Commentaire de Xenozoid
sur Société du dédain : la fin de la promotion sociale ?


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Xenozoid Xenozoid 12 août 14:27

@Joséphine(trans)

heureusement que la france est catho, depuis 2000 ans, et que tu y crois grace aux étoiles,tu pourrait mettre des croix a la place,ça ne te rendrait pas catho pour autant...

 l’arrogance des croyants :

Le passé et le présent sont à la fois plein d’exemples qui indiquent cela. Pour envisager une demande : Christianisme demande à ses disciples de retarder toute satisfaction jusqu’à l’entrée dans l’autre monde, quand ils seront supposés être récompensés pour leur bonne conduite ; ce faisant, il suppose que cette bonne conduite présente doit être régie par des codes et des lois pour être récompensé. Ce genre de pensée reflète un malentendu terrible de la nature du bonheur humain, car le bonheur est à trouver dans l’activité, à des activités qui sont excitantes et satisfaisantes en soi, plutôt que dans l’attente passive des récompenses pour les activités insatisfaisantes et statiques. Il n’est donc pas surprenant que beaucoup de fervents chrétiens deviennent, des individus malveillants, amers, qui en veulent jalousement à toute activité saine et d’excitation de l’autre - car ils sont persuadés qu’ils ne trouveront le vrai bonheur que dans leur « récompense céleste » dans un comportement qui n’est pas du tout excitant pour eux, et doit donc regarder avec envie ceux qui le font librement alors qu’ils ne peuvent que rêver de le faire dans leurs fantasmes les plus « coupables ». Inversement, il y a beaucoup de chrétiens qui sont heureux en dépit de leur christianisme, parce qu’ils sont capables de prendre du plaisir dans leur vie et les actions de ce bas monde.

Le Marxisme traditionnel prend l’erreur chrétienne un peu plus loin en demandant à ses adhérents de travailler à une révolution future, ils ne vivront probablement pas assez longtemps pour voir ce qu’il en est, dans la « foi » marxiste, la gratification est retardée au-delà de la portée de l’expérience humaine. Il ne faut pas s’étonner que, aujourd’hui, au-delà d’un peu de romantisme anachronique concernant la « noblesse » du sacrifice de soi, l’offre marxiste sert peu d’incitation aux gens pour se battre sérieusement pour la « révolution communiste. » En revanche, le marché de consommation capitaliste d’aujourd’hui au moins promet gratification rapide sous la forme de biens matériels (et les mythes et les images qui y sont associés) en échange de la main-d’oeuvre généralement insatisfaisante qu’elle exige. Mais, délivre-t-il un vrai plaisir à ses participants ?


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