Commentaire de Jean-Paul Foscarvel
sur Les prophéties extraordinaires de John Glubb


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 23 juin 14:28

Le fétichisme des chiffres...

On avait déjà prédit la fin de monde en 2012. Ce fut raté, et tout le monde a oublié.

Comme le dit « désintox », il y a d’autre civilisations qui ont duré beaucoup plus longtemps.

Qu’il y ait des cycles, un début, une apothéose, puis phase d’incertitude et d’effondrement final, je crois que nous sommes tous d’accords là-dessus.

Mais chaque civilisation a ses critères, ses mécanismes, ses blocages, son développement, etc, qui lui sont propres.

Il y a la partie développement, qui est plus pu moins anticipable et rationalisable, et les accidents, qui sont imprévisibles et mènent les civilisations où elles ne veulent pas. Il faut lire Habermas à ce sujet.

Si nous considérons la civilisation occidentale, elle a bien plus de 250 ans. On peut la faire remonter à la renaissance, car il y a continuité, du moins en Europe, entre la renaissance et nos jours. La date est donc largement dépassée.

Il y a eu des ruptures, comme la révolution française, mais cela ne correspond pas à un effondrement de la civilisation, ni française, bien au contraire, ni européenne.

Un autre point qui choque la réflexion, est le terme d’afflux massifs d’étranger.

C’est plutôt l’inverse.

Les grandes civilisations ont toujours su profiter de l’influence de ceux qui l’intégraient, sont des espaces ouverts, parfois par la force, qui sont influencés et influencent.

C’est au contraire la phase de repli qui est caractéristique d’un début d’effondrement, une parcellisation en communautés toujours plus étroites, la privatisation du public et publicisation du privé, la distance de plus en plus grande entre l’élite, qui s’attribue toutes les richesse, et le peuple qui est ignoré.

D’autres ouvrages traitent du sujet avec plus de rationalité et moins d’a priori, et finalement plus d’enseignements.

Une étude sérieuse ne cherche pas à démontrer une thèse à partir d’un point de vue tronqué, mais analyse les fait et en tire des conclusions étayées sur des mécanismes qui peuvent être soit globaux, soit locaux.


Voir ce commentaire dans son contexte