Commentaire de Luc-Laurent Salvador
sur De quoi « de moins en moins » est-il le signe ?


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Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 août 07:15

@baliste

Les gens habitués à vivre en communauté vivent avec leurs semblables et tout le monde aiment ça, même les individualistes progressistes pro-diversité et antiracistes. C’est simplement que chacun voit la similitude là où elle compte pour lui et il se réjouit de ce qu’elle lui fait miroir et le valide. Communautaristes ou individualistes, la logique est la même.
Le problème est toujours le « différent », « l’étranger », car il nous « dérange » puisqu’en ne nous ressemblant pas, il ne nous valide pas et nous met donc en question.
Nous n’aimons ça que lorsque nous avons un total contrôle sur la situation d’interaction. Par exemple, lorsqu’on s’encanaille en allant dans des milieux « interlopes ». L’important est de pouvoir doser l’exotisme comme on assaisonne un plat : point trop n’en faut pour rester confortable.
Le racisme est une devenu une fixette moderne parce que la science l’a reprise à son compte mais ce qu’une variété de « xénophobie ». Celle-ci fait feu de tout bois et la couleur de peau est un trait de surface qui saute au yeux et qui est donc privilégié mais quand cette différence fait défaut, il y a toujours plein d’autres « petites différences » qui feront l’affaire.

Quoi qu’il en soit, il est sûr que le pouvoir se sert de ces tendances pour mieux régner : il joue de la division et sous ce rapport, on est bien d’accord, l’individualisme, c’est le comble. Un peuple d’individualistes isolés est formidablement manipulable, d’autant plus qu’il se croit libre. On l’a bien vu avec le covid 19.


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