mardi 2 juillet - par rosemar

Vins romains antiques : un nectar digne des dieux...

JPEG Savez-vous qu'il est possible de nos jours, au 21ème siècle de déguster des vins romains comme pouvaient le faire, en leur temps, César, Cicéron, Auguste ou l'empereur Néron ? Ces vins aux noms magiques : Mulsum, Turriculae, Carenum ont été reconstitués grâce à l'archéologie vinicole.

 

Je vous invite à une découverte et à une "gustatio" ou dégustation de ces vins romains ainsi qu'à un voyage dans l'univers de la romanité où le vin occupait une place de choix...

 

Les vins étaient, pour les romains, adeptes de Bacchus, un breuvage sacré, un nectar, digne des dieux, ils étaient même considérés comme un remède, parfois un antidote aux poisons.

A Rome, on buvait beaucoup et partout : aux bains, dans les théâtres, les tavernes, les amphithéâtres, dans la rue, chez soi avant le repas ou en mangeant, parfois dans de grandes bacchanales. Plus de 200 tavernes ont été répertoriées à Pompéi.

Le "vinum romanum" comportait de nombreuses variétés : vin blanc, jaune ou ambré, gris, rouge, noir. Les romains appréciaient les vins liquoreux, d'un fort degré alcoolique : les grecs comme les romains buvaient d'ailleurs souvent un vin coupé d'eau, froide ou chaude... Curieuse coutume, pourrait-on penser mais après tout, c'était aussi, peut-être, une façon de faire passer le goût de l'eau qui pouvait être à l'époque plus ou moins saumâtre ou désagréable.

 

Pour ma part, je préfère, pour ne pas gâter l'affaire, boire du vin pur ou "merum" comme disaient les romains... Mais, avant la dégustation proprement dite, il est bon d'évoquer aussi la fabrication du vin, selon les techniques anciennes...

Tout d'abord, le raisin était foulé aux pieds, dans la joie et la bonne humeur, parfois en musique au son de flûtes, puis pressé dans un gigantesque pressoir, le jus, une fois recueilli était versé dans de grandes jarres ou "dolia" en vue de la fermentation.

Les romains ignoraient le sulfitage qui offre la possibilité de contrôler la juste fermentation du vin : pour éviter les accidents, ils utilisaient des raisins surmûris,du miel ou du jus de raisin concentré afin d'obtenir un degré alcoolique supérieur. De plus, ils ajoutaient aux vins des aromates variés : plantes, thym, cannelle, miel, résine, épices ,defrutum ou jus de raisin concentré, eau de mer...

Du vin au goût de miel, voilà qui a de quoi séduire les papilles ! Ce vin existe, c'est le "mulsum", vin doux qui peut accompagner toutes sortes de mets : un fondant au chocolat comme un plat de volailles : c'est mon vin préféré et je le recommande pour sa douceur, son velouté. Le "turriculae " est plus surprenant et inattendu, il ressemble au vin résiné grec et accompagnera agréablement un plat de poissons, des foies gras : additionné d'eau de mer, ce vin en étonnera plus d'un. Enfin, le carenum est aussi un vin doux, aromatisé aux coings et aux parfums de pêches confites, complément agréable de tous les desserts...

 

Il peut paraître curieux d'adjoindre à des vins des aromates mais le résultat est vraiment séduisant... Avant de vous livrer à ces bacchanales romaines, vous pourrez à loisir faire quelques libations aux dieux selon la coutume romaine en les remerciant de ce nectar céleste, digne d'une table royale...

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/article-vins-romains-antiques-un-nectar-digne-des-dieux-108948793.html

 



39 réactions


  • phan 2 juillet 17:29
    Seul un grand vignoble peut produire un nectar.
    Ceux qui n’ont jamais bu un grand vin meurent sots.

  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 juillet 17:54

    « Curieuse coutume, pourrait-on penser mais après tout, c’était aussi, peut-être, une façon de faire passer le goût de l’eau qui pouvait être à l’époque plus ou moins saumâtre ou désagréable. »


    primo, on boit toujours du vin chaud épicé à nel dans beaucoup de régions et du vin avec de l’eau aussi

    deuzio, c’était surtout une façon de désinfecter l’eau qui n’était pas seulement saumâtre mais aussi bouillen de culture dans les plaines, les montagnes étant dotées de trorrents où l’eau vive est plus sûre (mais pas forcément non plus

    troizio, la qualité d’un vin est le travail d’un maitre de chai qui se fie à son palais pour assurer des assemblages suivis d’une année sur l’autre alors que l’oenologue est un agronome spécialisé dans l’optimisation de la culture de la vigne et son rendemant, mais n’a rien à voir avec le goût du vin. il est impossible savoir quel goût avait un vin romain parcequ aucun de nos contemporains n’y a goûté. or les goûts des sonsommateurs varient énormémént. les liqueurs qui portent le même nom que celles du 19èeme siècle sont deux à quatre fois moins sucrées qu’il y a 150 ans et nous ne pourrions plus boire ce qui nous apparaitrait comme des sirops


     


  • Clocel Clocel 2 juillet 17:58

    Perso, le vin romain, j’en voudrais même pas pour assaisonner la salade.

    Leur réputation de barbare doit beaucoup à leur pinard et à son usage.

    Bon, maintenant que Fergus nous promet du vin breton pour bientôt, pourquoi pas, on a priori les palais et l’absence de culture prêts à les tolérer.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 juillet 18:22

    Souvenirs...les nuls . Gamay . Youtube.


  • Xenozoid 2 juillet 18:36

    il est possible d’écrire des article qui via un smartphone jamais ne maturerons..

    any way

    Rosemar,vois tu ce site comme un blog ?

    si oui quel est ton plaisir ?,car on ne te vois que chez toi,tu sort aussi ?....bla bla


  • Jeekes Jeekes 2 juillet 19:02

    Et c’est tout ce qu’elle a trouvé, la rose-marie, pour nous pondre une énième bouse et tenter, encore une fois de faire son intelligente ?

     

    Pauvre naze !

    Le (les) vin(s) de cette époque étaient d’atroces piquettes.

    Clairement imbuvables, puisqu’il fallait y ajouter au choix ; eau (eau !), miel, aromates, et tutti quanti.

     

    Mais bon, la pauvrette en mal d’existence nous a accoutumés à ses niaiseries sans fin. Elle reprend n’importe quelle connerie qu’elle a lu dans un canard people et nous chie un n’artik con à pleurer sans même faire le moindre effort pour se documenter.

    Histoire de savoir (un peu, faut pas être trop difficile) de quoi elle parle...

     

    Pitoyable, quelle vie de vide et de misère doit être la sienne !

     


  •  Met de l’eau dans ton vin @jeekes , tout n’est pas cirrhosemar dans la vie .

     Attendons la çuite au prochain numéro smiley


  • Fergus Fergus 2 juillet 19:54

    Bonsoirn Rosemar

    le raisin était foulé aux pieds"

    De nos jours, ce sont les attentes des électeurs qui sont foulées aux pieds !

    Même technique pour un résultat nettement moins gouleyant, hélas !


  • Armelle Armelle 3 juillet 11:49

    « Mais, enfin, je les ai goûtés, ces vins... au Mas des Tourelles... »

    Mais décidément il n’y a plus de limites...

    L’hégémonie débordante et récurrente du milieu éducatif s’envole au point de prendre les gens pour de véritables cons !!!

    Rosemar, redescendez de votre tour d’ivoire ! Une malencontreuse chute vous serait fatale ! surtout avinée à la piquette vieille de 2000 ans !!!

    Si la prétention et la bêtise se confondent, force est de constater que ce n’est en revanche, pas toujours le cas pour la culture et l’intelligence...


    • rosemar rosemar 3 juillet 12:08

      @Positronique

      Et toc ! C’est bien envoyé !


    • Armelle Armelle 3 juillet 18:06

      @Positronique
      Vous lire m’évoque souvent les mêmes réflexions Prositromachin, et manifestement je ne suis pas la seule.
      Que vous aimiez les niaiseries ne m’étonne pas plus que cela, c’est en effet de votre niveau...


  • eric 3 juillet 13:55

    Remarquable docu de l’Inrap sur ce theme dans la serie, sur nos traces. Saison 2 episode 8 le vigneron, Oú l’on voit notamment un producteur Galo romain, contrefaire des amphores espagnoles, au vins mieux quotés, et ces gens qui tentent d’imiter les productions antiques.


  • ZenZoe ZenZoe 3 juillet 16:25

    En tout cas, si on en croit les infos, les vignes sont en train de crâmer avec la canicule du côté de chez l’auteur. Bientôt plus de vin.


    • keiser keiser 3 juillet 17:04

      @ ZenZoe

      Dans de nombreuses vignes situées entre Gard et Hérault, les fortes chaleurs ont littéralement calciné les feuilles et les grappes naissantes. Au Chai d’Emilien, 50 % de la récolte est perdue, et de nombreuses questions se posent pour l’avenir.

      « Le feu du ciel », voilà l’expression qui revient ce lundi matin dans la bouche des viticulteurs de la région. Vendredi 28 et samedi 29 juin, les températures records qui se sont abattues sur la région ont littéralement brûlé les vignes. "C’est du jamais vu. Nous sommes vignerons depuis six générations et n’étions absolument pas préparés à ça", concède Ophélie, au Chai d’Emilien. 

       smiley


    • keiser keiser 3 juillet 17:32

      @Positronique

      Dans la sainte pauvreté

      Ni chameau, ni diligence,
      Il parcourt l’Europe à pied
      Scandinavie ou Provence

      Dominique, nique, nique
      S’en allait tout simplement,
      Routier, pauvre et chantant
      En tous chemins, en tous lieux,
      Il ne parle que du Bon Dieu,
      Il ne parle que du Bon Dieu


    • keiser keiser 3 juillet 17:59

      @Positronique

      C’est tout !? ... smiley

      Tu ne peux rien produire de mieux, petit étron  !? ...
      Et ben franchement tu me déçois.
      Tu ne peux donc que rester à ton petit niveau de petite merde.
      C’est vraiment décevant ...
      Je te suis depuis une semaine et toi tu me sors :

      Tu changes pas toi hein , toujours aussi lamentable dans tes écrits , ça pique les yeux que de te lire .

      Tu n’es vraiment qu’un petit joueur.

       smiley smiley smiley

      Allez je te pardonne ...
      Et va en paix petite merde.


    • rosemar rosemar 3 juillet 18:21

      @keiser

      Terrible ! La canicule fait des ravages dans le sud.


    • keiser keiser 3 juillet 22:22

      @rosemar

      @keiser

      Et qu’est ce que tu veux que je réponde à une loque humaine hein ??? Il te manque une case et tu n’écris que des conneries , comme dans tes articles merdiques.

      Pardonnes moi rosemar ...

      Mais je vais te répondre au travers de la réponse de Positronique nique nique.

      Quand tu as connu la Baume par le gardon en descendant tranquillement vers le pont du Gard en canoé.
      On pouvait aussi descendre par l’ancienne route du « Salaire de la Peur »

      Quand tu as pris la route du phare de Beauduc, en passant par les salin de Giraud.
      Là où tu pouvais te baigner tout nu et où la moindre personne se trouvait au moins 500 mètre de toi .
      Et que tu pouvais rouler dix kilomètres sur la plage en regardant les flamands roses. Avant de choisir ton emplacement pour passer un week-end tranquille.
      Tout en pêchant des Tellines.
      Je ne parle même pas de l’Espiguette qui était totalement open, après les soir de fêtes.
      Et où l’on pouvait faire l’amour au lever du soleil au bord de la plage dans les dunes.
      Mais ça ...
      C’est un temps que Positronique n’a pas connu.
      Et c’est peut être pour cela qu’il est aussi en colère. smiley

      Parce que maintenant, ce temps est révolu.
      Comme les costières de Nimes qui n’était pas non plus un grand vin.
      Mais c’était quand même un vin séculaire.

      Peut être que bientôt cela sera le tour du Tavel.
      Va savoir ...


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