samedi 11 janvier - par rosemar

L’espérance folle qui carambole...

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Hommage à un poète qui nous a fait rêver, réfléchir et espérer : Guy Béart...

Une chanson sur l'espérance, ce sentiment qui "nous console" et nous soutient, en maintes occasions, voilà un thème plein de bonheurs et de promesses...

 

Nous connaissons, tous, cette chanson de Guy Béart : L'espérance folle... et nous l'avons tous fredonnée.

Cette espérance qui nous fait aller de l'avant, qui nous accompagne si souvent... elle nous console de tous les obstacles et toutes les difficultés que nous pouvons rencontrer, dès l'enfance, quand on "tombe du nid..."

 

Elle peut, aussi, encourager tout créateur, notamment un chanteur, puisqu'elle "prépare, pour (les) guitares, d'autres harmonies".

Elle nous suit à tous moments, comme le suggèrent toutes les indications de temps, dans le deuxième couplet : "le silence de la nuit, les matins, nos soirs"...

 

On voit l'espérance "s'élever", mouvement ascendant qui suggère une exaltation de bonheur et de joie. Les "matins" heureux qui "chantent" sont personnifiés et comme embellis, dans cette expression, ils arrivent à "enchanter" les soirées "d' aujourdhui".

 

Le poète nous invite, alors, à une "fête" de l'espoir, avec un impératif réitéré, à quatre reprises : "viens", un verbe de mouvement qui restitue un élan, un enthousiasme.

Ces impératifs peuvent s'adresser, aussi, à une amoureuse, qui a versé "des larmes", mais dont "le sourire" renaissant annonce des beaux jours à venir...

 

Le refrain s'égrène, alors, et nous montre l'espérance qui "carambole", joli verbe aux sonorités éclatantes et virevoltantes de gutturales, labiale, et de voyelle nasalisée.

 

"Chaque pierre" s'anime et devient une "lumière" pour des coeurs qui battent... belle image qui transforme des pierres inertes en symboles de vie et d'amour.

L'espérance défie, même, la mort qui se transforme en "blague" et"la vague" de la mer, "l'oiseau qui passe" évoquent une nature immuable, porteuse de renouveau, de bonheur, d'amours : l'adverbe "toujours" vient souligner ce bonheur renouvelé.

 

L'espérance "danse, vole, au dessus des toits", belle personnification qui suggère, encore, une élévation, une exaltation...

Et on voit le poète "s'envoler", lui-même avec celle qu'il a choisie :"je vole avec toi"...

Dans le dernier couplet, on admire, également, le poète en train de gravir des "sommets", "pieds nus", ce qui montre une confiance totale et même une pure folie !

 

C'est bien, là, l'effet de l'espérance qui nous guide et nous emporte vers des hauteurs devenues "mâts de cocagne", où l'on pourra décrocher la lune... Le verbe "recommencer" montre que l'être humain est prêt à tous les nouveaux départs, quand il est porté par l'espérance.

La mélodie très vive et rythmée nous entraîne dans un tourbillon de mouvements et de notes virevoltantes.

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/09/l-esperance-folle-qui-carambole.html

 

Le texte de cette chanson : 

http://www.parolesmania.com/paroles_guy_beart_14528/paroles_lesperance_folle_469021.html

 

Deux autres articles sur des chansons de Guy Béart :

Les souliers :

http://rosemar.over-blog.com/article-les-souliers-121740673.html

Où vais-je ?

http://rosemar.over-blog.com/article-ou-vais-je-122306114.html

 

Vidéo :

 



20 réactions


  • Pandore : 

    Dans la mythologie grecque, Zeus accepte le mariage de sa fille Pandore avec Épiméthée, un Titan, à condition qu’elle conserve sans l’ouvrir la « jarre », « la boîte », qu’il lui confie. Ce pacte scelle et protège l’alliance fondatrice du couple. Mais cédant à la curiosité, Pandore ouvre la boîte, libérant ainsi tous les maux, les malheurs, qui étaient contenus. Elle n’eut que le temps de retenir « l’espérance ». Et le lien d’alliance fut rompu.


    • rosemar rosemar 11 janvier 18:00

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Un mythe ancien qui rend la femme responsable du malheur des hommes...


    • @rosemar

      Pas uniquement. Il peut s’interpréter comme le risque d’ouvrir le coffre au souvenir et du passé qui serait dévastateur. Imaginez les petits enfant d’Allemands qui prennent conscience de ce que leurs parents ont fait. Que leur reste-t-il comme porte de sortie ???


    • velosolex velosolex 11 janvier 23:39

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Exactement.
      Les mythes Grecs se gardent bien de dire qui est le coupable, et si même il y a une coupable ; leur richesse vient qu’on peut les interpréter de mille façons, contrairement aux fables qui ont une morale beaucoup plus explicite.
      Mais pas forcément inintéressante d’ailleurs.
      Dans les deux genres les traits humains traditionnels sont conservés au sujet des genres. La femme est curieuse, c’est pour cela qu’elle ouvre le vase. Toutefois, un défaut, mais aussi une qualité, c’est selon....
      Le vase peut être un livre interdit, une porte fermée à clé, comme celle de Barbe Bleue. Nous avons le choix entre la découverte et le risque, ou la soumission aux lois et l’ataraxie.
      Si aucun vase de pandore n’avait été ouvert, nous en serions encore à l’âge de pierre.
      Les koalas australiens sans aucun doute préféreraient. 


    • rosemar rosemar 12 janvier 09:12

      @velosolex

      Eh oui... la curiosité un défaut présenté comme typiquement féminin, mais aussi une qualité qui permet la découverte.

      http://rosemar.over-blog.com/2017/11/francoise-heritier-ou-le-bonheur-de-la-curiosite.html


    • rosemar rosemar 12 janvier 09:13

      @velosolex

      Merci pour le rapprochement avec Barbe Bleue...


    • @rosemar

      Je conseille vivement : 

      le 4ème long métrage de la réalisatrice turque Yesim Ustaoglu, « La boîte de Pandore ».

    • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 10:19

      @rosemar. Fraudeuse institutionnelle, et par conséquent adulée par les militantes misandres victimaires telles que Michèle Dayras, vierge et martyre de son état, Françoise Héritier a réinventé l’hérédité des caractères acquis : selon elle, le dimorphisme dans l’espèce humaine serait dû à un horrible complot masculiniste et patriarcal ; les hommes des cavernes auraient affamé les femmes des cavernes, afin de les rendre plus petites...
      Si Sophie LC déclare « Moi, en dessous d’un mètre quatre-vingt, je regarde pas ! », c’est encore la preuve d’un horrible complot masculiniste et patriarcal.
       
      Du reste, s’il y a encore et toujours de fortes variations climatiques en Australie, dont des sécheresses extrêmes lors d’oscillations dipôlaires positives de l’Océan Indien (mer de Timor fortement refroidie), c’est encore la preuve d’un horrible complot climato-sceptique... Rosemar scribit.
       
      Sur la fin d’un ouvrage passionnant, avec des découvertes presque à chaque ligne, ou au moins à chaque paragraphe, Aux origines de la sexualité, sous la direction de Pierre-Henri Gouyon, éditeur Fayard, voici un chapitre dogmatique et militant, d’une totale nullité scientifique, qui nous prétend que le matriarcat n’a jamais existé, que toute la préhistoire a été à domination patriarcale... Coup d’oeil à l’auteur, ah oui, c’est Françoise Héritier.


  • L’espoir, au contraire de ce que l’on croît équivaut à la résignation. Et vivre, c’est ne pas se résigner (Camus, 1951) ;


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 16:01

    On apprend dans le gotha que Guy Béhar-Hassan (né d’une famille libanaise, comme Ghosn) a épousé à Neuilly-sur-Seine le 7 mars 1959 Cécile de Bonnefoy du Charmel, issue de la noblesse d’Empire, fille d’Aymar de Bonnefoy, sixième baron du Charmel, et de Paula Faraut. C’est sans doute ce qui explique son animosité envers Pierre Perret que La journaliste Sophie Delassein avait accusé d’avoir inventé son amitié avec Paul Léautaud. Le procès en diffamation a mis en lumière Guy Béart en tant qu’initiateur de l’affaire et a donné raison à Pierre Perret.

    Mièvre pour mièvre je choisis la simplicité.


  • Guy Béat lui aurait tout aussi bien convenu.


    • Gogole Lola 11 janvier 17:01

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      ou Guy Béant


    • rosemar rosemar 11 janvier 18:02

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Béat ?

      https://youtu.be/ZcEcEhM_JSc


    • velosolex velosolex 11 janvier 18:53

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Voilà que j’imagine le pire au sujet de la création de « l’’eau vive »...Que voulait il dire par « ma petite est comme l’eau vive ». Naguère naïf, et pensant que la plupart des adultes avaient intégré les lois fondamentales, je tombe de haut tous les jours, en prenant connaissance des turpitudes du monde, et de ses puissants se protégeant en bande organisée. Jusqu’à la mère Dolto virant Tenardieu...
      Matzneff et tous ces pédophiles notoires agissant en bande organisée. J’en étais encore à critiquer l’œuvre du soi disant divin marquis, dont il fallait se pincer le nez pour ne pas y voir une odeur de cadavre. 
      Gainsbourg s’en était pris à Béart et avait fait ricané la clique de vieux barbons. Je n’avais pas aimé. J’aimais bien ces chansons douces et poétiques, qui valaient bien « lemon incest » . Béart, un musicien bien plus accompli que Gainbarre ne pillait pas les standards américains ou s’en avertir leur auteur perdu en Amérique du sud, ou en Afrique, sans leur redonner de droit d’auteur. . Lire ce bon article publié ici par Norbert Gabriel au sujet de Béard et de Gainsbourg qui explique la raison du clash à la télé…..https://bit.ly/3a2OU6r


  • Rosemar, très beau, merci et Bonne Année...


  • phan 12 janvier 08:09
    ... « carambole », joli verbe aux sonorités éclatantes et virevoltantes de gutturales, labiale, et de voyelle nasalisée ...
    Toucher du même coup deux billes avec la sienne : Quelle drôle de bille il faisait !
    ça fait penser à la plante aromatique préférée des 3 homosexuels, la ciboulette ...

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