Commentaire de Taverne
sur « Je pense, je suis ». Mais « qui suis-je ? »


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Taverne Taverne 8 août 2019 16:11

Je m’explique mieux...

Ce que je veux dire, c’est qu’affirmer « je dois m’accepter comme je suis » n’est qu’une démarche de docteur qui pose un diagnostic et qui repart après avoir prescrit son remède. Mais « je » n’est pas un patient. Donc vous avez raison mais sur le plan médical uniquement, aussi bien physique que moral, pas du point de vue du philosophe et que gêne un peu ce « je dois » dicté par le doigt du médecin. Ne tombons pas pour autant dans les travers d’un Nietzsche qui ignora ce conseil et qui a fini fou, mais restons ici sur le plan philosophique des choses.

La démarche du philosophe est tout autre. Il ne vient pas donner des remèdes mais il revient inlassablement avec les mêmes questions sans espérer y répondre de son vivant. Socrate en mourant dit : « si tu m’interroge sur ce que je sais, je te dirai que je ne sais rien » (je cite de mémoire mais pas moins que Platon) Socrate fut surnommé le taon d’Athènes parce qu’il ne cessait de harceler les autres avec ses questions.


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