Commentaire de Emile Mourey
sur Le drame de MERS EL KEBIR - Partie N° 1


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Emile Mourey Emile Mourey 26 février 2020 11:37

@Nicole Cheverney

En tant que modérateur, je voterai oui à votre prochain article. Mon présent commentaire n’a pour but que de rétablir la vérité sur le patriotisme de l’armée française malgré sa défaite.

Comme je l’ai écrit, le VIIème corps d’armée était resté intact sous le commandement du général de la Porte du Theil (peut-être qu’il ne s’est pas trouvé sur l’axe d’attaque allemande). Ce sont ses officiers qui, dans la foulée, ont été chargés d’encadrer les appelés au service militaire dans une nouvelle organisation « les chantiers de jeunesse », mon père devenant ainsi « Commissaire général adjoint » autrement dit : commandant en second et chef d’Etat-major. En fait, ils étaient trois pour prendre les décisions importantes sans témoins : De la Porte, mon père et le commissaire Ballot. L’épouse de ce dernier était la marraine de ma soeur, et le général de la Porte son parrain, ceci pour dire les liens d’amitié qui existaient entre eux. Ballot, très anti-allemand, n’hésitant pas à le dire, était de la génération d’après 14-18. Il a été envoyé en camp de concentration et en est revenu très malade. Ma mère s’est toujours demandé pourquoi mon père ne l’avait pas été, probablement parce qu’ancien combattant de 14-18 et mutilé de guerre (bras gauche) ; de la Porte a été arrêté par les Allemands et neutralisé.

Je sais qu’il y a eu une tension entre Van Eck qui était chef d’un groupement en AFN et de la Porte. Je ne sais pas ce qui aurait changé si Pétain était parti en AFN. On ne refait pas l’Histoire. Étant de la génération qui suit et engagé dans une autre guerre, je prends acte que c’est bien de Gaulle qui a représenté la France à la Libération. Mais concernant ma famille, mon père a conservé une grande rancoeur de n’être pas passé général tout en voyant l’ancien préfet Bousquet collabo devenir ministre sous de Gaulle.

Ceci n’est pas mon histoire et je peux me tromper. Il se peut que le drame de Mers El Kebir soit le résultat d’un concours malheureux de circonstances.


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