jeudi 14 janvier - par rosemar

Des tourbillons d’embruns qui sillonnent la mer...

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"Les rafales d'une violence inouïe, accès de colère de Wottan ou de Thor, tombent des hauteurs en sifflant et soulèvent des tourbillons d'embruns qui sillonnent la mer." 

 

C'est ainsi que Jean-Baptiste Charcot dépeint la virulence d'une tempête qui sévit au Groenland, dans un de ses ouvrages, intitulé Dans la mer du Groenland...

 

Le mot "tourbillon" nous entraîne dans un enroulement, un tournoiement de consonnes, dentale initiale, gutturale "r", labiale "b", palatale finale... comme si le mot mimait la réalité qu'il désigne...

Les voyelles variées, le son "ou", le "i" assez aigu, la voyelle nasalisée "on" nous emportent dans un mouvement circulaire, dans des volutes virevoltantes !

Le tourbillon, c'est la vie, la tempête, un emportement de vents vigoureux.

On entrevoit des cyclones, des tornades, des broussailles ballotées par le vent, une mer qui s'enroule en vagues furieuses et violentes ! 

 

Quel mot expressif, plus expressif encore que son ancêtre latin "turbo" qui désigne, aussi, le tourbillon !

Avec ce mot, on voit des tourments, des troubles, des orages, des pluies soudaines, des tempêtes.

Avec ce mot, on est comme happé par des mouvements irrésistibles, des envolées de feuilles d'automne, des embruns qui s'emportent sur la mer, des arbres agités par des houles de vents, des tangages, des roulis...

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On entrevoit une mer déchaînée, des hérissements de vagues, des rouleaux furieux... des naufrages, des bateaux chahutés dans des flots vertigineux...

 

La force du vent et des éléments ! 

On admire des tourbillons d'embruns, éclats de vagues impétueuses, des rondes de brumes sur l'océan, des cercles pleins de véhémence...

 

On retrouve le radical de ce nom dans les termes "tourment, tourner, tournoyer, tournoiements" qui évoquent, aussi, des emportements.

 

J'aime ce mot "tourbillon", aux sonorités si évocatrices, qui fait surgir tant d'images liées à la nature, sa force, ses colères parfois terribles.

Le tourbillon, vertigineux, violent est, parfois, magnifique, mais il peut être terrifiant, angoissant, évoquant des spirales auxquelles on ne peut échapper.

 

Quelle force dans ce mot, quels éclats !

Le mot peut être, aussi, utilisé dans un sens figuré : des tourbillons de mots, des tourbillons de lumières, de plaisirs.

Certaines danses nous font, aussi, tourbillonner, une musique pouvant être elle-même tourbillonnante...
 Plein de mouvements, de vie, de virulence, le tourbillon nous séduit et nous inquiète, en même temps.

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Ne dit-on pas que la vie est un tourbillon qui nous emporte inlassablement dans ses bonheurs et ses tourments ?

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/11/des-tourbillons-d-embruns-qui-sillonnent-la-mer.html

 

Vidéos :


 



38 réactions


  • Bendidon Bendidon 14 janvier 15:37

    Bof votre article d’hier (trompe) était plus tourbillonnant smiley


  • Giordano Bruno 14 janvier 15:43

    1506ème article sur Agoravox. Vous vous sentez si indispensable que cela sur ce site ?


    • Rantanplan Rantanplan 14 janvier 15:47

      @Giordano Bruno

      1 506 / 365 = un peu plus de quatre ans

      Un sacerdoce, quoi !


    • JC_Lavau JC_Lavau 14 janvier 18:14

      @Rantanplan. Il fut un temps où mes parents avaient l’esprit fort préoccupé par l’achat de leur première voiture.
      Soudain papa déclare : « Au fond, on est idiots de vouloirs acheter une voiture ! On n’a qu’à acheter des vêtements, puisque les habits sacerdotaux ! ».


    • rosemar rosemar 14 janvier 18:38

      @Rantanplan

      Certains ont fait pire !


    • troletbuse troletbuse 14 janvier 21:08

      @Rantanplan
      Même pas un en 2 jours !  smiley


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 14 janvier 15:44

    D’inhabituelles vagues sur les berges :

    De galantes baigneuses folles de surf qu’on ne peut plus qu’arrêter s’agitent à l’arrivée de terribles embruns et de tempêtes interdisant les pédalos. Quelques furieux crawleurs attirés peinent. On voit un amateur de planche en manque, un cavalier a peur, fou de trot et de Pornic... Un pêcheur au petit matin n’a pu retirer sa pêche du flot. D’autres pêcheurs épuisés par trop de luttes se fâchent car leurs lignes cassées leur font perdre leur latin. D’énormes /houles accompagnées d’écume se déversent sur les plages. D’incroyables rouleaux ravagent les sables, et en masse brisent des falaises abaissées. Les touristes privés des plaisirs de la mer sont chassés… De soi-disant experts en climat toqués arborent leurs choix en niant : pour eux, les z’hommes s’abusent en pensant faire chauffer leur Terre aussi facilement qu’une petite chape. Alors pourquoi tant de signes montrent qu’on a failli ? Et pourquoi ce gros temps qui sévit sans cesse, bande de falots ?

    lien


    • rosemar rosemar 14 janvier 18:40

      @Séraphin Lampion

      Encore des jeux de mots scabreux ? Décidément, vous êtes un spécialiste !


  • Jeekes Jeekes 14 janvier 16:04

    Siouplait, déconnez pas.

    Paske ça :

     

    ’’Le mot « tourbillon » nous entraîne dans un enroulement, un tournoiement de consonnes, dentale initiale, gutturale « r », labiale « b », palatale finale... comme si le mot mimait la réalité qu’il désigne...

    Les voyelles variées, le son « ou », le « i » assez aigu, la voyelle nasalisée « on » nous emportent dans un mouvement circulaire, dans des volutes virevoltantes !’’

     

    Si marie-rose vous l’avait pas dit, hein ?

    Kicétiki y aurait pensé ?

    Ah, vous faites moins les malins, là ! 

     

    Pi, bon. Elle a (presque) moins l’air idiote que quand elle pond des chiures sur la ’’pandémie’’ ou des n’artiks politiks.

     

    Applause !

     


    • JC_Lavau JC_Lavau 14 janvier 16:34

      @Jeekes. Du nez de Cyrano, on disait « Non vraiment, il exagère, il va l’enlever ». Mais M. Cyrano ne l’enlevait jamais.
      De l’insondable sottise de l’envahissante jacasseuse, on croit de même qu’elle va l’enlever en criant « Poisson d’avril ! ». Mais l’envahissante ne l’enlève jamais.


    • rosemar rosemar 14 janvier 18:40

      @Jeekes

      Et vous venez commenter ?


    • Jeekes Jeekes 14 janvier 19:52

      @rosemar
       
      ’’Et vous venez commenter ?’’
       
      Nan, je viens m’esclaffer.
      Savez pas lire ?
      J’ai fait état de ma béate admiration devant un tel étalage sidérant.
       
      Z’êtes impayable, jamais j’aurais pu imaginer tout ça !
       
      Dorénavant ma vie en sera toute boulversifiée...
       


    • Rantanplan Rantanplan 14 janvier 16:23

      @Pere Plexe

      Les Rafale d’une violence inouïe


    • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 17:46

      @Rantanplan
      ...j’ai du mal à donner à ces saloperies un nom propre.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 14 janvier 17:48

      @Rantanplan
      Hilarant.

      Comment les avions Rafale ont dominé le ciel en Afghanistan, en Libye, au Mali, en Irak et en Syrie

      les avions Rafale[...] ont surclassé ses ennemis partout et n’ont jamais été abattus.

      ...Face aux puissantes armée de l’air des talibans, de boko-haram et de DAESH... Principalement équipées d’avions en papier et de cerf-volants. 

    • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 14 janvier 17:57

      @Opposition contrôlée

      ...Face aux puissantes armée de l’air des talibans, de boko-haram et de DAESH... Principalement équipées d’avions en papier et de cerf-volants. 

      Et de mobylettes !


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 14 janvier 18:39

      @Philippe Huysmans
      Non, ça c’est leurs divisions blindées. Une piste pour un article sur le char Leclerc ?


  • ZenZoe ZenZoe 14 janvier 16:21

    C’est la controverse d’hier et avant-hier qui vous a donné l’idée d’écrire sur des ’’rafales d’une violence inouïe ?’’ smiley


  • arthes arthes 14 janvier 17:06

    Allez, je fais un petit effort :

    Le tourbillon des âmes , « les rafales et la violence inouie »

    https://youtu.be/r4glnjHYXtY


    • Fergus Fergus 14 janvier 17:52

      Bonsoir, arthes

      Et moi, pour être en harmonie avec le sujet, je me fends du premier couplet et du refrain d’une d’une chanson que j’ai écrite pour le départ en retraite d’un ancien receveur de la poste de Crozon :

      A la pointe de Pen Hir
      Balayée par le vent,
      Où le flot dans son ire
      Percute violemment,
      Seul tourné vers la mer
      Et bravant la tempête,
      Dressée comme un amer
      Il y’a une silhouette...

      Celle d’un aventurier comme on voit peu, 
      Un homme fait d’acier, de roc et de feu.

      Epique, non ? Et ça se chante sur la musique de Renaud : « C’est pas l’homme qui prend la mer ».  smiley


    • arthes arthes 14 janvier 18:01

      @Fergus
      Hello Fergus

      Renaud il avait sans doute l’envie, et puis face aux éléments, (la réalité) il a très vite renoncé.

      Amusant votre petit billet.
      Oui, on devine l’épique, mais faut y aller smiley


    • arthes arthes 14 janvier 18:12

      @arthes

      Sinon, un classique, qui voulait illustrer mon intervention :
      https://www.poetica.fr/poeme-100/charles-baudelaire-homme-et-la-mer/

      Facile hein, et que personne n’y cherche de contrepèterie .


    • rosemar rosemar 14 janvier 18:44

      @arthes

      Magnifique illustration de ces tourbillons d’embruns !


    • JC_Lavau JC_Lavau 14 janvier 19:14

      @arthes. Le marin est en mer dès l’aurore,
      Et le soir par sa femme.


    • troletbuse troletbuse 14 janvier 21:04

      @JC_Lavau
      Vous avez brûlé la politesse à Séraphin  smiley


  • @rosemar d’Iroise

      Virulence d’une tempête (de joie)...le mot tourbillon nous entraîne et palati et palabiale , ce tourbillon c’est la vie avec une mer qui s’entoure ....oui , Pourquoi pas

    comme aurait pu le dire le captain du why not  !

     Ce doit être exactement ce que devait se dire le gardien de la  Jument ,tout en guettant sur le pas de sa porte le passage du boulanger ...ou peut-être celui du facteur

     


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 janvier 22:00

      @Armand Griffard de la Sourdière .

      Sortie de la passe de Bora Bora. ...grosse houle qui a emplie le lagon , un putain de courant incroyable , la confontration d’une houle de 5 m et la vidange de la passe. Faillit me pisser dessus.


    • @Aita Pea Pea
       Tu connais le dicton  ? « qui pisse au vent se rince les dents »

      Kersauson qui doit bourlinguer dans ce pays dont tu parles,disait qu’en mer lors d’une tempête on éprouve un sentiment de piège pour l’éternité , je trouve que c’est bien vu et bien dit .
       Cela dit ,l’avantage des tempêtes c’est qu’elles vous libèrent de tout souci, contre les éléments déchaînés ,il n’y a rien à faire ...alors tu fais rien , tu t’en remets au destin ,t’installe le vide dans ta tête et tu regardes les murs de flotte venir à ta rencontre pour te faire la bise 
       Baisers du large à nos malheurs comme le disait ...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 janvier 22:51

      @Armand Griffard de la Sourdière

      vouais , les murs de flotte , t’as du voir . Flippant .Mais tellement beau.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 janvier 23:09

      @Aita Pea Pea . Armand . Bizarrement un de mes meilleurs souvenirs maritimes est au large de Moorea. Ça avait tangué énorme sur le petit caboteur ...des paquets de mers énormes en travers ...les lumières de l’île très lointaines genre tu va crever..putain ça me ma.


    • @Aita Pea Pea
       
      mais tellement beau ... Surtout la nuit ,tous phares allumés pour prendre la vague bien en face et éviter de prendre un paquet de travers ...t’arrives en haut t’as l’impression que le barlu est à la verticale ,arrivé à la cîme ,t’as l’étrave dans le vide et c’est la descente avec un bruit d’enfer à la réception un énorme PAFF que t’as l’impression que le raffiot va se disloquer façon radeau de la méduse !
       j’en tremble encore ... dans mon pucier certaines nuits smiley


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 janvier 23:44

      @Armand Griffard de la Sourdière .
      j’en tremble encore , mais bon...
      j’en bande encore .


    • @Aita Pea Pea

      toutafé !
       
      J’écoute sans frémir du fond des nuits sereines
      La mer qui se lamente en pleurant les sirènes .... jmH


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