Commentaire de Renaud Bouchard
sur Gulliver empêtré ou le Président dans le piège à rats


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Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 juin 12:21

@PascalDemoriane

Bonjour et merci pour votre analyse.

Vous avez amplement raison.

"Il y a longtemps, écrivez-vous, que nous ne sommes plus dans dans un état de droit républicain offrant matière à débats et manœuvres... tout cela vous semble illusoire, ajoutez-vous, après l’expérience orwellienne de la séquence plandémique pseudocovidienne (on oublie vite ! ) et des divers métastases de ce type de cancers techno-sociaux généralisés qui s’annoncent ."

Pour autant les gens vont finir par découvrir - avec les morts qui s’ensuivent et que l’on ne peut plus dissimuler tout comme les effets secondaires d’une politique de santé insensée -,l’ampleur de la tromperie à laquelle ils auront volontairement participé , les uns par naïveté, ignorance et volonté de surtout ne pas se poser de questions les autres par pleutrerie et simplement peur , de sorte que mélangeant tous les ingrédients de la crainte, du sentiment d’avoir été floués, de l’incertitude d’un second quinquennat déjà mort-né, ils risquent fort de tout agglutiner en une réaction de rejet fondamental dont le séisme des législatives n’est que la première manifestation, sans pour autant que l’intéressé ne veuille comprendre, admettre et tirer les conclusions de la nouvelle situation qu’il a créée.

Lu sous la plume de Philippe Bilger, à propos de l’attitude et des réactions de M. Macron :
https://www.causeur.fr/emmanuel-macron-elisabeth-borne-legislatives-demission-236342?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=8ff2219ea2-Newsletter_4_fevrier_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_6ea50029f3-8ff2219ea2-57275213

"La Première ministre, fidèle à son esprit républicain, lui a présenté sa démission qu’il a refusée afin que le gouvernement reste à la tâche. Cette apparence de normalité est un leurre et vise à faire semblant que tout peut continuer comme avant. On perçoit, derrière cet entêtement, le souci de ne rien paraître concéder à ce que le pays a vigoureusement exprimé. Rien ne me semble plus opposé à la démocratie que cet ancrage persistant dans des attitudes présidentielles qui, le pouvoir défait, prétendent cependant instaurer un rapport de force avec la communauté nationale qui s’est invitée en masse, avec pluralisme, à l’Assemblée nationale au lieu de prendre acte de cette mauvaise surprise et d’en tirer des conséquences acceptables par tous.

Cette attitude serait d’autant plus appropriée et vraiment républicaine que dans une calamiteuse et impressionnante abstention, il y aura sans doute des adversaires compulsifs de la chose publique qui n’hésiteront pas à exploiter toutes les failles de la politique traditionnelle, civilisée face aux aspirations au désordre et à la violence, seulement destinées à démontrer qu’il en est pour qui l’agitation est un mode de gouvernement contre la démocratie. Le président de la République devrait s’honorer de céder à certaines pressions éminemment légitimes au lieu de faire comme s’il était encore totalement maître du jeu. La lucidité n’est pas de nier les séismes mais de les prévenir ou de les exploiter pour le meilleur. Le peuple dictant sa loi, on lui obéit : ce n’est pas de la faiblesse mais de l’intelligence. Dieu sait que ce président en manque si peu qu’il en a peut-être trop !"

Bien à vous,
Renaud Bouchard


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