Commentaire de Séraphin Lampion
sur De la guerre d'Algérie - n° 1


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Clark Kent Séraphin Lampion 3 août 10:39

@sylvain

Je ne sais pas de quelle citation il s’agit, mais ce qui est sûr, c’est que Bismarck était cynique, et même « machiavélique » (au sens communément donné à ce qualificatif), qui l’ont amené à contrer les royalistes français avec lesquels il avait des affinités idéologiques et aidé à l’établissement de la république, persuadé qu’il était que la politique « libéral » (opposée à « dirigiste ») affaiblirait la France.

Il a écrit dans ses Pensées et Souvenirs : « Par le rétablissement d’une monarchie catholique en France, la tentation pour celle-ci de prendre sa revanche, de concert avec l’Autriche, se voyait sur le point d’être satisfaite. C’est pour cette raison que je considérais comme contraire aux intérêts de l’Allemagne et de la paix d’aider à la restauration de la royauté en France : j’entrai dans une lutte avec les partisans de cette idéel. »

Pour lui, un régime républicain était par nature incapable de mener une politique à long terme en affaiblissant la puissance militaire du pays qui l’adoptait et l’isolait diplomatiquement, étant minoritaire dans une Europe constituée en grande partie de royaumes et principautés. Il a même été accusé d’avoir soudoyé des Français pour installer la république comme il l’avait fait au Parlement bavarois en 1869 afin d’imposer l’alliance avec la Prusse.

Ce qui est sûr, c’est qu’il a chargé son agent en France, Guido Henckel von Donnersmarck qu’il avait nommé préfet du district de la Lorraine annexée à Metz, d’orienter les politiciens français indécis vers la république. Par quels moyens ?


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