Commentaire de So Bookul
sur Prix Goncourt des lycéens 2020 : le désenchantement des lecteurs de Djaili Amadou Amal


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So Bookul 12 janvier 03:30

Cher (e) monsieur ou madame S.B. (So Bookul ?). vous vous trompez d’adversaire.

Nous ne tenons pas pour notre part à savoir qui vous êtes, et vous ne faites d’ailleurs pas mystère sur votre chapelle.

Dans le dernier paragraphe de l’article, nous nous posons en gentil arbitre, en appelant à un peu plus d’indulgence de la part des lecteurs insatisfaits à l’endroit de votre mascotte -mais l’avez-vous seulement remarqué, pressé (e) que vous étiez dans votre rage à donner des coups.

Dans les paragraphes précédents, nous nous contentons de rapporter l’autre son de cloche, qui au nom de la sacro-sainte liberté d’expression mérite aussi d’être entendue. Et il n’est reproché nulle part, dans les citations reprises, à Djaili Amadou Amal la nature de son message.

Le livre n’accroche pas, selon ces lecteurs critiques. A quoi cela peut-il être dû, ce n’est pas à nous de faire le diagnostic. Il faut un certain génie dans l’art de la narration, autrement on peut toujours écrire un essai pour faire passer son message, et viser, pourquoi pas, le prix Pulitzer ou l’un de ses équivalents en France.

Les lecteurs, et notamment les jeunes lecteurs d’aujourd’hui ont soif de génie, ne vous en faites pas pour l’écriture classique, elle n’est pas à plaindre, son rayon est déjà bien achalandé. Les lecteurs de la nouvelle génération veulent pouvoir s’émerveiller, s’étonner, s’exlamer ’’waouh !’’ Heureusement, on peut faire les deux à la fois, déployer son génie et faire passer son message. C’est aussi l’avis du Collectif Reading is So Bookul.

Dans l’une des citations rapportées dans l’article, un lecteur reproche au prix Goncourt, la porte d’entrée du Goncourt des lycéens, de ne pas accueillir les ouvrages publiés en Afrique. Et vous faites bien de remarquer que le livre de Diali Amadou Amal a d’abord été publié en Afrique. Pourquoi était-il indispensable que cet ouvrage soit réédité en France pour pouvoir être admis au Goncourt ? Pour que les honneurs et les dividendes de l’édition restent en France, peut-être ?...

Le prix Goncourt est présenté aujourd’hui et quasi-institutionalisé comme le prix le plus prestigieux de la littérature d’expression française. C’est donc comme qui dirait le prix Nobel de la littérature francophone. Cela étant, vous paraît-il logique qu’un tel prix ne soit ouvert qu’aux ouvrages édités sur le sol français ? Quid du Canada, de l’Afrique francophone, etc.

Bon vent.


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