Commentaire de Octave Lebel
sur Retraite : les arrière-mondes des petits hommes gris


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Octave Lebel Octave Lebel 20 mars 2023 12:55

@Eric F

Je réitère. Je trouve que vous illustrez et pratiquez parfaitement la stratégie de banalisation/respectabilisation  du RN en montrant les ficelles et les faiblesses de l’entreprise.

- Vous ne répondez évasivement sur un tas de points que j’ai soulevés car il serait gênant de trop les exposer et que cela devienne trop connu parce qu’alors le double visage du RN serait trop visible avec les dégâts électoraux que l’on sait.

- Nous savons que l’hystérisation des débats autour de l’islam et de l’immigration et l’exploitation des faits divers sont toujours en réserve parce que cet appoint de voix à chaud est vital pour la maison par la confusion et la diversion organisée. La maison a là un vrai savoir-faire et une réserve de voix insuffisante mais indispensable.

- La comédie de défendre notre économie, les équilibres économiques et un partage équitable des richesses afin de capter des électeurs amenés en réalité à voter contre leurs intérêts alors que les votes de ses cadres s’alignent sur ceux de LR et LREM qui font la politique d’une minorité d’oligarques. Le coup de la diabolisation de Macron pour cacher cette convergence. L’écologie, n’en parlons pas, rien de sérieux en dehors de l’exploitation des caricatures qui traînent.

- " LFI a fait élire Macron" (ridicule du simple point de vue de l’arithmétique et de l’insistance) déclamé le soir même de l’élection par MLP lançant en urgence le slogan pour cacher le double-jeu risqué de son parti en cas de dévoilement. MLP a partagé plus d’un intérêt avec Zemmour et Bollloré, notamment le coup de maître de torpiller la possibilité d’un véritable débat et d’éviter ainsi l’exposition méthodique d’un programme et la confrontation des analyses et des propositions.MLP nous a donné ensuite un échantillon de ses capacités et niveau de réflexion. Pour gouverner, il est quand même préférable d’avoir réfléchi un peu à ce que l’on veut faire.

- Ensuite devant l’accélération de la prise de conscience des enjeux politiques et le retour d’une gauche authentique portée autant par le besoin de démocratie et d’implication citoyenne que de justice sociale, là le réflexe des intérêts partagés a joué sans hésitation et le barrage des 50 et quelques mandats a été levé sans hésitation grâce à l’aide des implantations locales LR et LREM. Là silence radio. Pas de slogan. Parce qu’il y avait un double merci à formuler. Merci à nos vrais amis des moments décisifs et merci à la NUPES d’avoir déclenché ce réflexe de survie.

- Votre argument sur le nombre de voix et de députés est une filouterie ou une grosse bêtise. Avec le lien, vous entretenez une confusion entre une projection sur l’hypothèse d’une proportionnelle et la réalité de ce qu’il s’est passé dans un scrutin à deux tours avec plus de deux candidats quelquefois au second. Il faut assumer parce que nos concitoyens sont de moins en moins faciles à berner.

- Le terme d’extrême-droite bien entendu vous gêne et la consigne est de travailler les éléments de langage. Bon courage. Je viens d’énumérer quelques caractéristiques de l’extrême-droite qui appartiennent à son histoire et qui sont toujours bien là. Certaines même comme la collusion avec les droites (qui ont perdu les références républicaines et de justice sociales restaurées à la libération par le gaullisme) au sens large en pleine effervescence.


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