Commentaire de Octave Lebel
sur L'exécution de Louis XVI, le péché originel de la République française ?


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Octave Lebel Octave Lebel 21 janvier 13:00

L’anachronisme est un des grands pièges pour l’apprenti historien et bien d’autres, historiens capés. Tous au final, nous interprétons celle-ci à partir du présent que nous habitons. Au delà des savoirs disponibles à un moment donné, notre idéologie plus ou moins élaborée vient combler notre besoin de compréhension et l’influence en dosant l’importance de tel faits et événements.

Louis XVI avait bloqué le processus d’une monarchie constitutionnelle en s’accrochant à son droit de veto. Il y a des erreurs qui pèsent lourd. Il avait tenté aussi de rejoindre la protection et les troupes de monarchies étrangères.

Marie-Antoinette fut embarquée dans la tourmente et exécutée sans preuve définitive mais non sans présomptions je suppose. Début XXI° siècle, des courriers révélant une intelligence avec l’ennemi comme on dit ont été découverts (révélé par l’historien Pascal Ory).

 

Rappel, en temps de guerre, jusqu’à maintenant, les déserteurs se font exécuter avec l’assistance au mieux de tribunaux d’exception. En 14/18, ce fut très rude avec de pauvres gens qui refusaient des assauts sans efficacité militaire. Ces gens étaient censément devenus des citoyens traités comme des traîtres par des pouvoirs qui n’ont jamais eu vraiment de compte à rendre et qui étaient à leur manière symboliques d’une conception de la politique. Ils avaient été mobilisés sans bien savoir pourquoi (sauf ce que leur disait la propagande de leur pays qui les poussait à s’entretuer) comme leurs homologues d’en face. Cette guerre a coûté la vie à 33% de la population française tout âge confondu et 27% des 17/27 ans. Et on connaît la suite. A partir du présent où nous habitons, nous pourrions faire le jeu des analogies et des différences.  


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