Commentaire de armand
sur Violences juvéniles et « pathologies de l'agir »


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armand (---.---.199.82) 30 juin 2006 14:46

Curieux, personne jusqu’à présent n’a évoqué le contexte culturel. Je ne minimise pas les problèmes sociaux (on est moins enclin à trainer dans la rue et à faire des bêtises si on a un travail et qu’on rentre épuisé à la fin de la journée) mais on oublie l’influence de toute une sous-culture omniprésente qui glorifie le prédateur, les comportements anti-sociaux, les mots de haine et la violence gratuite. Aux Etats-Unis, une étude récente de la télévision montre qu’un public de jeunes hommes souvent bien intégrés socialement s’identifie et comprend des personnages qui peuvent à l’occasion assassiner sur un coup de tête ou parce que la victime représentait un obstacle de quelque ordre que ce soit. De plus en plus les comportements « cools » sont en contradiction avec le strict minimum requis par la vie en société. Et comment parler de rééducation ou de réhabilitation lorsque le délinquent ne partage pas les même références et valeurs : un voleur ou un assassin il y a cent ans reconnaissait sa transgression, trouvait normal le chatiment. Une autre évidence s’impose : la société telle qu’elle existe ne sait plus offrir aux jeunes hommes de quoi absorber le trop-plein de leur énergie ou leurs hormones (armée, métiers manuels) et en même temps les structures existentes (l’école par exemple) ne disposent plus de l’autorité nécessaire pour produire de « bons citoyens » sachant lire, écrire, parler correctement et respecter les lois et les autres.


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