Commentaire de Étirév
sur Un concert devant le temple de Diane...


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Étirév 30 décembre 2020 12:55

DIANE
Arduina est la grande Déesse celtique qui donna son nom à une région de la Gaule-Belgique : la forêt des Ardennes, formant la région nord de Médiomatrice.
Nous lisons dans l’Origine celtique de Cailleux : « Arduenna, surnom de Diane, régnait sur une vaste forêt des Gaulois, les Ardennes, qui gardèrent son nom. Dans les environs du Hélion (la Meuse), la Déesse Arduina avait une chapelle où ses affiliés lui apportaient leur tribut. Sa statue retrouvée nous la montre entre une biche et un chien. Chez les Eburons (pays de Liège), elle était la patronne des chasseurs. »
Ailleurs, le même auteur dit aussi : « Diana représente souvent les trois fleuves (Meuse, Escaut, Rhin), ce qui la fait appeler Hithye, c’est-à-dire Déesse du Hélion. »
Donc, c’est Arduina qui est Diane.
D’autre part, les Bouddhistes ont dans la pagode de Jikadzé (Petit Thibet) sept statues qui toutes s’appellent Erdeni (traduction de Arduina).
Mais elle a bien d’autres surnoms.
Nous savons maintenant que c’est cette Déesse qui est l’auteur du livre sacré des anciens iraniens, l’A-vesta, qui la nomme Ardui-Souria-Anaïta.
Souria est un titre qui indique la souveraineté. Il nous reste à chercher la signification du nom d’Anaïta.
Mais, d’abord, un mot sur la localité qui semble avoir été le foyer principal d’où cette lumière a jailli.
Liège, dont le nom ancien est Lüttich, a été appelée la Ville ardente. Ce surnom semble indiquer qu’elle fut le berceau à Arduina. Rappelons que de Lüttich on a fait Lutèce.
L’A-Vesta aurait été écrit dans la langue qu’on y parlait à cette époque et qui est devenue le wallon belge, reste d’une ancienne langue sacrée.
Plus tard, le livre a été porté en Perse par les Mages, qui en ont fait une révision qui l’a complètement dénaturé.
Anaïta est un surnom qu’il faut écrire en deux mots : Ana-ita. ce dernier vocable étant un diminutif.
Ana signifie ancien ; Ahne, en langue teutone.
Ce nom a la même signification que le mot Edda, « aïeule ».
Ce n’est pas seulement l’aïeule au point de vue de l’ascendance, c’est la lumière ancienne, la science primitive.
Le mot Ary-ana signifie « Terre d’Ana » (rapprochons « ary » de « aretz », terre en hébreu). Ceci nous fait comprendre que l’opposition des sexes, qui est le fond de l’A-Vesta, est représentée par Ary-man, la Terre de l’homme, l’obscurité, tandis que Ary-ana, la Terre ancienne des Déesses, c’est le jour, la lumière.
Ana est la racine d’une multitude de noms de femmes.
Chez les Chaldéens, Ana signifie ciel, ou lumière astrale.
Dêvi-Durgâ, la femme de Shiva, est aussi nommée Anna-pûrnâ et Kanyâ (la Vierge).
Umâ-Kanyâ est un nom ésotérique et signifie « la Vierge de Lumière ».
C’est pour cela que les Catholiques ont appelé la Mère de la Vierge « Marie Anne » et qu’ils l’ont déclarée conçue sans péché.
Quand les Grecs feront leur mythologie, qui a pour but de cacher le rôle de la femme, ils diront qu’Ariane était la fille de Minos, que dans le Labyrinthe de Crète Thésée se serait égaré sans le fil d’Ariane (c’est-à-dire la Science). Ce qui prouve bien que le Labyrinthe, c’est le symbole de l’erreur, de la parole de mensonge des imposteurs qui sont venus tout embrouiller en supprimant le rôle des femmes et en substituant des Dieux mâles aux antiques Déesses.
Dans les Mystères, la danse des jeunes Crétoises imitait les détours du Labyrinthe.
Un autre surnom d’Arduina, c’est Diana. Les Parsis remplacent souvent le mot A-Vesta par le mot « Dîn », qui signifie « Loi » en zend.
Din fait Dina et Diana, et l’expression Dæna A-Vesta serait synonyme de Diana (voir l’article sur la Perse).
Diane a donc signifié la Loi, avant d’être le surnom d’une Déesse (comme la Loi d’Israël, « Ha-thorah », est devenue le surnom de la Déesse Myriam qui en fut l’auteur).
La Loi d’Ahoura, « l’Esprit Lumière de Diana », paraît constituer le fond du Vendidad.
Les auteurs relativement modernes ne savent rien de cette histoire ancienne.
Diodore de Sicile assure que Diane était particulièrement honorée chez les Perses et que ces « barbares » célébraient encore de son temps, en son honneur, les mêmes Mystères dont elle était l’objet chez les autres nations.
Donc, elle n’est pas originaire de Perse, mais y a été importée probablement à l’époque où régnait la magie des Zoroastres.
Dans le Zend-A-Vesta réformé du temps des Mages, on dit que les prêtres chaldéens sont originaires d’un pays où la nuit la plus longue est double du jour le plus court. Sur ces données, Bailly reconnaît que l’auteur désigne le 50ème degré de latitude, qui est celui de la Belgique.
On sait que Diane était adorée à Bibracte ou Bibrax, dont elle était la grande Déesse.
Bibrax était située entre la Meuse et l’Aisne, non loin de Médiomatrice.
Dans la mythologie, Diane, dont le nom se retrouve dans Dhiava, Diva ou Daiva, signifie « le Jour », la lumière engendrée par le soleil. En latin archaïque, on disait Divis sub dio, qu’on traduit par sous le ciel. Elle fut représentée par le soleil d’abord, et jusqu’au jour où les hommes lui disputèrent sa gloire ; alors ils la représenteront par la lune.
Dans l’ancien culte italique, on l’appelait Dea, Dia, Bona Dea, Maïa. Pour ses fidèles, elle représentait tout à la fois la Nature et la pureté féminine.
On lui consacrait une fête en décembre, sans doute à l’époque du Solstice, qui est le retour vers la lumière qui va réveiller la Nature endormie.
Diane est surnommée « Propylæa », et aussi « Lucifer », surnom donné aux antiques Déesses « porte-lumière », que l’on nous représente un flambeau à la main, telle la Déesse Até. Elle est appelée aussi Phosphore-Lucifer.
Tous ces noms changeront de signification quand le principe mâle régnera. Alors c’est lui qui sera le dieu de lumière et la femme sera l’esprit du mal, les ténèbres.

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