Commentaire de Renaud Bouchard
sur Quand le « Camp du Bien » se sent mal et s'énerve. Tribune des militaires : feu sur le Quartier Général !


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Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er mai 17:28

@Ecureuil66
Le terme de guerre civile est impropre, qui suppose l’idée d’une guerre de tous contre tous, encore faut-il s’entendre sur les belligérants.

Entre stasis, le conflit interne à la cité par opposition à polemos, la guerre extérieure, comme les distinguaient les Grecs, tout dépend de qui est qui, qui fait quoi, et surtout pour quelles raisons.
S’agissant de la France l’éventualité d’un embrasement s’expliquerait par un conflit d’ordre ethnique et religieux à coloration principalement islamique, à l’image des guerres du monde musulman (fitna) qui représentent la majeure partie des 48 conflits actuellement en cours dans le monde.
https://www.cassini-conseil.com/les-guerres-dans-le-monde-musulmans/

S’agissant de l’Europe et de la France, ce type de guerre ethno-religieuse prend un aspect et une dimension particuliers avec un conflit général de très basse intensité qui connaît depuis 20 ans des éruptions sporadiques.

Le terme « conflit » évoque dans le sens fort des guerres (conflits armés) et dans le sens courant des grèves ou manifestations (conflits sociaux). Il existe néanmoins d’autres formes d’antagonismes d’intérêts et d’aspirations, notamment dans le domaine de l’environnement, l’aménagement du territoire ou encore des pratiques culturelles et religieuses.

Au cours de ces dernières décennies, les questions de laïcité, d’immigration, d’islam, mais aussi de sectes, d’églises protestantes évangéliques ou encore de l’influence de l’Église catholique sur les questions morales reviennent de manière récurrente et polémique dans le débat public. Affaires de foulards ou de voile intégral, réactions à des caricatures, pièces de théâtre ou œuvres d’art contemporain, controverses sur la dangerosité de groupes religieux ou sectaires ou risques de manipulation mentale, oppositions à la construction de lieux de culte, demandes de régimes alimentaires spécifiques en collectivité, manifestations contre le « mariage pour tous » ou la PMA/GPA, ou encore aux actes et propos racistes, antisémites ou anti-musulmans, ces nouveaux conflits traversent les sociétés européennes et sont porteurs de dimensions culturelles, ethniques et religieuses. En comparaison à d’autres conflits sociaux, ils sont perçus comme plus menaçants pour le corps social.

Le regard sociologique tente d’éclairer cette problématique en abordant diverses approches sociologiques : relations interethniques ou processus de différenciation, stratégies d’acteurs, d’organisations ou de l’État, demandes de reconnaissance, conflit socialisant et compromis, analyse pragmatiste des valeurs et de la construction d’un problème, débats contemporains sur la laïcité, l’ethnicité, le « communautarisme » et maintenant le « séparatisme ». Finalement nous nous poserons cette question : les conflits comportant une dimension religieuse et/ou ethnique sont-ils plus dangereux, ou bien sont-ils des conflits sociaux comme les autres ?

Ils ont une dimension spécifique en ce sens qu’ils sont désormais mus par des composantes ingérables qui mêlent islam, racisme, wokisme, bref, une purée mentale certaine mais qui est alimentée par un mal être indiscutable qui ne peut que prospérer dans un pays où les autorités et la société cafouillent aluègrement.

Bien à vous,

Renaud Bouchard

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