Commentaire de velosolex
sur Un genou à terre


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velosolex velosolex 16 juin 12:18

@oncle archibald
Presque tous les journaux ont fait des articles sur ce sujet, et toutes tendance confondus, montrent que les forces de l’ordre sont politiquement de droite, version extrème.
Les sympathisants à Marine seraient entre 50 et 70 pour cent. Ca ne serait pas grave si ils laissaient leur opinion dans le vestiaire, ou si l’exercice de leur profession en faisait une chose anecdotique. On se moque que les fossoyeurs soient de droite ou de gauche. Pour le forces de l’ordre c’est autre chose. Pas besoin d’être grand clair pour deviner qu’un état d’esprit collectif de répression va en naitre, et stigmatisant certains bien plus que d’autres. 
Chacun peut lire des témoignages de flics, souvent anciens, avouer qu’ils ne supportaient plus d’être marginalisés, ou moqués, au mieux, s’ils faisaient exception au climat. A écouter, ces paroles libres, de trois flics, dans « les pieds sur terre », de France culture : Police, tu m’aimes ou tu me quittes ; https://bit.ly/3fuNx2E
Il existe ce qu’on appelle dans certains métiers une forme d’esprit frisant le totalitarisme, qu’on appelle « l’esprit de corps ». il ne se contente pas de faire front ollectivement et souvent efficacement, à des mesures gouvernementales que les adeptes jugent négatives, il induit une forme d’état d’esprit qui peut mener au pire, dans le sens qu’il induit non seulement une opinion générale, des pratiques lamentables, s’exonérant de toute éthique, et travaillant à induire chaque esprit divergent dans le tronc commun, à moins d’un grand courage. 
On l’a vu dans l’armée, à l’époque les plus troubles. On le voit aussi dans l’agriculture actuellement, dans ce grand déni des pesticides et de la mise en danger des particuliers
. On le voit dans la police. Les fautes sont partagés. Unclimat détestable a commencé à évoluer très défavorablement à l’époque Sarkozy, avec la fin des ilotiers, et la création de la Bac, un corps de police créant souvent plus de problèmes qu’elle n’en résout, sur le moyen terme. 
La police ne comprend pas qu’on ne la comprenne pas. Elle se barricade dans une paranoïa, refusant de remettre en cause sa conception de l’intervention, flattée pendant longtemps par les gouvernements, qui ont vu en elle l’auxiliaire zélé, Les bavures manifestes bénéficient d’indulgence de la part de l’IPGN, qui donne l’’absolution à pratiquement toutes les plaintes. Ce faisant on ne jouant pas le rôle qu’elle ne devrait normalement pas remplir, puisqu’il est aberrant d’être juge et partie, elle entretient à la fois un peu plus le sentiment d’impunité des fonctionnaires, et exacerbe la colère de beaucoup de Français, creusant un peu plus le clivage, et alimentant toujours plus cette dynamique mortifère


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