Commentaire de eau-pression
sur Scandale d'espionnage : 120 pays ont payé des milliards de dollars pour le vol de leurs secrets


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eau-pression eau-pression 17 février 10:11

@pemile

Vous m’avez répondu être particulièrement attentif au problème politique, et je vois avec plaisir qu’@Arogavox vous a orienté indépendamment vers le même point de vue.

Mon premier post, qui peut sembler délirant, pointait la tendance bien humaine à légitimer nos intentions en se déclarant le gentil. Il semble que @Shawford ait compris. Dois-je en déduire qu’il est inutile de crypter, qu’il suffit de parler par allusions ? En fait, je ne le crois pas mais le constat est amusant. J’ai gardé en favori l’interview de Stallmann en 2017, pour la relire. Il y parle de Staline, ce qui m’oriente sur l’affaire Lyssenko : quand les gens au pouvoir n’acceptent que le discours qu’ils comprennent, alors même que ce discours est mis en défaut par la réalité, il y a un problème.

Désolé donc, @pemile, vous n’êtes pas le gentil de l’affaire. Et votre tendance à l’argument d’autorité est éloquente, dans un domaine si complexe (Lehning en parle bien) : pour vous, l’attitude adoptée par les institutions est la seule à défendre, face aux ânes qui braient ici. Vous ne savez pas quel âne je suis, et je parierais que vous n’avez jamais tenté le xml/xsl, qui par hasard sans doute est essentiel dans un navigateur internet.

Jean Lassalle est-il un autre âne, quand il déclare que les citoyens ont besoin d’une cyber-protection ?

Pour votre histoire du groupe à 10 participants, il me semble avoir lu plus haut qu’@Arogavox proposait que le premier message échangé contienne une indication sur la clé suivante. Cette astuce associée à l’interdiction du mode diffusion dans la communication du groupe, limiterait les conséquences d’une intrusion.

Si les autorités n’ont pas mis en place une cyber-protection efficace, ce n’est pas du complotisme d’imaginer qu’elles souhaitaient garder la possibilité d’écoutes légales. D’où mon insistance sur l’efficacité du XOR, qui montre que l’informatique rebat les cartes. On pourrait penser à interdire le cryptage, mais c’est facile à contourner (sans aller jusqu’au délire Shawfordien).

L’exemple du XOR montre aussi qu’en gardant l’organisation traditionnelle de nos sociétés, celle où il y avait des rencontres avec nos partenaires, on peut assurer la confidentialité des échanges. Je peux me rendre régulièrement à mon agence bancaire pour actualiser la clé rose, comme mon conseiller financier peut actualiser régulièrement la clé rouge qui lui sert avec sa hiérarchie. On remettrait ainsi le focus sur une mystérieuse vertu : la confiance.


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