Commentaire de Décroissant
sur Agriculture, le suicide économique


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Décroissant 12 janvier 17:56

Troisième article sur le sujet des néonicotinoïdes et toujours le même tropisme !

Vous procédez par affirmations sans démonstration ni preuve en reprenant les éléments de langage de la FNSEA (Phytosanitaires = médicaments des plantes, faut oser ! Sauf à dédier une dédicace spéciale à Michel Audiard). Par ailleurs considérer qu’il faudrait (par patriotisme) continuer à utiliser les pesticides parce que nos agriculteurs vont être concurrencés par les importations provenant de pays qui continueront à les utiliser, c’est prendre le problème à l’envers : il faudrait d’abord combattre la ratification du CETA et le MERCOSUR qui ne respectent pas la législation environnementale européenne, et sortir du piège par le haut, cad la qualité intrinsèque des produits plutôt que par l’alignement sur le moins disant qui conduit à produire toujours plus chimiquement des produits sans saveur. Dixit les fraises produites hors saison sous serres chauffées en Bretagne et vendues en grandes surfaces avec diffuseur d’odeur pour compenser leur goût insipide…

L’industrialisation de l’agriculture est dans l’impasse de même que la fable de la mondialisation « heureuse » qui en allongeant indéfiniment les lignes d’approvisionnement enrichit la sphère financière et symétriquement fait peser des contraintes accrues et insupportables sur les producteurs.

Le débat n’est pas dans l’acceptabilité des pesticides mais plus dans la remise en question d’un modèle intensif qui va dans le mur. Mais en vous lisant défendant des techniques qui conduisent inéluctablement à l’échec et persévérant tout de même dans l’erreur, je demeure persuadé que l’agriculture conventionnelle que ce faisant va droit au crash.


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