Commentaire de Pierre-Marie Baty
sur Le conclave de 1958, prélude du concile Vatican II


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Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 7 août 10:27

@Louis
Ça me semble malheureusement assez proche de ce que je pense être la réalité sur ce sujet. Il y a d’honnêtes chercheurs de spiritualité chez les franc-maçons. La Tradition dont ils sont les héritiers, souvent indignes, est toujours valable. Mais noyés dans la masse, le résultat est celui que vous voyez.

Merci pour les compliments mais je n’ai pas grand mérite. Moi aussi j’ai cru en la possibilité d’une sorte de grand complot sophistiqué. J’étais victime du biais cognitif propre à l’être humain qui consiste à croire qu’il existe une sorte d’intention rationnelle derrière des phénomènes émergents. C’est, du reste, exactement de cette manière que fonctionne le sentiment religieux (« je ne puis croire que cette horloge existe et qu’elle n’ait point d’horloger »).

Alors j’ai lu et étudié ce qui était disponible (ce qui m’a permis de lire de façon fluide l’ancien français et a considérablement enrichi mon vocabulaire), et j’en ai tiré mes propres conclusions. Comme je l’ai dit ailleurs, j’ai des copains dont le loisir est de regarder le foot en buvant de la bière, moi c’est de lire des livres en buvant de la bière : c’est tout aussi agréable, surtout à la Triple Karmeliet, et un peu moins bruyant pour les voisins.

Et plus je lisais et plus je me rendais compte que tous les malheurs du monde ne sont dûs qu’à une chose : la bêtise. La Connerie Fondamentale. S’il y a une mythologie de la chute, c’est bien celle-là : être assez paresseux pour croire qu’en bouffant un fruit à pépins sur le conseil d’un serpent qui parle (ou sur celui de sa femme, et il faut déjà en tenir une belle couche pour en arriver là) on allait devenir super intelligent sans faire le moindre effort.

La connerie est la synthèse de l’orgueil et de la paresse. Et je vous assure que c’est la meilleure définition du Diable que j’aie pu lui trouver.

Bien à vous


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