Commentaire de Vivre est un village
sur Le virus de la prise de conscience ?


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Vivre est un village Vivre est un village 14 mars 09:49

@Vivre est un village

[...]Bref, la biologie végétale et l’éthologie n’autorisent qu’une seule conclusion sur la question qui nous intéresse : il n’existe, dans les lois naturelles de la vie, rien qui ressemble au règne de la libre concurrence, de l’agression et de la prédation.[...] Dès cette époque, le célèbre anarchiste Kropotkine dénonçait cette falsification de la théorie de l’évolution par ses principaux promoteurs (en particulier Herbert Spencer et Thomas Henry Huxley) : « Ce qu’ils ont fait de Darwin est abominable [ … ]. Ils ont réduit le concept de lutte pour l’existence à sa signification la plus étroite… » Ce faisant ils ont oublié un autre facteur d’évolution envisagé par Darwin : l’entraide entre les membres d’une même espèce et parfois entre les espèces.[...](p388)

- Le « cerveau social »

[...]Le cerveau humain est ainsi un cerveau social. Hormis quelques fonctions vitales élémentaires, toutes nos facultés de sentir, d’agir et de penser sont dépendantes de l’intensité et de la nature des relations développées avec notre entourage.[...](p394)

- La véritable histoire de la société

[...]La paléoanthropologie, l’ethnologie et l’archéologie nous disent aujourd’hui que la véritable histoire est exactement l’inverse : la production et l’échange sont d’abord développés pour faire société, plus précisément pour satisfaire des obligations strictement rituelles et culturelles et non pas marchandes…[...](p397)

- L’invention de la rareté et du marché

[...]Car le marché n’est en rien le mode naturel de relation économique entre les hommes, même dans une économie de production.[...](p401)

10) L’homme dissocié et la servitude volontaire

- Barbarie douce et résilience

[...]Ainsi, sauf exception, le néolibéralisme n’a pas recours à la force brute, à la contrainte des corps, il obtient la soumission sous anesthésie (à la consommation), par l’abrutissement et par la manipulation psychologique.[...](p409)

[...]C’est pourquoi le néolibéralisme espère mieux que la servitude des êtres qu’il dissocie : il espère la servitude volontaire, la coopération passive ou active de l’individu à sa propre aliénation.[...](p409)

- Les ressorts de la soumission à l’autorité

[...]En premier lieu, les individus se soumettent uniquement en présence d’une autorité jugée légitime.[...] En second lieu, le sujet vit un conflit psychique anxiogène entre l’obéissance à ses propres principes et l’obéissance à l’autorité. Le sujet minoritaire qui refuse de poursuivre l’expérience ne cherche pas à éviter le conflit ; il fait face à la difficulté de rompre ses engagements et de contester l’autorité légitime, il accepte d’endurer la réprobation suscitée par son choix, il se considère comme responsable ce qu’il fait tant qu’il en a la liberté. Milgram dit qu’il est « autonome ».[...] Le sujet obéissant, quant à lui, ne supporte pas d’affronter le conflit entre sa loi propre et celle de l’autorité et des autres membres de la société. Il cherche, avant tout, le moyen d’évacuer son angoisse en mettant un terme rapide au conflit. Il ne tente pas à proprement parler de justifier ses actes. Il en vient plus exactement à penser que ce n’est pas lui qui décide et qui agit, et qu’en conséquence la question de sa responsabilité ne se pose pas.[...](p415)


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