samedi 27 juillet 2013 - par jack mandon

Ballade en quête de liberté

(MobiusAnime)

 

Reconnaissance des lieux.

« Je suis le ruban de Moëbius, une figure abstraite, un symbole mathématique.

Le monde onirique dans lequel j'évolue est absolument clos, et pourtant mon univers est infiniment ouvert. Il fallut que la libre intuition d'un savant se manifesta, savant dont je porte le nom, pour que je naquis dans la complétude. En effet, après une longue gestation le cordon ombilical fut sectionné. Suivit un mouvement de torsion de ma section à 180°, et finalement soudé à mes deux extrémités, j'arborais ma forme dynamique infinie.

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Dans cette volute rationnelle en forme de vaisseau spatial, on retrouve l'idée de cercle, d'éternel retour, mais aussi l'idée d'inconscient. Ainsi Lacan reprend souvent dans ses séminaires l'image du ruban de Möbius, qu'il compare au noeud borroméen. Cette bande "qui n'a pas d'envers, dont l'endroit continue l'envers" permet à Lacan d'évoquer l'inconscient.

Inconscient et conscient, mais aussi réel et virtuel sont intimement liés. Le ruban de Moëbius, comme le rêve est un espace de liberté et d’interrogation, Il n'a pas de bord, une seule face, un seul côté, interface et intercession. Continuité et passage. Les bords infinis du rêve. Le rêve équivoque, on veut le séparer du réel, le distinguer. Peut on distinguer le rêve du réel ? A quel moment le réveil se distingue-t-il du rêve ? Le rêve nous ramène du côté de l'entrée dans la vie, c'est une intelligence du monde.

La philosophie puise sa source dans le rêve

C'est René Descartes, le fondateur du rationalisme moderne qui théorisera l'émergence de la raison des limbes oniriques. « Ni l'autorité des Anciens, ni les vérités sensibles ne constituent des principes de recherche. »

Descartes avait fait une expérience du rêve en 1619, alors qu'il était âgé de 23 ans, au cours d'une nuit mémorable. Les trois rêves qu'il avait faits (fiches 44 à 46) l'avaient profondément marqué, au point qu'ils orienteront sa vocation et qu'il en gardera le récit sur lui durant toute sa vie.

Dans la première Méditation, il conclut qu'il n'y a guère de différence significative entre l'état de veille et le sommeil. Toutefois, sa réflexion progresse et, dans la sixième, il reconnaît entre ces deux états une différence essentielle, qui réside dans la mémoire et la liaison des faits cognitifs et des images mentales.

« L'illusion est mère de tous les états de conscience » Alain

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Poursuivre la méditation en évoluant en toute liberté dans le ruban c'est permettre au rêve d'ouvrir toujours la possibilité d'un avenir. Vivre l'intemporalité.

(mobiusescher)

Bergson, qui fut un peu le philosophe du rêve parle du rêve comme étant le « souvenir du présent et la nostalgie de l'avenir, le futur antérieur. » La philosophie puise sa source dans le rêve. Le philosophe qu'il était affinait cette vision.

Dans cette course impromptue, le rêve est réel et le réel est un rêve. Pas de vie humaine sans rêve, et pas de jour sans souvenir de rêve. A l'état de veille, rêve et réalité s'entremêlent dans une action discontinue. Le rêve est prisonnier d'une réalité qu'il reconfigure. Les grands rêves traumatiques s'invitent et le cauchemar fracasse la vie du rêveur. Vise-versa, le rêve nous invite aussi à sortir d'un trauma.

Le rêve est intemporel, c'est un signal. Rêver, c'est mettre la raison en sommeil.

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

L'interprétation des rêves fascine depuis la plus profonde antiquité. La grille de lecture qu'il offre est un immense creuset, un réservoir sans fond, le vivier du collectif humain. La puissance poétique du rêve n'est pas entamée par le désir de l'analyser. J'ai mêlé intentionnellement la volute de Moëbius à l'évocation de la liberté selon Eluard, au mélange ludique du réel et du rêve. Le ruban référentiel, par l'interrogation qu'il suscite, nous engage dans un rêve éveillé. Cette volute magique n'a pas de bord, possède une seule face, un seul côté.

Interface et intercession, comme le rêve, elle représente un processus d'intercession, de continuité et de passage. Les bords infinis d'un rêve. L'équivocité semble de même nature. On voudrait séparer le rêve du réel, le différencier. Mais nous est il possible de distinguer le rêve du réel ? A quel moment le réveil appartient-il toujours au rêve ?

« Le rêve nous ramène du côté de l'entrée de la vie, le rêve est une intelligence du monde » « Intelligence du rêve » Anne Dufourmantelle.

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer ...Liberté

Paul Eluard, Poésies et vérités, 1942

Cette vision onirique et vénusienne de la liberté est l'enfant naturelle de celle, plus martiale préconisée par F. Nietzsche, dans le Crépuscule des Idoles, § 38

A l'instar des grands livres religieux qui instaurèrent la tyrannie et la misère en proférant la la gloire de Dieu et la liberté, Nietzsche ne fait pas exception à la règle. Il eut fallu méditer sur le caractère du guerrier avant de s'engouffrer dans la guerre moderne, rationnellement destructrice et complètement inique.

La liberté pour Nietzsche est liée au caractère guerrier. Elle est la volonté de répondre de soi. « C'est devenir plus indifférent aux chagrins, aux duretés, aux privations, à la vie même... Liberté signifie que les instincts virils, les instincts joyeux de guerre et de victoire, prédominent sur tous les autres instincts, par exemple sur ceux du "bonheur". L'homme devenu libre, combien plus encore l'esprit devenu libre, foule aux pieds cette forme méprisable de bien-être réaliste et immédiat. L'homme libre est guerrier. A quoi se mesure la liberté chez les individus comme chez les peuples ? A la résistance qu'il faut surmonter pour rester en haut. Le type le plus élevé de l'homme libre devrait être cherché là, où constamment la plus forte résistance doit être vaincue : à cinq pas de la tyrannie, au seuil même du danger de la servitude... Premier principe : il faut avoir besoin d'être fort, autrement on ne le devient jamais. » La présence séculaire du guerrier amérindien donne sens à cette vision contemporaine. C'est pour moi un des seuls concepts qui honore la pensée de Nietzsche.

Le Guerrier est vertical et présent. C’est l’intelligence du corps, l’expression moderne de la fonction sensation, kinesthésique, la perception au monde à travers les cinq sens, l’attention au réel, au présent. C’est le fondement de la personnalité. Un homme qui pose en lui la présence du guerrier intérieur sécurise son environnement, il dit ce qu’il fait, il fait ce qu’il dit. Il est assimilable à la fonction sensation qui positionne, ancre, affirme, structure, l’épine dorsale de la vie, le bon sens terrien, l’oxygénation des cellules, le mouvement, la santé du corps. « Une âme saine dans un corps sain. » Un sportif de haut niveau est pourvu d’un guerrier intérieur de qualité, mais aussi toute personne bien dans sa tête, animée de projets dans tous les domaines. La vie est affrontée comme un défi, dans un profond respect de la nature...La métaphore mobiusescher)



306 réactions


  • jack mandon jack mandon 29 juillet 2013 14:56

    Alinea,

    Petite soeur,

    Au fait pourquoi des zouaves ?

    On ne les prenait pas au sérieux dans leur culotte bouffante,
    leur chapeau à poil à la Gamal Ataturk, leurs couleurs de lumière
    qui permettait au tireur ennemi de les ajuster à 5000 lieues.
    Mais alors ça c’est bien sur ! ils sont camouflés les nôtres.
    On ne peut accoucher des ombres qui ne respectent pas le règlement.
    J’ai vécu toute ma vie avec des fantômes, la phase hivernale étant venue,
    il me semble que je peux m’efforcer de supporter les zouaves d’aujourd’hui.
    Quand un fumeur émet le désir d’arrêter son addiction, on est deux.
    Il faut être deux pour avancer dans son ego et alter ego.
    C’est indispensable pour entamer une thérapie, le partage.


    • alinea Alinea 29 juillet 2013 15:08

      Je sais Jack : c’était un pieux voeu !
      Si c’était possible, nous ne vivrions pas dans cette galère mais sur un beau voilier, toute voile dehors sous une nuit étoilée !!
      Et si je puis me permettre, j’ai adoré cette « colère » ; rassurante, pour moi !
      L’orage a dû mettre de l’eau dans la rivière, je vais m’y plonger ; j’espère qu’en rentrant je trouverai d’autres merveilles sur ce fil !


  • gaijin gaijin 29 juillet 2013 16:59

    gollum

    " D’ailleurs accorder plus de réalité aux mondes oniriques et moins de réalité à notre univers habituel fait partie du yoga tibétain afin de percevoir la vacuité inhérente aux phénomènes..

    C’est donc connu depuis longtemps."

    oui très ! depuis environ 120 000 ans par exemple les australiens parlent du temps du rêve  smiley
    https://www.youtube.com/watch?v=N0YYoAr7OkE

     heureusement qu’on les a civilisé ......


    • jack mandon jack mandon 29 juillet 2013 20:25

      Gaijin,

      La sagesse ouvre la voie de la connaissance.
      L’ORIENT ET L’EXTRÊME ORIENT OUVRENT LA VOIE.


    • alinea Alinea 29 juillet 2013 23:20

      J’avais écrit une fois, dans une espèce de fulgurance mais qui a postériori me paraît encore juste, que les orientaux ouvrent leur âme au monde pour l’intégrer ( c’était mieux ! intégrer c’est pas beau) et que les occidentaux ferment leur âme au monde pour s’en protéger.
      Il y a en occident quelques orientaux !


    • Gollum Gollum 30 juillet 2013 09:17

      A Alinea : Oui. Très juste. 


      Dit autrement, l’occidental est masculin et linéaire et l’oriental est féminin et courbe (non-linéaire, logique paradoxale, chemins de traverse)...

      Je crois que l’on tient là d’ailleurs une des clés de la masculinisation à outrance des femmes modernes occidentales, à intellect masculin, souvent agressives.. (toute ressemblance avec un ou des personnages fréquentant AgoraVox est purement fortuite)

  • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 03:17

    Alinea,

    Peut être l’abandon oriental est une manière de se nourrir au cosmos,
    c’est évoluer dans le sens du courant, accompagner l’énergie cosmique.
    Les amérindiens se sentaient locataires et responsables du milieu
    dans lequel ils évoluaient. Le soleil, l’eau, la terre, ils en étaient dépositaires.
    Ils trouvaient tout à fait curieux que les européens leurs proposent
    d’acheter la terre. Plus tard, ils connurent l’enfer. 
    Il semblerait que l’occidental développe un pouvoir de contrôle, de prise
    sur l’environnement naturel, c’est à dire qu’il s’illusionne.
    Avez vous essayé de nager à contre courant ?
    Au fond, ce monde de l’ancien orient procédait du cerveau droit, féminin,
    imaginatif, créatif, spirituel, naturel.
    Le cerveau gauche, l’apprentissage du langage, la technique, le masculin,
    le pouvoir d’organisation et de rationalisation. La démarche culturelle.
    En bonne logique, les deux cerveaux se doivent d’être complémentaires,
    pour que l’animation se développe harmonieusement.

    Bonne nuit Alinea.


  • Sylvie 30 juillet 2013 03:28

    Tirade à la con. Remplacez occidental par Mandon, fonctionne parfaitement aussi


    Il semblerait que l’occidental développe un pouvoir de contrôle, de prise
    sur l’environnement naturel, c’est à dire qu’il s’illusionne.


  • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 03:48

    Sylvie,

    Voici une preuve que contrairement à vous, je n’ai pas
    de préjugé sur vous, mais de la reconnaissance et du respect.

    Par sylvie (---.---.---.59) 5 mars 2010 18:18

    jack, superbe article bien entendu piétiné par les bistrotié, bref
    moi je suis une homme/femme cad corps d’homme et pensée de femme, dur à vivre en effet
    mais je sais que je peux affirmer aujourd’hui mon coté femme ; et cela avec le complicité
    de femmes dont ma chef.....
    Je sais que cela fait sourire sauf quand j’ai les mêmes discussions qu’elles
    Bref merci de votre article

    Les temps changent. nous ne sommes pas monolithique.

    Bonne nuit Sylvie, sans rancune.

     

    • Sylvie 31 juillet 2013 11:28

      Je ne suis pas l’auteure de cet article. Il s’agit d’une autre personne qui a le même prénom que moi.


    • jack mandon jack mandon 31 juillet 2013 19:40

      Sylvie,

      C’est exact, cette personne est harmonieuse et centrée.
      Ses luttes identitaires et son éthique personnelle font la différence.
      C’est une belle personne.


    • gaijin gaijin 31 juillet 2013 21:04

      mon cher aramis si votre flamberge est aussi acérée que votre plume vous devez être un escrimeur redoutable........
       smiley smiley smiley


    • jack mandon jack mandon 1er août 2013 15:05

      Gaijin,

      J’aimerais pouvoir tutoyer les gens que j’aime bien.
      Il existe tellement de peur dans ce canard.
      Habitué à travailler des disciplines américaines,
      comme la transpersonnelle par exemple,
      Dans ce contexte de camouflage, je me sens
      comme un naturiste en slip.


    • gaijin gaijin 3 août 2013 07:39

      jack
      j’avais raté ce message
      oui on peut se tutoyer, moi aussi je préfère ....


  • télé ton destin télé ton destin 30 juillet 2013 03:50

    Bonsoir Jack,

    je me disais aussi, jamais 203 (en parlant de votre commantaire).
    Je faisais un bilan (provisoire) de cette situation pour le moins
    rocambolesque sur votre fil. 3 jours après sa parution votre article
    suscite bien des émotions et des échanges, tantôt aimables,
    tantôt conflictuels, parfois sévères et d’autres fois franchement
    acerbes. Votre sang froid me laisse de marbre. On pourrait
    croire à un flots de mots sans fond, mais il n’en est rien,
    c’est une invitation à la connaissance que de lire l’ensemble
    des propos tenu par les différents protagonistes du débat.
    Comment ne pas regretter ceci dit que des articles hautement
    moins légers ne récoltent des nombres qu’à deux chiffres ?

    L’heure des comptes, peut-être une autre fois, quand la situation sera plus calme et moins commentée, pour l’heure (bien tardive) juste une micro analyse de trottoir :

    La « Ballade en quête de liberté » portait bien son nom, une véritable enquête
    où le sujet « ruban de Moëbius » « figure abstraite » et « symbole mathématique »
    fut (et semble toujours) démontré.

    Question :

    Vous attendiez-vous à un tel résultat en proposant cet article ?

    Conclusion (provisoire & personnelle) : Une idée s’impose... à suivre.


    • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 11:43

      Télé ton destin,

      Vous ne pouvez qu’être visuel...on sera deux.

      Un article,c’est laborieux pour moi, sur mon vélo, dans la montagne,
      les mots viennent, le titre...sans cesse modifié, l’entrée en matière,
      Quant au développement du texte, comme le pense Gollum, dans tous
      les sens. C’est un besoin sans attente.

      Merci de votre visite.


  • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 03:52

    Sylvie,

    Avant d’aller me coucher, une preuve que j’ai pour vous
    de la reconnaissance et du respect.

    Par sylvie (---.---.---.59) 5 mars 2010 18:18

    jack, superbe article bien entendu piétiné par les bistrotié, bref
    moi je suis une homme/femme cad corps d’homme et pensée de femme, dur à vivre en effet
    mais je sais que je peux affirmer aujourd’hui mon coté femme ; et cela avec le complicité
    de femmes dont ma chef.....
    Je sais que cela fait sourire sauf quand j’ai les mêmes discussions qu’elles
    Bref merci de votre article.

    Bonne nuit Sylvie


    • télé ton destin télé ton destin 30 juillet 2013 04:05

      ...ba voilà, vous avez prit la pause, si ça c’est pas un cliché !

      « Télécran » qu’il disait
      et le ruban se poursuit, bonne nuit...


    • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 11:02

      Bonjour Sylvie,

      Voici ce que je vous répondez

      Par jack mandon (---.---.---.41) 5 mars 2010 18:46

      @ Sylvie,

      Merci pour la confidence.
      J’ai eu le plaisir d’établir des contacts de sympathie et de confiance,
      Je reste volontiers à votre écoute, vous avez accès à toutes mes coordonnées.
      Ce qui importe pour tous et de trouver l’harmonie du partage avec l’autre.

      Ce n’est pas maintenant que nous aurons tous le courage

      d’être nous même dans notre différence

      Pensez aux pays où l’on massacre tous ceux qui ont cette sincérité.

      Les insultes et moqueries subies sous nos latitudes sont légères.


    • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 11:07

      Télécran

      Voici que la télé s’en mêle

      Merci de votre passage


    • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 11:55

      La télé du matin,

      Vous avez tout compris.
      Le ruban de Moëbius, c’est la ronde des heures, le temps qui passe,
      le retour régulier de certains faits et surtout cette formidable magie
      de l’amour, de l’amitié et de la vie qui nous fait rencontrer
      des personnages du temps qui passe. C’est un sentiment d’éternité .
      Les époques se chevauchent comme dans la chimère du mouvement
      perpétuel, l’ombre et la lumière se côtoient pour le meilleur.
      L’histoire et le roman se confondent , la tragédie et la comédie se font
      des politesses pour que toujours se poursuive l’aventure.

      Merci de votre visite.


  • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 11:05

    Sylvie

    Je vous répondais...évidemment.
    Tout de même l’engagement total a quelque chose de déstabilisant
    quant à la forme orthographique


  • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 12:26

    La liberté,

    Peut on parler de maladie pour cette désaffection au bonheur ?
    Cet acharnement de l’ombre qui conteste même le soleil.

    Je pense tout à coup au prisonnier libéré, après des décennies.
    de détention. Quand la grande porte de l’établissement pénitencier
    se referme derrière lui il est pris de panique, se retourne et frappe
    la grande porte métallique de tous ses membres pour revenir
    d’où il vient. Il implore l’hospitalité pénitentiaire.

    La peur de la vie, visible et invisible, le choix de l’enchaînement.
    Cette violence névrotique à l’endroit de la liberté et à l’encontre
    de ceux qui tentent plus ou moins adroitement d’en parler.
    Faut il être tordu pour les accuser du contraire !

    Des pays entiers, des dizaines de millions de gens choisissent la tyrannie,
    tyrannie politique ou religieuse, basculant de l’une à l’autre depuis toujours.
    Il y aurait eu tellement à dire si chacun s’était fait confiance.


    • gaijin gaijin 30 juillet 2013 13:25

      « Il y aurait eu tellement à dire si chacun s’était fait confiance. »
      c’est bien là le point il faut s’aimer soi même au moins un peu pour se faire confiance et s’ouvrir a une confiance a l’autre
      a l’époque ou j’aimais faire ce que j’appelais « des concours de bibles » je me souvient d’un des arguments qui m’ étaient venus :
      c’ était a propos de la phrase « aime ton prochain ton comme toi même »
      et j’avais dit en substance : « quand je croise les gens dans la rue et que vois leur gueule , j’ai peur d’être leur prochain ! leur prochaine victime ....... »


    • jack mandon jack mandon 31 juillet 2013 09:49

      Gaijin, bonjour,

      c’ était a propos de la phrase « aime ton prochain ton comme toi même »
      et j’avais dit en substance : « quand je croise les gens dans la rue et que
      je vois leur gueule , j’ai peur d’être leur prochain ! leur prochaine victime ... »


      Dans le premier cas, c’est christique et constitue l’essence du christianisme.
      Dans le second cas Porthos, j’ai l’impression que c’est du Alexandre Dumas.
      C’est une juste réplique aux contradictions perverses ou innocentes de ceux
      qui ne partagent pas nos idées, sentiments ou expériences.

      Dans le ruban de MOËBIUS, on a toujours plus ou moins l’impression qu’il
      y a deux plans, deux mondes, la fameuse binarité. Pour moi c’est illusoire.
      Il faut se rendre à l’évidence, le scrutin prouve qu’il existe un rejet quelque part.
      50+ et 50- aurait pu révéler la part équivalente de l’ombre et de lumière,
      un équilibre entre le visible et l’invisible, le conscient et l’inconscient .
      Cela vaut pour mon interprétation et ne compte que pour une seule voix .

      Mais je le sais, la plupart des votes portent sur des considérations basiques.
      C’est uniquement pour le plaisir de nuire que les virus interviennent.
      C’est un problème d’éthique exclusivement.


    • gaijin gaijin 31 juillet 2013 21:14

      jack
      non ces marauds ne méritent guère un commentaire quelques bonnes taloches tout au plus

      mon point de vue était plus large :
      les gens ne s’aiment pas eux mêmes ( je ne parle pas de l’ égotisme dont chacun a a revendre ) par conséquent ils ne peuvent pas s’ouvrir aux autres, avoir confiance ou quoi que ce soit dans ce genre
      c’est de là que vient tout le mal


    • jack mandon jack mandon 31 juillet 2013 10:11

      Selena,

      Je viens de lire quelques commentaires.....beaucoup, de détracteurs
      incapables de parler du sujet et argumenter dessus.
      C’est la frustration face à votre incapacité à raisonner dans l’abstrait
      qui vous irrite autant contre l’auteur ?

      C’est globalement la conclusion d’Alinea, de Gollum et Gaijin.


  • jack mandon jack mandon 30 juillet 2013 20:23

    Merci Selena,

    votre perspicacité, votre justesse de ton et la synthèse sur l’ensemble
    des échanges. Cela me fait du bien.
    OK pour vous entendre ultérieurement.
    Mieux je vous connais, plus je vous apprécie.
    Je vous sens aussi de mieux en mieux dans votre vie.
    Une bonne solidité intérieure se développe en vous et j’en suis heureux.

    Toute mon amitié.


  • jack mandon jack mandon 31 juillet 2013 10:35

    Gaijin

    vous disiez ruban de moebius ?
    regardez bien ! :

    http://www.google.fr/imgres?newwind...

    Les cultures de l’orient ancien, de l’extrême orient,
    travaillent beaucoup sur l’aspect visuel du symbole.
    Au fond c’était l’époque de l’oralité, l’écriture était le
    privilège d’un petit nombre d’érudits.
    Le mode de perception qui s’imposait alors était
    presque exclusivement visuel.
    Les discours de Socrate s’envolèrent dans l’Attique.
    Ils furent plus ou moins consignés par Platon son élève.

    Le tao est bien sur fabuleusement instructif.
    Le ruban me séduit, il s’accomplit dans l’espace.

    Merci de la visite.


    • gaijin gaijin 31 juillet 2013 16:20

      oui l’ oralité en lien avec le visuel
      l’occidental devant un mandala ne voit qu’une idole étrangère support de ce qu’il s’imagine être une croyance
      et puis vient le vent qui balaye l’image tracée dans le sable alors l’occidental s’en va stupéfait ....
      je suis dans ma périodes aborigénes :
      https://www.youtube.com/watch?v=lovjawnvRio
      ( 10 min a voir absolument )

      mais pour en revenir a nos orientaux connaissez vous ce texte attribué a wang bi ( vers 220 ) ?
      « les idées s’expriment par des images
      les images s’expliquent par des mots
      si on s’attache aux mots
      on perd la compréhension des images
      si on s’ attache aux images
      on perd la compréhension des idées »


    • jack mandon jack mandon 1er août 2013 11:42

      Gaijin, bonjour,

      Très intéressant pour moi.
      Les aborigènes me rappellent les amérindiens.
      Ils ont eu plus de chance avec le destin.
      La situation géographique australienne fut assez protégée.
      Le clip est riche d’enseignements condensés.

      Le temps du rêve - peindre un devenir - pour faire vivre le monde

      Des thèmes essentiels qui parlent aux ethnologues, aux artistes, aux spirituels
      mais représentent un langage abscons pour les esprits rationnels occidentaux.

      C’est au fond un des aspects, et pas le moindre qui engendre les conflits
      sur l’Agora, révèle les jeux d’ombre destructeurs...jusqu’à la haine.

      Le temps du rêve, le temps sacré qui est sensé alimenter le temps profane,
      c’est à dire cette vie creuse et vide, ennuyeuse et destructrice d’originalité.
      Le temps de l’avoir, du combien ça coute et à quoi ça sert.
      Le temps de la persona, de l’apparence, de l’enveloppe.
      Le temps de la finance qui assassine le temps de l’artisanat.
      Entreprise criminelle qui semble représenter le point focal,
      vers lequel globalement le monde se dirige irrésistiblement.

      La rentabilité de l’avoir prend le pas sur la beauté et la félicité de l’être.

      Vous m’avez renvoyé dans les études qui m’ont apporté
      le plus de plaisir.

      Merci mon ami.


  • cevennevive cevennevive 31 juillet 2013 11:19

    Bonjour Séléna,


    « Tout comme, l’intervention de Cevennevive qui n’aime pas les gens dont je fais précisément partie (d’après ce qu’elle dit d’elle, il est évident que je suis presque son opposée), ce qui m’a blessée (pas étonnant, c’est toujours agréable d’être rejeté sans raison !), ce qui m’a ôté une lecture sereine de la situation. Mais, si l’attitude négative de certains intervenants est pénible, l’auteur, de son côté a perdu son sang-froid. »

    Voyez-vous Séléna, depuis que je suis adulte, je ne consulte qu’un médecin pratiquant l’homéopathie, la médecine chinoise, et toute la panoplie des soins rejetés férocement par les allopathes (le Docteur Denis Hébrard à Alès).

    Chaque fois que ce docteur me fait comprendre que quelque chose ne va pas, ou me fait arriver à me poser des questions, je ne dis rien, mais je rejette a priori son diagnostic. Puis, les jours passants, comme je souffre un peu dans mon conscient et mon inconscient, j’apprivoise l’idée qu’il puisse avoir raison. Je mâche, je remâche, puis le goût arrive, avec l’approbation. Et la route vers la guérison est ouverte. C’est ainsi chaque fois. Et je suis en bonne santé !

    Tout cela pour vous dire que je ne rejette pas des personnes telles que vous. Non, oh non ! Elle m’énervent car elles titillent mes certitudes. Vous savez, mes fondations ne sont pas très solides, et je ne voudrais pas que tout s’écroule, maintenant que j’ai trouvé un équilibre assez confortable. Alors, si j’ai mal, je crie. Et ce faisant, je suis souvent injuste et partiale. Mais, toute ma vie, mes armes ont été mes mots et mes phrases. De cela je suis certaine, et mon entourage aussi, qui se plaint souvent de mes griffes sémantiques.

    Voilà !

    Et Jack va rouspéter parce que je ne m’adresse pas directement à lui... Mais je suis sur son fil, et tout ce que je dis est aussi pour lui !

    Une remarque concernant Jack : je crois que ses fondations ne sont pas plus solides que les miennes, et que l’emportement dont il a fait montre prouve à l’évidence qu’il a, lui aussi, peur que ses murs s’écroulent... Non ?

    Jack, n’ai-je pas raison ?

    Bonne journée à tous les deux. Je vous salue aussi Jack.


  • jack mandon jack mandon 31 juillet 2013 13:24

    Cevennevive,

    De toute évidence nous avons tous des bases humaines.
    Mais enfin, qui a dit le contraire ?

    Votre ami l’étoile, Deneb, je dirais plutôt la flèche,
    la tête à claque de la bande, joue l’idiot avec beaucoup de talent.
    Ce n’est pas pour cela qu’il faut lui en vouloir pour ses niaiseries
    d’école communale.
    Il me prend à regretter qu’il ne fut pas un idiot, c’eût été plus reposant
    et au fond infiniment plus respectable.

    Votre intervention vous honore et prouve votre courage
    et votre sincérité. J’observe que nous avons en commun
    des maladresses de langage, différentes, pas au même moment,
    pas dans les mêmes circonstances, le reconnaitre ne nous
    exempte pas de nous améliorer et d’évoluer.

    Je me serais passé de l’intervention musclée de la Walkyrie d’opérette,
    je veux parler de Sylvie et de ses fixations abusives.
    Elle m’a donné une espèce de dégout pour le lait.
    Je me demande pourquoi ?
    Vous pourriez me le dire, vous qui avez l’expérience de la maternité.
    Je m’interroge encore. Votre réponse restera confidentielle bien sur.

    En attendant, vous avez magnifié l’intervention spirituelle de Constant.
    Le pamphlet était habile et en partie justifié, mais il ne fallait pas en
    profiter pour occulter le fond du problème...comme cela vous arrive
    avec les oracles et les soins de votre médecin non bridé.

    Quand au pamphlétaire, dans une pirouette convenue, il a pris
    la fuite comme un saltimbanque en tournée estivale
    en oubliant de donner son avis sur le sujet proposé.

    La politesse, l’éthique, le courage intellectuel, la communication,
    ça existe. Si le sujet proposé n’intéresse pas on passe à autre chose.

    C’est le principal reproche que j’adresse à ceux qu’Alinea nomme
    des zouaves. (dans le texte). On pourrait dire des virus.

    Pour finir, je suis vulnérable, ça ne m’empêche pas d’avoir des intuitions,
    des convictions, des passions et bien sur de connaitre des débordements
    comme toute personne émotive...voire même hyperémotive.
    Je n’ai pas en revanche de muraille, de protections, la preuve,
    je suis le seul de la bande qui dévoile son identité quasi complètement.
    De plus, on peut être vulnérable et se sentir bien ancré.
    C’est bien entendu tout à fait subjectif, mais c’est le lot de l’humanité.

    En cela, ceux qui m’attaquent et m’insultent en se voilant la face,
    en se planquant, ne font pas preuve d’un grand courage.
    De plus ils voudraient en savoir d’avantage encore.
    Cela prouve bien que leur niveau de conscience est faible.

    Ce qui fait ma force, c’est précisément ma vulnérabilité avouée.
    Je conteste leur attitude,elle est incohérente et de plus malveillante.

    Je vous quitte momentanément

    Merci de votre visite.


    • Sylvie 31 juillet 2013 13:35

      La walkyrie qui vous a dégoûté du lait... 


      A votre âge, il était grand temps de vous sevrer... 

      Quant à votre supposé courage face ma (notre) couardise à intervenir sous un pseudo faites moi pas rire, vous êtes ici pour vendre votre soupe.

    • Gollum Gollum 1er août 2013 09:00

      Non. Il y a du courage à venir ici sous sa vraie identité quand on connaît bien AgoraVox.


      Ce que je me suis bien gardé de faire bien évidemment.

    • jack mandon jack mandon 1er août 2013 12:07

      Gollum,
      Il y a du courage à venir ici sous sa vraie identité quand on connaît bien AgoraVox.

      Ce que je me suis bien gardé de faire bien évidemment.
       
      Je ne sais pas s’il faut être courageux, je vais peut être vous surprendre,
      il faut aimer le jeu jusqu’à se perdre, une addiction émotionnelle.
      Je n’en connais pas d’autre, il faut bien que j’accepte mon ombre.

      Non soyons sérieux, c’est une forme de thérapie de groupe.
      Jusqu’à présent, ce n’est pas probant.
      Je constate qu’il existe 70 % des intervenants qui rejettent l’offre,
      les effets collatéraux peuvent être épuisants, mais soyons sérieux
      ce n’est pas mortel.


    • alinea Alinea 4 août 2013 00:09

      Jack ; l’ émotivité non gérée est une plaie ridicule et qui me met mal à l’aise ; en revanche telles que vous la vivez, c’est une richesse toute en nuances et qui nous déstabilisise délicieusement !
      Je voudrais qu’on m’explique cette « polémique » sur l’anonymat : ce n’est pas la première fois qu’on en parle sur ce site.
      Si je vous donne mon nom et mon prénom, en quoi serai-je moins anonyme pour vous ?
      Pour ma part, j’aime mon nom qui est autant turc que pakistanais ; je ne déteste pas mon prénom franchouillard mais je déteste les deux côte à côte ; je n’aime pas leur sonorité ; aussi, puisque l’occasion m’est donnée d’en changer, je profite !
      Regardez le rapport au père aussi : assumer son nom, le revendiquer ou en être fier !
      Bref ; Mandon m’est aussi anonyme que tartampion, sauf qu’au choix d’un pseudo, on se révèle plus !!


    • alinea Alinea 4 août 2013 00:10

      ce qui est bien sylvie, c’est qu’il ne la vend pas chère ; je pourrais même dire qu’il la donne !


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 20:31

      Bonsoir Alinea,

      Jack ; l’ émotivité non gérée est une plaie ridicule et qui me met mal à l’aise ; en revanche telles que vous la vivez, c’est une richesse toute en nuances et qui nous déstabilisise délicieusement !
      Je voudrais qu’on m’explique cette « polémique » sur l’anonymat : ce n’est pas la première fois qu’on en parle sur ce site.
      Si je vous donne mon nom et mon prénom, en quoi serai-je moins anonyme pour vous ?
      Pour ma part, j’aime mon nom qui est autant turc que pakistanais ; je ne déteste pas mon prénom franchouillard mais je déteste les deux côte à côte ; je n’aime pas leur sonorité ; aussi, puisque l’occasion m’est donnée d’en changer, je profite !
      Regardez le rapport au père aussi : assumer son nom, le revendiquer ou en être fier !
      Bref ; Mandon m’est aussi anonyme que tartampion, sauf qu’au choix d’un pseudo, on se révèle plus !!

      Introduction charmante puis interrogation intéressante.

      J’ai quelques fois évoqué le positionnement du guerrier amérindien.
      Il se fait reconnaitre et souligne sa présence en période de guerre,
      contrairement au scélérat qui se fait sauter dans un lieu public
      et le technicien tueur qui appuie sur un bouton pour anéantir une ville.

      Alinea, les raisons que vous invoquez sont esthétiques et non stratégiques.
      Vous avez l’intelligence et la maturité de penser le conflit et la haine
      comme vils ou pathologiques, vous n’enfilez pas votre tenue de guerre Alinea,
      Gollum, gaijin, Selena, le capitaine et bien d’autres n’ont pas d’intentions
      belliqueuses et destructives, ils veulent tout au plus jouer sans malice.
      Un seul mot pour préciser, c’est une question d’éthique.

      Entre nous, mon vrai nom, c’est Tartampion...c’est franchement populaire.

      Alinea...c’est une respiration pour une inspiratrice.


    • Gollum Gollum 6 août 2013 12:31

      sauf qu’au choix d’un pseudo, on se révèle plus !!



      Oui. Perso j’ai choisi le personnage le plus méprisable de la saga de Tolkien et je ne crois pas que cela soit un hasard.. J’ai toujours été attiré par ce que le consensus réprouve..

      Une façon d’aller à rebrousse-poil.. smiley

  • jack mandon jack mandon 31 juillet 2013 14:38

    Tiens, la teigne à l’humour unilatéral.

    Selena amorce innocemment la pompe,
    Cevennevive, de bonne foi ajoute une couche,
    Mandon entre dans le jeu, comme on met les pieds dans le plat.
    et « Zorro est arrivé » pour dénoncer le mercantilisme ambiant.

    L’argent serait le noeud gordien de cette vengeresse créature  ?

    Et le besoin d’exister ? celui de jouer ? qu’en faites vous ?


    • gaijin gaijin 31 juillet 2013 16:22

       « malheur a qui veut préférer le verbe être au verbe avoir »
      jacques brel


    • jack mandon jack mandon 31 juillet 2013 17:04

      Gaijin,

      Je ne connaissais pas cette citation, même si j’ai toujours pensé
      qu’il incarne parfaitement l’homme de la Mancha
      C’était l’expression la plus pure de son moi profond,
      de son moi tout cours d’ailleurs.
      Malheur à qui peut préférer le verbe être au verbe avoir, je sais son désespoir.
      C’est intéressant de souligner ce qui peut résulter de ces deux
      pulsions, l’être et l’avoir qui ont tellement de difficultés à s’articuler
      harmonieusement
      « Je vis de mon désir de vivre »,

      Un chevalier moderne, Jacques Brel, en rupture de ban avec une société qui l’étouffe,

      le poète rejoindra le mythe pour entrer avec lui dans la légende.

      Comme le héros, il connaîtra la gloire et la désillusion, il affrontera les dangers et les impondérables, les espaces et les continents, connaîtra l’amour, la noblesse et la vocation pour pénétrer dans l’éternité de son histoire car les héros sont éternels.

      La Quête

      Rêver un impossible rêve

      Porter le chagrin des départs

      Brûler d’une possible fièvre

      Partir où personne ne part

      Aimer jusqu’à la déchirure

      Aimer, même trop, même mal,

      Tenter, sans force et sans armure,

      D’atteindre l’inaccessible étoile

      Telle est ma quête,

      Suivre l’étoile...

       


    • gaijin gaijin 31 juillet 2013 18:15

      je ne sais plus de qu’elle chanson c’est sortit mais c’est de de brel que je l’ai entendu c’est sur
      peut être d’une interview ....
      la quète oui je partage entièrement
      même si aujourd’hui j’ai trouvé plus de paix elle m’a accompagnée pendant au moins 20 ans
       
      " je ne sais si je serais ce héros
      mais mon coeur serait tranquille
      et mes villes s’éclabousseraient de bleu
      tout ça parce qu’un malheureux
      brule encore bien qu’ayant tout brulé
      brule encore même trop, même mal
      pour atteindre , a s’en écarteler
      pour atteindre ....l’ innacessible étoile

      je ne suis pas surpris que vous aimiez aussi
      même si je n’y avait pas spécialement pensé je sentais bien chez vous le coté écorché vif .......


  • jack mandon jack mandon 31 juillet 2013 20:00

    Gaijin,

    Georges, Léo et Jacques ont marqué mon adolescence.
    La poésie s’insinuait en un temps ou tout n’était pas conscient.
    Au fil des années, les rideaux du spectacle de la vie se sont écartés
    et, au fil des textes tout pris sens. Léo fut le plus difficile d’accès,
    son côté bourru et dépressif me rebutait un peu mais... avec le temps,
    tout fut bien.

    Je privilégie ce mode culturel car il se laisse habiter progressivement
    à la mesure de notre maturation et de notre entendement.
    Au fond, c’est le lot du sensible, de l’art et du spirituel.


  • Gollum Gollum 1er août 2013 08:55

    Bon je m’absente et le fil continue.. smiley


    Pour ce qui est de la voie des rêves elle n’est pas spécialement facile. Outre la difficulté à s’en souvenir (mais le fait de les noter facilite les choses), la difficulté à en tirer la substantifique moelle, il faut de la constance, de la patience, savoir ne pas céder au découragement, etc..

    Le faire seul rajoute à la difficulté, mais le faire avec un professionnel, de préférence adoubé par ses pairs et la profession afin de ne pas tomber sur une brebis galeuse, n’est pas une garantie non plus car même avec toutes les garanties on peut mal tomber..

    Je pense même qu’il doit y avoir plus de praticiens foireux (désolé Jack, je saborde votre entreprise commerciale, Sylvie doit jubiler.. smiley) comme il y a plus d’astrologues professionnels qui sont plus proches de l’amateurisme qu’autre chose..

    Autrement dit c’est pas tous les jours que l’on tombe sur un type de la carrure de Jung et ça il faut en tenir compte..



    • gaijin gaijin 1er août 2013 14:08

      ne n’est pas le diplôme qui crée la compétence ! ça se saurait
      un discours a un sens ou il n’en a pas.
      ( a moins bien sur que l’on soit dans la croyance ( ou l’incroyance ce qui est pareil )


    • jack mandon jack mandon 1er août 2013 15:23

      Lyon67

      Il est toujours courageux de faire autorité dans un domaine.
      Dans toutes les circonstances il est extrêmement facile
      d’échafauder une critique. C’est un art cependant salutaire
      qui fait appel à d’autres compétences tout aussi créatives
      et tout aussi contestables dans un contexte déjà conflictuel.

      Un peu d’éthique et d’humanité ne sauraient déranger.


  • jack mandon jack mandon 1er août 2013 12:42

    Gollum,

    ça demande surtout cette espèce de spontanéité
    propre à l’enfant qui fait confiance.
    Je vais vous surprendre, je fonctionne comme ça.

    L’interprétation du rêve se passe de praticien.

    Ce qu’il faut poser comme postulat, dans un rêve,
    on est l’acteur, le metteur en scène et le public.

    Vous me répondrez, tout le monde sait ça.

    Non non et non, tout le monde a entendu ça mais n’a
    pas suffisamment réfléchi et médité sur cette signification.

    Après un rêve, on est quelque peu fracassé et bien en peine,
    quand bien même on a passé sa vie à étudier ce sujet.,
    d’avoir les bons réflexes.
    Un rêve est une oeuvre abstraite, on s’installe devant
    et l’on s’abandonne, on attend et on la ferme.
    L’interprétation n’est pas du domaine du pouvoir,
    de la volonté vaine à l’occidental.
    C’est un peu comme l’histoire du petit prince et du renard.
    Le rêve, c’est le renard de st Ex.
    Etre patient, attendre respectueusement pour apprivoiser le rêve.
    Tout le dialogue de l’amitié traduit parfaitement la relation
    qui doit s’instaurer entre le rêveur et son rêve.

    Je me suis demandé de quoi tu parlais et à qui tu parlais.
    C’est vrai qu’il existe de nombreuses manières de faire de l’humour.

    En finalité tout le monde devrait être maitre de son destin.

     


  • jack mandon jack mandon 1er août 2013 15:14

    Lyon67

    Suffisamment médité et réfléchi, pour laisser au rêveur
    l’entière propriété de ses visions oniriques.


    • alinea Alinea 4 août 2013 00:16

      Lyon 67 ; pas du tout, c’est la technique des manouches qui lisent dans vos mains ; je te mets en appétit pour 10 francs ; pour vingt de plus je t’en dis un peu plus, que tu ne comprends pas ; alors, pour cent de plus, je t’explique !
       smiley


  • jack mandon jack mandon 1er août 2013 16:22

    OK je vois,

    Je ne cherche à convaincre personne,
    je demandais un échange, un partage.
    Je remercie tous ceux qui ont joué le jeu.


  • télé ton destin télé ton destin 1er août 2013 17:51

    Bonjour Jack,

    ils ont tous joué le jeu, vous y compris, et quelque chose me dit que ce n’est pas finit,
    votre « ruban de Moëbius » prend des allures de mouvement perpétuel...

    « Un article, c’est laborieux pour moi, sur mon vélo, dans la montagne,
    les mots viennent, le titre...sans cesse modifié, l’entrée en matière.
    Quant au développement du texte, comme le pense Gollum, dans tous
    les sens. C’est un besoin sans attente
    . »

    Ayant lu et relu l’article ainsi que l’ensemble des échanges,
    je confirme votre sang froid et un recul certain,
    face au commentaires qui prirent parfois une forme de diatribe
    s’éloignant du sujet initial à maintes reprises.

    Pour avoir souhaité « échange » et « partage »
    on peut dire que vous avez été gâté et peu épargné.

    L’aspect le plus intéressant de tous ceux-ci concernait la vision du rêve, plus ou moins partagé suivant les protagonistes.

     Tentative (infructueuse) de bilan :

     - 65 % de désaccord (ou 35 d’avis complice)

    - une petite vingtaine de participants.

    - 264 commentaires dont près d’une centaine de votre part.

    (c’est dire si vous tenez à l’échange).

    - une trentaine (en moyenne) pour les plus tenants à la conviction de leurs idées.

    (et des idées exellentes parfois, délicates pour d’autres)

    - 5 (toujours en moyenne) pour ceux qui postent et puis s’en vont

    (la télé y compris) sur d’autre article où reprendre leur vie.

    - un flot d’information incontestablement enrichissant si l’on fait le tri.

    - ………………………………................................................................

     

    Je m’arrêterai là, la délation et autres comptes d’apothicaires c’est pour la vrai télé et les médias de pacotilles.

     En conclusion (et tant pis, ou mieux, pour ceux qui jugeront) voilà quasiment les deux phrases qui me semblent les plus représentatives de tout ce débat :

     « Je n’ai pas en revanche de muraille, de protection, la preuve,
    je suis le seul de la bande qui dévoile son identité quasi complètement
     ».

     A bientôt sur votre prochain article (je l’espère) ou ici, si le mouvement (ruban) se poursuit.


    • jack mandon jack mandon 2 août 2013 10:44

      télé ton destin,

      Ici Cognacq-Jay, à vous les studios,

      Merci Léon Zitrone


    • gaijin gaijin 2 août 2013 13:19

      « ainsi que l’ensemble des échanges »
      bravo ! bel effort
      mais votre bilan est juste un truc de comptable.
      il y a une autre façon de voir : un seul échange réussit et instructif ou inspirant est comme une bougie dans une pièce sombre : ça suffit pour éclairer !
      c’est a la qualité des bons échanges que se mesure la réussite !


    • jack mandon jack mandon 2 août 2013 13:56

      Gaijin,

      Juste métaphore,

      un seul échange réussit et instructif ou inspirant est comme une bougie
      dans une pièce sombre : ça suffit pour éclairer !

      On ne peut ignorer la part de subjectivité qui s’inscrit
      dans cette vision lumineuse. Il faut laisser l’espace
      de sécurité à tous ceux qui marquent leur indisposition,
      en espérant qu’il nous accorde la réciprocité d’expression.


    • gaijin gaijin 2 août 2013 17:53

      « en espérant qu’il nous accorde la réciprocité d’expression. »
      les petits hommes gris ont réduit le monde a leur rationalisme étriqué, tout ce qui n’est pas eux les dérange et il n’y a rien a espérer de leur part
      reconquérir le droit a exprimer un point de vue humain est le seul choix qui reste

      « i’ am not a number  »
      numéro 6


    • télé ton destin télé ton destin 4 août 2013 19:26

      Bonjour Mr Jack,

      je vous reçois 13/15, car vous savez bien que la télé n’émet plus depuis ces locaux.
      Par contre si vous avez un cognac millésimé « Grande Champagne » à partager, je suis preneur.

      Quand à Interville, bien que j’ai connu cette génération,
      votre référence n’est pas des plus fines,
      il y avait tant d’autres choix dans ce bouillon de culture.

      Par exemple cliquez donc sur l’image de ce bouillon,
      le hasard, ou plutôt la synchronicité,vous conduira à ceci (intéressant, non ?)
      Et belle plume qui plus est, ça me rappelle votre ruban.

      Au sujet de votre Sylvie et Tiburce,
      j’ai suivi les indications du capitaine Escartefigue, j’y reviendrais plus bas.

      Bonne fin de dimanche à vous.

       Ah, et pour la bougie :

      « On peut en allumer des dizaines à partir d’une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. »

      Juste citation de Bouddha.

      Cette histoire de ruban ne finit pas de nous conter merveille.


    • télé ton destin télé ton destin 4 août 2013 20:25

      Mr Gaijin, bonsoir.

      Merci pour votre « bravo » mais je ne mérite aucun éloge.
      Serait-ce donc un « effort » que de lire un article et tous les commentaires, quand ceux-ci prêtent à s’instruire et à se faire une idée sur différentes idées justement ?

      Quand à mon « bilan » il n’en n’est pas un, mais peut-être n’avez-vous pas lu ma première intervention sur ce fil. Pour la comptabilité, je vous rappelle que les comptes d’apothicaires, très peu pour moi. Si vous voulez une analyse en profondeur des statistiques, ça peut s’arranger, mais cela ne mènera pas à grand chose, les échanges constructifs et réussis me semblent plus compatibles avec instruction et inspiration, et ils ne sont pas forcés d’être limités au chiffre unique de 1, surtout s’ils sont de qualité, cela ne fait pas deux poids deux mesures.

      Pour preuve, bon nombres de vos interventions remplissent cet adage
      et en plus de les avoir lu, quand une notion m’échappe ou m’est inconnue,
      je m’informe avant de poursuivre la lecture pour ne pas méprendre l’auteur et plus simplement pour m’enrichir, en tant qu’individu passionné par bien des choses.

      "I am not a number, i am a free man" enfin, j’essaie.


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 12:39

      télé ton destin,

      J’ai été très heureux de votre intervention.
      Je suis visuel, la télé est un outil culturel pour moi.
      Vous avez apporté beaucoup de fraicheur dans le débat.
      J’ai surtout compris que nous avons connu une autre France.
      Une autre France qui avait ses préjugés mais ses bonnes intentions.
      Dans mon enfance et mon adolescence, l’inhibition retenait encore
      les emportements, l’irrespect et autres violences pratiquées ici et là.
      J’ai plaisanté avec des expressions télévisuelles de l’époque de Zitrone.
      C’était un réflexe, pour m’éviter d’envoyer des baffes à certains intervenants.

      Je suis un nostalgique me rétorqueraient quelques commentateurs.
      Je leur répondrais qu’ils n’ont pas de passé, pas d’avenir, que leur
      présent est incertain et que je m’en fiche complètement.
      Tous les temps de la vie se conjuguent au temps de l’espérance
      et de l’action, les plaintes et surtout l’agressivité de bon ton,
      dans leur monde de merde, c’est un problème qu’ils entretiennent.

      Les mesquins ont des petites vies, ils en sont responsables.

      A plus tard et merci encore. 


    • Gollum Gollum 2 août 2013 11:39

      Euh ? Cela voudrait-il dire que vous êtes ce que l’on appelle une pipole, une star, quelqu’un de connu, Séléna ?


  • jack mandon jack mandon 2 août 2013 10:47

    Bonjour Guy lux,

    Je vous rend l’antenne,

    Merci


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 12:46

      Selene,

      Plus qu’un symbole pour moi, « Selene est toute ma chair,
      et sur ma chair je bâtirais mon histoire... »

      Curieux ça me rappelle quelque chose.

      Marqué par mes études de théologie, je mêle allègrement
      judéo-christianisme et paganisme.
      Ce qui fait dire à Gollum que je fais l’école buissonnière.
      A mon avis, il est jaloux.
      Amicalement lunaire


  • jack mandon jack mandon 2 août 2013 14:25

    Pénétrer dans l’hélice du ruban de Moëbius,
    c’est traverser des moments d’atmosphères inégales.
    Disparaissant dans des contrées obscures et inconfortables,
    puis exploser à la lumière brutalement.
    Vivre tous les états de conscience et cultiver l’art de la flexibilité.


  • jack mandon jack mandon 3 août 2013 14:37

    A tous,

    Sylvie a disparu, comme Tiburce, (même personnage sans doute)

    Elle dénonçait une emprise qu’elle nommait « Gourou »
    C’est à dire, la maitrise et la domination d’une personne.
    L’icône pulpeuse s’est éteinte.
    Une stratégie habile et intelligente fut expérimentée, pourquoi ?
    C’est toujours facile de repérer des failles et des maladresses.
    Décrédibiliser, déstabiliser, diviser, séparer, nuire, tout fut tenté.
    Pourquoi ? Un contentieux entre « Sylvie ». et Jack Mandon.
    C’est une hypothèse à laquelle j’ai pensé. Une personne m’est venu
    à l’esprit. Elle présente cette combattivité et cette intelligence.
    Je veux exclure cette hypothèse, elle avait tant de talents humains.
    Sinon on peut évoquer un autre scénario.
    La personne dénonce et projette son ombre du besoin de domination.
    C’est la projection de son ombre et cela devient une bonne application.
    Le ruban de Moëbius s’impose avec Lacan en toile de fond
    et je suis heureux du développement global des commentaires.

    Il est évident que si je n’avais pas eu le soutien d’un environnement
    bienveillant et confiant, je me serais montré moins serein.

    Merci à vous tous et à Gollum qui m’a fait observer un détail important.


    • gaijin gaijin 3 août 2013 15:33

      « Vous y perdez ceux qui sont à la recherche d’une vérité que l’on puisse partager sur la base de la vérité scientifique »
      parce que ça ce n’est pas de l’imposture ????
      les tartuffes modernes font avancer leur intolérance sous le couvert d’une pauvre science qui n’y est pas pour grand chose
      « couvrez cet esprit que je ne saurais voir  »
      ou était de la part des sus nommés la poindre trace d’opposition construite, d’hypothèses éclairantes, de débat rationnel ?
      rien a part des anathèmes : gourous, nazis, juifs........
      étonnant mélange, servit sans le moindre soupçon de preuve pour le rendre plus digeste


    • jack mandon jack mandon 3 août 2013 15:46

      Gaijin,

      Merci de votre éclairage.
      Il faut se rendre à l’évidence, les faits parlent d’eux mêmes,
      le conflit est incontournable.
      Les événements du monde nous montrent que la barbarie
      fait son oeuvre. La tyrannie politique ou religieuse s’imposent.
      Le pire, c’est qu’elle trouve devant elle la prédation financière
      qui ne démérite pas en matière de monstruosité.
      Pour revenir à ce qui nous concerne plus directement,
      Eros et Thanatos se partageront toujours l’humanité.

      un pour tous...

      Merci


    • alinea Alinea 4 août 2013 00:25

      À propos de Sylvie aux seins nus ; d’après ce que j’en sais c’est un homme : il y a encore du boulot pour le psy, mais ce n’est pas cela que je voulais dire.
      Si tu es émotif moi je suis naïve ; j’ai l’impression de voler, pas très haut il est vrai mais l’effet enivrant est le même- sur mon petit tapis, au dessus de miasmes invraisemblables ; j’espère juste que je n’y tomberai pas ; j’ai idée qu’on étouffe là dans d’atroces souffrances !


    • jack mandon jack mandon 4 août 2013 04:10

      Alinea,

      j’ai l’impression de voler, pas très haut il est vrai mais l’effet enivrant est le même
      sur mon petit tapis, au dessus de miasmes invraisemblables ; j’espère juste
      que je n’y tomberai pas ; j’ai idée qu’on étouffe là dans d’atroces souffrances !

      Tu traduis bien ce que je sens aussi. L’enfer n’est pas un vain mot.

      C’était une évocation poétique et philosophique, certes très modeste,
      ballade en quête de liberté dans les cahiers et les rêves d’enfants.
      Une forme de promenade initiatique. Alors bien sur, il fallut affronter
      les nuits et les jours, la lumière et l’ombre...l’espérance déçue.
      Un monde infâme, informe...les bas fonds, la négation du sensible.
      La négation du sensible, c’est pour moi le sommet,
      car c’est la négation de mon existence même.
      Je citais Pasolini dans sa vision du fascisme, là je l’ai rencontré.

      Les peurs viscérales se traduisent en projections infâmes.
      C’est ainsi que des collectivités grégaires se constituent.
      Cela devient l’enfer de Jérôme Boch, inquiétant et violent.

      Mais attention petite soeur cela ne nous concerne pas.
      C’est du grand guignol aux icônes aussi vides que ridicules.
      On peut s’interroger sur leurs présences...ombres égarées ?
      La libération suprême, c’est le lâché prise et la confiance.
      Bonne nuit petite soeur.


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 12:50

      Lyon67,

      Si vous désirez débattre honnêtement, je suis à votre disposition.

      Je me doute que c’est de ma part un souhait pieux sans lendemain.

      Dans mon adolescence, on ne brûlait pas les voitures, on discutait.


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 15:13

      Tall,

      Je ne vois pas très bien pourquoi les hommes qui croient aux électrons
      se considèrent comme moins crédules que les hommes qui croient
      aux anges.


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 15:47

      Tall,

      Débattre, c’est ma passion.
      Pour cela, il faut admettre au moins un instant que l’on ne sais rien.
      Abandonnez vos avis péremptoires et vos idées préconçues, cherchez
      la sincérité et la cohérence et revenez me voir.
      Le nombre de participants ne fait rien à l’affaire.
      Les grands conflits meurtriers nous parlent de la multitude qui ne pense
      qu’avec une seule tête et qui remplit les charniers.
      Vous n’aimez pas Jaures ? normal, là vous êtes cohérent.


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 16:47

      Tall,

      Merci du renseignement.
      Des vieux profs dites vous ?
      C’est un univers proche de « l’enfant » de la transactionnelle.
      Dans le meilleur des cas, il est créatif, spontané, libre.
      Il peut se montrer indiscipliné, en opposition, révolté,
      la forme qu’il prend dans les citées multi-confusion.
      Dur métier que celui d’enseignant, ça use.
      Les enseignants de mon enfance ne m’ont jamais fait rêver.
      C’est vrai qu’ils n’étaient pas là pour ça.
      J’ai du attendre la maturité pour apprendre en rêvant,
      ou même le contraire...ce n’était plus le cadre de laïcité.

      Merci Tall


    • escartefigue 5 août 2013 19:02

      Selena ,


      On ne saurait mieux dire . 


      Marcher à côté de la vie comme ces pauvres ères pleins de certitudes
      écroulées doit être leur chemin de croix . 

      Dommage , ils auraient pu être intelligents .


    • escartefigue 5 août 2013 19:58

      lire pauvres hères .....


    • jack mandon jack mandon 6 août 2013 11:32

      Selena,

      Plaidoyer sans appel.

      L’enfance emmagasine des souvenirs tenaces.

      Le bonheur de l’enfant n’est pas en accord avec les besoins d’une nation.

      Selena la guerrière d’un temps sacré ou les adultes n’entrent pas. 


    • jack mandon jack mandon 6 août 2013 11:34

      Capitaine,

      Normal que vous voguiez dans le même bateau.

      L’enfance est encore bien vive pour vous aussi.

      Merci des clins d’oeil.


    • escartefigue 6 août 2013 12:43

      Bonjour Jack , 


      J’ y connais pas trop dans toutes ces histoires un peu mythologiques 
      et astrologiques . 

      Ce pourquoi je m’ intéresse à vos articles . Mais ça reste compliqué pour moi . 

      Pourtant , ayant décidé que le monde idéal pourrait exister j’ essaie de mettre 
      toutes les chances de mon côté pour le construire . 

      Trouvant bien des charmes à la vie , le temps , le soleil , le vent , les filles , 
      la contemplation , le mystère , tous les points d’ interrogation qui surgissent je 
      trouve de l’ harmonie dans vos billets .


      J’ aime penser que le monde pourrait être moins con . 


      Bien à vous Jack .

    • Gollum Gollum 6 août 2013 13:05

      Ah tiens vous êtes à -3.. Y a encore de la friture sur la ligne.. smiley


    • Gollum Gollum 6 août 2013 13:06

      Je parlais à Jack. On dirait qu’il y a le bordel dans le classement des posts.. ?


    • jack mandon jack mandon 7 août 2013 08:05

      Merci capitaine,

      Il faut attendre une longue vie, bien courte, pour oser dire des choses
      sans importance pour le monde des juges et des doctes reconnus.
      Ceux ci vous ont montré du doigt, dénonçant votre différence
      et vous ont maintenu dans l’ombre de ce brillant système.
      Ce brillant système qui mélange culture et mondanité,
      spiritualité et barbarie religieuse, politique et finance.
      Ce système qui s’épuise dans ces monstruosités et sa tyrannie.

      Les disciplines décriées, contestées et moquées auxquelles
      vous accordez une attention respectable et beaucoup de bienveillance
      sont nées chez des hommes qui regardaient le monde autrement.
      Au moyen âge on se posait la question de savoir comment les éliminer,
      les mêlant souvent avec des personnes psychiquement malades,
      elles aussi d’ailleurs torturées pour un mal qui les dévastait..

      Des esprits éclairés, les scientifiques et philosophes ont fait émerger
      un monde intelligent, la foule des indigents en ont ramassé les bribes,
      pour les agiter et les faire croitre dans un esprit de discorde et de rejet.

      La science est comme une femme ; si elle demeure, publique, auprès
      de son mari, on l’honore ; si elle devient publique, elle s’avilit.
      Descartes

      La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions
      être des hommes

      Jean Rostand.

      Il en va ainsi depuis le début des temps

       .


    • jack mandon jack mandon 7 août 2013 08:11

      Capitaine,

      Si elle demeure pudique, auprès de son mari...et non publique...quoi que.
      Curieux lapsus entre le fond et la forme on peut s’interroger.


    • escartefigue 7 août 2013 18:56

      Oui Jack le pudisme ou pour ceux qui préfèrent la pudeur est un drôle de

      concept renvoyant l’ humain  à toutes sortes de  considérations , à l’ éducation 
       de la sexualité  apprenant à l’ enfant à cacher ses organes , à dominer 
      ses pulsions et toutes ces choses qui tournent autour .

      Avoir eu des parents pas trop inhibés est sans doute une bonne voie
      vers une structuration mentale correcte .

      Les notions de plaisir sont conditionnées par une adaptation harmonieuse 
      de la pudeur à la sexualité . 

      Mais bon , je ne suis pas spécialiste , juste un humain . 

      Cordialement à vous .


  • escartefigue 3 août 2013 15:04

    Bonjour Jack , 


    Les deux impétrants sus-nommés font partie d’ un petit groupe 
    sur un petit site qui fait des petitesses .

    Des genres de nains de jardin , alors ils vont dans les autres jardins .

    Simplets et enrhumés . 

    Atchum .

    • Gollum Gollum 6 août 2013 13:01

      Je m’en doutais un peu... Sont connus pour « médire » perpétuellement et se prendre pour des lumières... dont les capacités d’empathie issues de l’humanisme républicain sont telles qu’ils se bouffent régulièrement entre eux...


      Y a pas à dire leur comportement plaide pour leur « philosophie »..  smiley


  • jack mandon jack mandon 3 août 2013 15:34

    Capitaine,

    Dans le ruban de Moëbius existe des zones d’ombre.
    Elle sont indispensables au bon déroulement elliptique.

    Merci mon ami


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 12:53

      Selene,

      Mon ami que je ne tutoie pas.

      Vous avez raison, c’est fatiguant de confondre débat et pugilat

      Bonne semaine


    • jack mandon jack mandon 5 août 2013 15:17

      Selena,

      Ami sans e vous concernant ?

      Peut être quelque fixation sur le signe hyper viril du Bélier ?

      Mars n’est pas étranger au lapsus.


  • jack mandon jack mandon 5 août 2013 13:05

    J’ai beaucoup aimé ce commentaire d’Alinea

    L’ignorant est toujours obligé de s’imposer, pour exister ;
    l’inconscient fait peur, c’est malheureux car je suis bien d’accord
    avec Jung quand il dit qu’une bonne relation avec son inconscient,
    apporte cette santé mentale et cette force nécessaire pour traverser la vie !
    Toute ma vie j’ai été en butte à ceux qui nient, genre Sylvie,
    Deneb et l’autre zouave !

    En tout temps le poing a été brandi à défaut de mot pour le dire.
    Rien de nouveau sous le Soleil...de Satan...pour ceux qui lisent encore.
    Pour les autres allez vous faire voir, vous méritez ce monde
    que vous façonnez avec votre intransigeance, vos préjugés
    et surtout votre énorme inculture.

    Je me désolidarise complètement de vous.

    Voilà j’ai fait 300 points !


  • jack mandon jack mandon 5 août 2013 14:57

    Selena,

    Rien ne vaut d’être dit en poésie que l’indicible, c’est pourquoi
    l’on compte beaucoup sur ce qui se passe entre les lignes.

    Pierre Reverdy

    Entre les lignes de votre mot, mon imagination s’abandonne.


  • jack mandon jack mandon 6 août 2013 14:11

    Selena,

    Est poète celui auquel la difficulté inhérente à son art donne des idées
    -et ne l’est pas celui auquel elle les retire.

    Paul Valéry.

    A l’aune de l’écrivain et poète Sétois vous êtes appréciée.


    • télé ton destin télé ton destin 7 août 2013 02:02

      Je confirme, le fil de ce ruban est apaisant,
      bien loin des faux débats, des hauts des bas.
      Il y a des chaines sur cette télé Agoravoxienne,
      où certains comptes se règlent sur le genre identitaire.

      C’est plus qu’un décodeur qu’il faut, c’est un prompteur qu’ils ont
      pour réciter de tels discours qui tournent en rond. L’émission se brouille vite,
      dès qu’on quitte la chaine arts et culture. Ben, petit bilan de fin de courses :

      325 commentaires, 2 commentateurs disparus apparemment,
      de la poésie fraichement venue et une touche d’humour.
      Jusqu’où ira-t-on, le ruban se déroulera-t-il sans fin ?

      To be continued...


    • Gollum Gollum 7 août 2013 09:40

      Désolée, Jack, vous êtes désormais obligé d’écrire des articles pour que le petit groupe puisse échanger en bonne intelligence et relativement à l’abri du bruit en tout genre



      Oui je confirme smiley Tu es obligé de t’y remettre Jack.. smiley

      Même Sylvie est d’accord maintenant.. (Ah la poitrine de Sylvie.. Et dire que certains disent que c’est un homme.. Quelle déception !.. En attendant « elle » nous a fait faux bond.. smileysmiley

      Mais les autres sont là. smiley

  • escartefigue 7 août 2013 07:13

    to be free ... smiley


  • jack mandon jack mandon 21 août 2013 00:53

    Aimable selena,

    Vous avez répondu à mon interrogation, merci.
    Maintenant le papier est au oubliettes.
    J’avoue qu’il était traité à la manière estivale, d’une part,
    et que j’ai peu envie de me fatiguer pour recevoir des commentaires
    qui procèdent plus d’un esprit de critique, genre concierge des faubourgs,
    que d’un esprit critique soucieux de préciser ou de contribuer à l’échange.
    C’est beaucoup d’émotion et de travail qui engage plus qu’il n’y parait.

    Ainsi je me promène sur ce site car la Lune porte votre nom ce soir.
    Cette plénitude hellénique d’opposition au Soleil me tient en éveil.

    Avant hier, nous avons fait une marche en montagne de 10 heures,
    dont 8 heures d’action. C’était au-dessus de chez moi, dans le massif
    du Grammont, autour de 2200 mètres.

    Au sommet, une croix de mélèze trône. Sur la barre transversale
    une inscription, une locution latine traduite du grec ancien,
    « IN HOC SIGNO VINCES », Par ce signe tu vaincras, cette fois,
    j’ai médité cette voix de l’intérieur qui couvre la vallée.
    Vaincre la mort par la foi, qui fut sans doute souvent confondu
    par vaincre le prochain dans une soif de domination.
    Pourtant la croix est un Tau grec comme le manche d’une épée
    plantée en terre profondément, en signe de paix durable.
    Contrairement à la croix mouvante aux quatre branches égales,
    comme la svastika à la sombre utilisation contemporaine.
    Les symboles et les pieux engagements sont là et chacun y va
    de son interprétation, à la mesure de ses envies et de sa nature.
    Cela fait bien vingt ou trente fois que je monte au Grammont,
    c’est la première fois que je prend le temps de méditer le message.

    Bonne nuit Selena.

     


  • jack mandon jack mandon 22 août 2013 13:09

    Merci Selena,

    Comme je n’attend plus rien de personne,
    je suis tout simplement émerveillé de votre attitude.

    Agoravox est authentiquement la représentation d’un mal généralisé.
    Après cette cure d’Enfer, et le terme n’est pas trivial, nous trouvons
    le monde infiniment beau.

    Merci mon amie...que je ne tutoie pas.


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