Commentaire de Jean Dugenêt
sur La nouvelle extrême-droite française


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Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 juin 10:48

@chantecler
Bonjour,
Merci de votre intervention. Le seul fait que vous cherchiez à discuter me réjouit tant je vois de commentaires qui ne servent à leurs auteurs qu’à se défouler et nullement à discuter.
Je ne reproche pas à Bachar el-Assad d’être un contre-révolutionnaire bien que ce soit une vérité. J’adresse ce reproche aux dirigeants américains qui ont délibérément fait le choix de le laisser en place (notamment après l’attaque de la Ghouta au gaz sarin) parce qu’ils n’avaient pas de solution de rechange pour maintenir le capitalisme et ils craignaient donc un déferlement révolutionnaire. Ils ont délibérément préféré laisser el-Assad massacrer son peuple.

Le reproche que je fais à Bachar c’est :

  1. d’avoir répondu par la violence à des petites manifestations sans grande importance. Cela a amené des mobilisations plus importante.
  2. de ne pas avoir cherché de solution politique quand les manifestations sont devenues plus importantes. Il n’a pas cherché à proposer des réformes libérales.
  3. d’avoir refusé de partir à un moment où ce n’était plus que la seule solution pour sortir du cycle manifestations/répressions. Il aurait alors fallu laisser le pouvoir à un gouvernement provisoire (Une opposition qui restait « bourgeoise » (attachée au capitalisme) s’était constituée en exil)
"Même avec F. Castro aujourd’hui ce serait discutable : s’il a réussi un coup d’état dans les années 50 , viré Batista et mis fin à l’emprise US..."

Sur la révolution cubaine, il y aurait beaucoup à dire. Je ne crois pas à la version cubaine de la révolution qui voudrait que tout à commencer quand Castro a débarqué avec sa bande de guérilleros et que ce sont eux qui ont fait la révolution.
Il y a eu un mouvement révolutionnaire massif contre le régime pourri de Batista avec notamment une grève générale pour laquelle la poignée de guérilleros n’était pour rien. L’orientation politique de ses guérilleros n’était pas le renversement du capitalisme. La bande à Castro est descendue de ses montagnes au moment où la révolution était quasiment victorieuse sans eux. Ils ont seulement participé à la fin de l’insurrection et ont cueilli un pouvoir vacant. Par la suite, sous la pression du mouvement révolutionnaire, ils sont allés plus loin contre le capitalisme qu’ils ne le voulaient eux-même.


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