Commentaire de Daniel MARTIN
sur EELV et JADOT, entre gravité de la situation écologique et ivresse de « la tambouille électorale »...


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Daniel MARTIN Daniel MARTIN 18 septembre 13:58

Je voudrais rappeler que le libéralisme économique est incompatible avec l’écologie, sauf qu’il est revendiqué aussi bien par la droite que la gauche

« La véritable liberté est indissociable de la protection des plus faibles. Le libéralisme à l’occidentale est synonyme d’esclavage pour la grande majorité des hommes, qu’ils soient citoyens des pays du Sud ou relégués dans les couches dévalorisées des pays du Nord  ».
Albert JACQUARD (1925 – 2013) - (J’accuse l’économie triomphante, 1995)


Le libéralisme, mis en oeuvre à partir des années 1980 dans une économie mondialisée hyper productiviste, consiste à transformer la société pour qu’elle réponde pleinement aux exigences du capitalisme financier qui a pris le pas sur le capitalisme de type managérial des propriétaires des grandes entreprises capitalistes du 19 eme et 20eme siècle. Métallurgie, construction mécaniques, automobiles, travaux publics, aviation, textile etc. Aujourd’hui avec le libéralisme ce sont les puissants groupes financiers via la bourse et les agences de notation qui ont pris le contrôle des grandes entreprises, de l’économie et indirectement le pouvoir politique. Cela se traduit par la libre circulation des capitaux, la mise en concurrence des travailleurs avec nivellement par le bas des salaires et des droits sociaux, réduction, voire suppression de nombreux services publics qui sont transférés au privé, bref, suprématie absolue de l’économie.


Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales, comme l’OMC ou le FMI qui par leur supranationalitééchappe à toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes écoles où aucune autre vision n’est étudiée. Il est la seule logique des grandes entreprises et et tend à devenir la seule référence des gouvernements, de droite comme de gauche.
Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d’échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.


Le désir d’appropriation chez l’homme étant le plus fort, sauf à imposer un régime autoritaire pour s’opposer au libéralisme en faveur du climat et la situation écologique de la planète, ce qui ne peut se faire qu’au niveau international et semble mission impossible, on ne peut qu’être extrêmement pessimiste pour la suite...



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