lundi 19 juillet - par Mervis Nocteau

À propos des expéditions danes, qui s’emparèrent du mode de vie romain, accouchant ainsi de l’âge féodal ...

Quatre siècles avant les expéditions Danes tardives (c'est-à-dire vikings de 800 à 1000) soit donc entre les ans 400 à 600 environs, de l'ère du crucifié ...
 
... des peuples Danes (c'est-à-dire "nordiques centre-orientaux, germano-scandinaves") fragilisent l'empire romain, à cause de leurs expéditions massives. À savoir que depuis toujours, existaient des expéditions de groupes pour le pillage, à la manière de l'antique mercenariat celtique : pour la gloire et sacrifier aux dieux.

 

 

 
 
Sauf que là, les choses sont différentes.
 
Ces peuples Danes partirent, sous la pression d'antiques cavaliers Turco-Mongols nommés les Huns, guidés par Attila, dont le mode de vie est assimilable aux Scythes (répandus sur les territoires des actuels Ukraine, Oural, Khazakstan).


Pour l'empire romain, c'est le drame. Enfin, pas tout à fait. Car les Romains ont toujours été pragmatiques, et se rendent bien compte qu'arrivent les Huns. Aussi, les Romains recrutent les chefs Danes et leur accordent des gouvernorats provinciaux.
 
Quelque part, c'est l'invention de la féodalité déjà, avec Rome pour suzerain et les gouverneurs Danes pour vassaux ... mais avec une nuance marquée en faveur de la Danisation, puisque déjà les Danes fonctionnaient à peu près en bans.
 
 
Angles et Saxons, créèrent les légendaires conflits du Cycle d'Arthur, sur les terres celto-romaines des Îles nordiques occidentales.

Les Francs eurent le succès français que l'on sait, en absorbant les Burgondes, les Wisigoths nord-pyrénéens et la régence romaine de Syagrus, sur les terres celto-romaines des Gaules.

Les Wisigoths sud-pyrénéens, les Suèves et les Vandales s'installèrent dans la péninsule ibérique sur les terres ibéro-romaines et celto-romaines ... sachant que les Vandales continuèrent jusqu'en Afrique du Nord sur les terres carthago-romaines de l'actuelle Tunisie.

Tous ces territoires étaient en cours de christianisation. C'est ainsi que des Danes se romanisèrent et se christianisèrent, en aménageant leurs coutumes héritées.
 
 
Le plus cocasse, c'est que quelques siècles plus tard, ce sont des Danes en voie de christianisation (mais relativement fidèles encore au "forn siðr", c'est-à-dire l'ancienne coutume, selon leur origine géographique) connus sous le nom de vikings, qui combattirent leurs lointains cousins au pouvoir sur le continent, entre 800 et 1100 (de là à conjecturer que le monothéisme ramollit, il n'y a qu'une tentation ... reste que, administrativement, l’Église reprit le dessus).
 
Mais à vrai dire, c'est bien une affaire entre cousins germains ! et on peut l'imaginer un peu comme des déchirements dans une famille, dès qu'on se met à parler de politique ou de religion, lors d'un repas occasionnel, réunissant un peu de monde ...
 
 
En tout cas, tout l'âge féodal européen peut se résumer ainsi : une époque dano-romaine chrétienne, grâce au dressage spirituel actif de l’Église, dressage plébiscité par les gouverneurs Danes devenus rois, pour régner eux-mêmes sur les populations celto-romaines et ibéro-romaines, ainsi que leurs propres populations baltiques originaies et diffusées Danes. Cet âge n'a rien de "moyen", contrairement à l'expression "moyen-âge" (à moins que, effectivement, le monothéisme rendit ce monde médiocre ? ... les sensibilités païennes approuveront peut-être).
 
 
Au passage, en termes physiques, le "Nord spirituel" des nordicistes européens - jusqu'aux (néo)nazis, - n'est pas plus ancien que cette époque : entre les ans 400 et 600 de l'ère du crucifié.

 

 

 

 

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5 réactions


  • Docteur Faustroll Lampion 19 juillet 15:32

    Enfin laa remise en cause de la vision italienne adoptée par les historiens français du dix-neuvième.

    Merci.

    Il y a bien continuité et non rupture entre l’empire romain et l’administration catholique, en effet. La notion de « re-naissance » est un mythe créé pour tenter de recentrer la notion de « civilisation » sur la méditerranée et faire des Teutons des « barbares », alors que la civilisation baltique et son commerce n’avaient rien à envier à Venise ou Gènes dont es villes hanséatiques étaient des concurrentes.

    Mais ça ’a pas suffi pour redonner à Rome sa grandeur. Les colonisations se sont faites par les Pays-Bas (Danes ?), l’Espagne et le Portugal. Le Pape a bien tenté d’écarter les protestants en partageant le globe entre Espagnols et Portugais (traité de Saragosse, 1529), rien n’y fit l’économie a été plus forte que l’injonction romaine.

    Tiens, au fait, en passant, vous savez bien sûr que l’Andalousie (al Andaluz, le Califat etc.) doit son nom à la contrée créée avant l’essor mauresque par les Vandales  : la Vandalousie.


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