillage et de sillage sans lesquels il est asservi au vide d’un soi néantisé. L’illibéralisme, ce n’est pas l’antilibéralisme, élément comabtif, mais le non-libéralisme simple et seul. Rien à voir avec les conservatismes, suprémacismes et nationalismes de Trump ou Bolsonaro, qui peuvent être libéraux comme illbéraux à leurs façons, sachant en outre qu’on peut imposer autoritairement le libéralisme, à coup de décrets magistraux dans l’imperium d’une vaste judiciarisation-contractualisation des procédures. Etc. Le réel, c’est compliqué, et l’illibéralisme est avant tout, tout ce qui n’est pas le libéralisme, c’est-à-dire une richesse d’options autres.


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