Commentaire de SPQR audacieux complotiste chasseur de complot
sur Macron sauvera-t-il la soldate Hayer


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Certainement vers 85 av. J.C. quand l ’historien et géographe grec Strabon écrivit que des Juifs peuvent être trouvés dans toutes les villes des régions situées à l’Est du Bassin Méditerranéen (Strabon VII 7,4).

Il s’agissait d’individus juifs et non de communautés juives, qui vivaient en Grèce depuis l’exil babylonien (586 – 530 av. J.C.)

Après les guerres des Macchabéens (en 170 et 161 avant J.C.), beaucoup de Juifs hellénisés ont fui la Judée et se sont établis dans le monde grec.

Pendant les guerres en Alexandrie entre Cléopâtre, la femme de Ptolémée Philomété et Phsycon, les Juifs d’Alexandrie semblent avoir trouvé refuge dans la ville de Salonique, nouvellement fondée (à peu près en 140 av. J.C.). Au 1er siècle avant notre ère, des communautés juives vivaient tout le long des côtes d’Asie Mineure, à Rhodes et dans de nombreuses îles égéennes.

Lorsque Paul de Tarse arriva en Grèce en 48 après J.C., il trouva de grandes et florissantes communautés juives dans les villes de Crète et à Athènes, Corinthe, Salonique, Veria et Philippi.

Lorsque le christianisme se développa et s’épanouit, les communautés juives se replièrent sur elles-mêmes. Et au 4ème siècle, quand le Christianisme devint la religion d’Etat de l’Empire Romain, les droits et les libertés des Juifs étaient protégés – au moins partiellement – par le droit romain. Toutefois, cette implication représentait un affront à la religion chrétienne, et ces droits furent donc réduits.

L’Est de l’Empire Romain s’orientalisa petit à petit à cause de la proximité de la nouvelle capitale de l’Empire Perse (Constantinople) et, plus tard, du Califat de Bagdad. Le résultat de cette orientalisation et des limites géographiques qu’imposaient à l’Empire Romain les invasions barbares à l’Ouest firent que cette partie des territoires fut bientôt reconnue comme Empire Byzantin.
Mais ses habitants étaient intensément marqués par leur civilisation romaine et se considéraient, eux-mêmes, comme des Romains. Les Juifs de l’Empire Byzantins furent reconnus comme « Romaniotes » et, sous ce nom, représentaient la partie la plus importante de la communauté juive au 15ème Siècle.

La communauté des Juifs « romaniotes » développa des coutumes et des rites mineurs (minhagim) qui étaient différents de ceux des autres communautés en Europe de l’Ouest et dans le Proche Orient.

Lorsque l’Empire Byzantin céda des territoires aux Arabes, Bulgares, Serbes et Turcs, beaucoup de ces Juifs « romaniotes », qui se retrouvèrent à vivre dans des régions séparées, continuèrent à partager une origine commune et des « minhag » (rites). Ainsi en Bulgarie, Serbie, en Sicile, en Asie Mineure, existaient de grandes et florissantes communautés de Juifs «  romaniotes », parlant le grec et partageant un passé historique commun avec leurs frères qui restèrent dans l’Empire Byzantin.

Ce qui est spécialement désolant pour ces siècles est que nous n’avons pas la moindre information concernant ces Juifs, ni sur leur façon de vivre.

Leur vie ne devait pas toujours être facile comme le laissent deviner les attaques de plusieurs empereurs byzantins qui voulurent forcer les Juifs à se convertir au christianisme. Apparemment, du refus des Juifs d’obtempérer résulta la destruction de 230 communautés juives sous le règne de Basile II, le » Meurtrier Bulgare » en l’an 1000 après J.C.

Nos premiers récits sur les dispersions juives et les conditions de la vie juive furent trouvés dans le fameux récit « Les Voyages de Benjamin de Tudela » qui fit un voyage en Grèce au 12ème Siècle. Il visita beaucoup de communautés juives et mentionna Patras, Thèbes et Corinthe comme centres de la vie juive. Le commerce semble avoir été une source constante d’informations et a aidé, en partie, à maintenir des contacts avec des régions situées en dehors de l’Empire Byzantin. Dans certaines régions de Grèce, spécialement dans le Péloponnèse et, sur le continent, à Thèbes, il semble que les Juifs étaient profondément impliqués dans la production de la soie.


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