samedi 13 juin - par C’est Nabum

Bornes et plaques de Loire

Plaques et bornes

Si la Loire a un affluent qui porte le nom de Borne, une rivière de 48,4 km qui coule en Haute-Loire et se jette dans la rivière mère à Chadrac, elle a depuis le milieu du XIXème siècle, une multitude de bornes en pierre qui jalonnent son parcours dans sa partie historiquement propice à la navigation.

Ajoutons en maints endroits, sous les ponts notamment des plaques, le plus souvent en fonte et parfois en zinc. Celles-ci indiquent les distances de ville à ville. Ce sont les pendants des plaques de cochers qui existaient sur les routes anciennes. On pourrait les nommer Plaques de coches d’eau. Elles précisent les distances de ville à ville. Leur précision est au mètre et les distances mesurées le sont à partir de la rive droite de la Loire.

Ces distances ainsi déterminées servaient de base pour le calcul du montant facturé du transport de la même manière qu’un transporteur routier facture selon la distance sur route.

Ces plaques proviennent de la fonderie Bouilliant, le sigle de l’entreprise y figure en bas à droite. Elles devaient être installées dans trente trois villes et villages ligériens qui sont les principaux ports de référence du trafic de l’époque. Elles auraient été installées à partir de 1835 date donnée sous réserve naturellement.

Les villes de cette liste : Briare – Gien – Sully – Châteauneuf – Jargeau – Combleux – Orléans – Meung – Beaugency – Mer – Blois – Amboise – Montlouis – Tours – Cinq Mars – Langeais – Port Boulet – Candes – Saumur – Les Rosiers – Saint Mathurin – Pont de Cé – La Pointe – Challonnes – Montjean – Ingrandes – Saint Florent – Ancenis – Oudon – Nantes - Indret – Paimbœuf – Saint Nazaire

On remarque que cette liste ne tient pas compte des ports situés en amont de Briare. Faut-il y voir un oubli ou bien la volonté de ne tenir compte que de la navigation à double sens ?

Quant aux jalons suivants, nous les avons redécouverts à partir des explications de Nathalie Rivierre de l’office de Tourisme du Val de Sully qui en est l’ardente défenseure et la collectionneuse photographique. Trop souvent délaissées ou abandonnées à l’oubli, ces bornes sont un pan entier de notre histoire et devraient à ce titre figurer dans le cadre de la préservation patrimoniale. Grâce à leur défenseure, voici ce que nous pouvons en savoir :

BORNES DE LOIRE

Les bornes ligériennes sont des blocs de pierre blanche posés le long des berges de la Loire. Elles ont été installées au milieu du XIXe siècle par les Ponts et Chaussées.
Cylindriques ou carrées, trois types de bornes jalonnent elles aussi le fleuve. Chacune d’elles prend un repère différent suivant sa position relative sur la rive.

Les bornes carrées

Elles sont des bornes-repères de nivellement situées aussi bien sur la rive gauche que sur la rive droite de la Loire. Elles sont gravées d’un numéro suivi d’une lettre. Le « M » signifie montant (amont), le « D » descendant (aval). La numérotation part du Méridien de Paris, la méridienne verte qui correspond à l’expédition de Jean Baptiste Joseph Delambre et Pierre Méchain qui, à partir de 1792 se sont lancés dans une aventure permettant de déterminer le mètre étalon. La borne 0 se trouve sur la levée de Loire entre Saint-Père-sur-Loire et Saint-Benoît-sur-Loire ainsi que sur la rive gauche. Implantées sur des points hauts comme les levées, elles sont espacées d’un kilomètre réel environ. Elles correspondent certainement à la volonté de l’époque d’imposer le système métrique qui fut difficile à faire rentrer dans les mentalités.

Les bornes cylindriques :

Au nord de la Loire, elles sont frappées d’un numéro. Elles indiquent la distance en kilomètres parcourue par la Loire de l’est à l’ouest du département. Pour le Loiret, la numérotation démarre du point K1 pour se terminer au point K129.
Au sud de la Loire, les bornes ont une numérotation continue. Elles indiquent en kilomètres la longueur de la partie navigable de la Loire. Le point de départ se situe à Iguerande en Saône-et-Loire (point de départ de la Loire dite navigable) et s’arrête à l’estuaire à Saint-Nazaire (44).
 
À propos du mètre étalon
En juin 1792, Jean Baptiste Joseph Delambre fut chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez grâce à un système de triangulation, d'outils astronomiques et de points de repères et de pyramides pendant que son collègue Pierre Méchain mesura celle de Barcelone à Rodez. Les deux hommes devaient se retrouver à Rodez. Cela devait permettre d'établir précisément et concrètement la longueur du nouvel étalon.
Vous pouvez retrouver cette folle aventure dans le roman de Denis Guedj : Le mètre du monde.
 En août 1793, la Convention nationale décréta que le système nouveau des poids et mesures se substituerait à l'ancien pour toute la République française. Le 7 avril 1795, le mètre étalon devint la référence unique de longueur officielle.
 


15 réactions


  • babelouest babelouest 14 juin 05:39

    Sauf que les amères loques, toujours en retard de six lieues et trois coudées, en sont encore au système impérial.... besoin d’imposer LEUR façon de voir, sans doute. Il n’empêche que Jules Verne, en son temps, n’avait pas encore bien intégré le système métrique.


  • babelouest babelouest 14 juin 08:42

    La douceur de vivre entre Loire et Garonne.... la Sèvre Niortaise, parmi les rivières qui la rejoignent ou la frôlent, compte la Belle et le Mignon : dommage, ils ne se rencontrent pas. La Belle, en effet, est un sous-affluent de la Charente. Ce fleuve, modeste comme tout dans cette région, ne fait qu’à peine 160 Km de long.

    .

    En hiver, cette malicieuse Sèvre, il y a encore peu (oh, une cinquantaine d’années), n’hésitait pas chaque hiver à déborder largement sur des rives dont l’altitude oscillait souvent entre deux et trois mètres. Partant du port de mon village, on pouvait avec le temps rejoindre l’océan de bief en rigole, de canal en « bot », mais en plein hiver c’est tout le Marais qui était accessible. En pleines « évaïes », il y avait bien un mètre d’eau au-dessus des barrières et des petites haies. Ne surnageaient que les frênes têtards et les peupliers, les « virginies » comme on disait. Tout était feutré par cette masse liquide. C’est pourquoi les rares ponts soient étaient très longs pour rejoindre des parties plus hautes, soit se présentaient en dos d’ânes très accentués, alors que les chemins qui y menaient n’étaient même pas visibles. Un blogueur connaissait bien ces coins, hélas il est décédé : il signait « le Ragondin Furieux ». Ces bestioles herbivores, fouisseuses de berges (pour le plus grand mal de celles-ci) finissent souvent en pâté, ma foi très bon : parce que cela pourrait choquer les touristes de passage, on appelle cela le pâté de nutria.

    Malheureux ceux qui ne connaissent pas de rivière à qui parler, quand ils sont gamins : ils perdent quelque chose. Pas étonnant si I Muvrini en avait fait une chanson « Conde tu core », Lorsque tu cours.


    • eau-pression eau-pression 14 juin 09:14

      @babelouest

      Le bassin versant de la Charente a une particularité : une grande partie des eaux sont souterraines. Elles sortent à l’air libre aux sources de la Touvre chères à François 1er


    • C'est Nabum C’est Nabum 14 juin 16:28

      @babelouest

      être d’une rivière ou d’un ruisseau mais avoir ses racines dans l’eau


    • C'est Nabum C’est Nabum 14 juin 16:28

      @eau-pression

      Merci pour ce détail


    • babelouest babelouest 14 juin 17:50

      @C’est Nabum
      Là où j’habite maintenant, la Sèvre est à un kilomètre. Pendant douze ans, à Nantes, j’étais pas loin de l’autre Sèvre, plus petite. Et encore plus près de la Loire. Là, évidemment elle n’a pas cet aspect sauvage qui la caractérise en amont. D’un autre côté, le Belem qui y a son port d’attache est autrement plus majestueux que les gabares !


    • C'est Nabum C’est Nabum 14 juin 21:17

      @babelouest
      Confession d’un vénérable forban

       Après une longue et mouvementée existence, me prend l’envie soudaine de vous raconter mon aventure. Ma vie fut faite de hauts et de bas, je me suis parfois retrouvé au creux de la vague, mais j’ai toujours su rebondir, repoussant les assauts de la mauvaise fortune. C’est pourquoi, il me vient ce désir alors que j’ai tout juste 134 ans. Loin de moi l’envie de vous mener en bateau, ce n’est pas mon genre, j’éprouve le besoin de me confier alors qu’il en est encore temps.

       J’ai toujours aimé raconter des histoires, transporter mes amis avec âmes et bagages dans des contrées lointaines, leur laisser humer le vent du large tandis que je me gonfle d’orgueil et d’importance, toutes voiles dehors, même si avec l’âge j’ai dû enfin consentir aux exigences de la modération. Acceptez donc de vous embarquer dans ce récit autobiographique sans doute quelque peu immodeste ; c’est le prestige de l’âge vénérable qui est le mien d’embellir parfois le réel...
       
       Tout a commencé pour moi, il y a fort longtemps comme mon âge l’atteste. Il faut avouer que dès ma naissance j’avais une santé de fer, c’est d’ailleurs ce qui me distingua de mes aînés et me permit de supporter les outrages du temps, les agressions des éléments et parfois l’indifférence et l’oubli de mes amis.

       J’ai tout connu dans mon existence, le labeur, la gloire, le luxe et le dénuement. Une vie pleine en somme qui mérite d’être narrée, non pas parce que je sens venir le vent du boulet, cette éventualité a depuis longtemps cessé de me préoccuper mais bien pour apporter ma pierre aux jeunes générations. Je suis devenu immortel ou presque, une sorte d’académicien en habit vert portant tricorne et épée au flanc, dans une confusion temporelle qui n’est pas pour déplaire à ce forban que je persiste à rester.

       Laissez-moi donc vous conter mon aventure. Larguez les amarres de la raison, osez me suivre dans ce long périple qui me conduit à m’adresser à vous, non pas au coin d’une cheminée, je n’y tiens guère, mais sur un quai de votre choix, la tête dans les étoiles et les pieds dans l’eau.

       Mes parents me conçurent avec la ferme intention de m’offrir le meilleur. C’était le 10 juin, en 1896, un siècle d’avant le siècle qui précéda celui qui nous permet de nous retrouver ici. J’ai eu bien de la chance, né pour voyager, j’ai grandi avec une comptine qui restera à jamais dans ma mémoire.

      Meunier, tu dors
Ton moulin, ton moulin va trop vite
Meunier, tu dors
Ton moulin, ton moulin va trop fort
      Ton moulin, ton moulin va trop vite
Ton moulin, ton moulin va trop fort
Ton moulin, ton moulin va trop vite
Ton moulin, ton moulin va trop fort

       Vous ne me croirez sans doute pas, c’est ainsi qu’écoutant mon géniteur, germa en moi l’amour du vent, l’envie de faire le tour du Monde et cette passion immodérée pour le chocolat. Je devine que le rapport ne vous saute pas aux yeux, je n’en suis pas surpris puisque certains d’entre vous sont natifs des bords de Loire et n’ont en tête que l’aventure d’un camarade qui naviguait sur un bateau à vapeur, le Fram, apportant des fèves de cacao à Blois, chez monsieur Poulain.

       Moi, j’ai eu le bonheur fou d’aller les chercher par-delà le grand Océan, dans cette lointaine et exotique Amérique du Sud. Si les belles fèves firent ma fortune, je ne puis la qualifier de bonne ! J’en ai essuyé des coups de tabac, des tempêtes et même des éruptions volcaniques. Il est vrai que le chocolat a besoin d’être torréfié mais pourquoi diable me prit l’envie de jouer avec le feu ? Je ne peux vous l’expliquer. J’ai échappé au pire du reste grâce à mon esprit rebelle, à l’irrespect d’un règlement qui me sauva la vie.

       Ce miracle me tourna la tête. Je me grisais de cette chance offerte par la destinée en me plongeant immodérément dans le rhum. Comme les vieux loups de mer dont j’appris à apprécier la compagnie, en dépit de leurs coups de gueule, de leurs brusqueries aussi, je me fis adopter d’eux en levant le coude. Je dois à la vérité de vous avouer que j’avais trois fois la journée la gueule de bois, que je m’imaginais grimper aux arbres, ivre de liberté au-delà de la raison.

       Quand survint sur le vieux continent la Grande guerre, je sentis le vent tourner pour moi et mes semblables. N’ayant pas l’âme d’un héros, je me mis au service d’un Duc anglais. C’est à Southampton que j’échappai aux tranchées et aux obus allemands. Je pris même quelques habitudes luxueuses, je dois l’admettre. J’ai changé de monde, je m’en suis fort bien accommodé. Le thé remplaça le rhum, ma santé ne s’en ressentit que mieux. Pourtant la guerre terminée, je n’allais pas sombrer, loin de moi cette mauvaise idée, mais bien retomber dans mes travers. C’est la bière qui me tendit les bras, je travaillai alors pour Sir Arthur Guiness, un drôle de bonhomme aux envies de croisières.

       Je le suivis dans ses expéditions. Je me fis fort de le suivre, bouclant même avec lui mon premier tour du monde. De grands et beaux souvenirs je dois l’avouer. Pourtant, sur le continent, de nouvelles menaces sourdaient. J’avais beau passer l’âge de servir la nation, je me suis fait porter pâle en me réfugiant sur une île, prétextant une angine blanche tenace. J’échappais aux bombardements, loin de tout même si je manquais d’exercice. Je me rouillais, si je peux le dire ainsi.

       J’avais perdu le goût de vivre, j’avais un terrible besoin de soleil pour me refaire la santé. C’est en Italie que je me décidai enfin à glisser mes pas. J’eus le coup de foudre pour la lagune de Venise. Je change de nom, une mesure qui peut vous sembler illusoire, mais dans un pays nouveau, sur une mer nouvelle, c’était pour moi, ma manière de changer de vie. J’étais déjà vieux, nous étions en 1951. Pourtant je n’hésitai pas une seule seconde pour reprendre l’école...

       J’abandonnai mes habitudes luxueuses. Je connus la sobriété de la cantine, l’inconfort du dortoir, les longues journées d’études. Un changement radical qui, je le croyais bien naïvement allait me redonner une nouvelle jeunesse. Au lieu de quoi, après une quinzaine d’années tumultueuses passées avec une jeunesse exubérante, je finis malheureusement à faire mon âge.

       On m’abandonna, on me laissa aux clous, oublié de tous. Je survivais, c’est à peine si c’était encore une vie pour moi. J’étais immobilisé, bloqué sur un quai qui allait devenir ma dernière heure. Je me languis, je rentrai alors dans cette catégorie de ceux qu’on nomme les épaves. Je fus si mal que je finis par être ramassé par la police militaire italienne. Les responsables perçurent en moi un potentiel indéniable : mon expérience unique, mon passé glorieux, mon allure qu’il convenait cependant de rafraîchir pour faire de moi un sujet d’exception.

       Il y a parfois loin des intentions à la réalité. Le projet tomba à l’eau, l’armée n’avait pas les reins assez solides pour payer les frais de ma remise en forme. Il est vrai que c’est à mon âge, une véritable opération de sauvetage, les dépenses étaient si considérables qu’on finit par me donner en gage. C’est ma fin probable, je tombai en décrépitude. À presque 80 ans, mon tour était passé, la mort n’avait plus qu’à me cueillir.

       C’est alors que le miracle a lieu. Des compatriotes, des français visitèrent mon lieu de relégation. Entre eux et moi le courant passa immédiatement. Je quittai Venise sans regret afin de m’offrir une cure d’eau douce. Un remède radical pour buveur invétéré dans mon genre. Je subis du reste un étrange régime à base exclusivement de noisettes. Même si la chose peut vous sembler étrange, elle se fondait sur une détermination sans réserve de mes bienfaiteurs.

       Je fus bichonné, remis sur pied à Brest pour retrouver une forme du tonnerre. Puis je revins à Paris où je devins rapidement la coqueluche des médias. J’avoue à ma grande surprise que ce succès ne fut pas pour me déplaire. Je me gonflai à nouveau d’orgueil, l’envie de reprendre le large me tenaillait. C’est l’année de mes 89 ans que je repris goût au vent de large pour de nouvelles aventures.

       


    • babelouest babelouest 15 juin 07:08

      @C’est Nabum
      Somptueux ! Cela me rappelle les aventures d’un ami, récemment disparu, qui était né sur les bords du Canal de Suez (son père y était ingénieur), et entre autres fut gardien de navires à La Valette, chef de chantier (il était alors encore mineur) en Algérie en guerre, squatteur à Genève ou à Nantes, métallurgiste sur cuivre à Paris, imprimeur (d’un journal interdit qui s’appelait la Cause du Peuple), planteur de riz dans la Chine de Mao Zedong, et j’en passe sûrement ! Ses amours furent multiples. Il a d’ailleurs écrit plusieurs livres, dont l’un raconte sa vie (je l’avais aidé à l’éditer). Claude François, né lui aussi sur les bords du Canal, fut même amoureux de sa petite sœur, à qui j’ai pu parler le jour de la sépulture.... Et comme toujours, tout cela est absolument authentique. Cela lui donne peut-être encore plus de sel.
      .
      C’est vrai, quand on se retourne, la tentation est de se dire, comme Baudelaire :
      « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans ! »


  • jef88 jef88 14 juin 12:25

    une rivière de 48,4 km qui coule en Haute-Loire et se jette dans la rivière mère à Chadrac

    ERREUR !

    La Loire n’est pas une rivière mère !

    Elle est la fille de TOUS ses affluents ....

    Sans eux ce ne serait qu’un ruisseau (voir au mont Gerbier de Jonc)


    • C'est Nabum C’est Nabum 14 juin 16:29

      @jef88

      La seule erreur qui soit est de ne pas adorer la LOIRE


    • babelouest babelouest 14 juin 17:57

      @C’est Nabum
      Sûr qu’à Paimbœuf c’est quelque chose, avec en face, au loin, les installations pétrolières. Quoique pas aussi impressionnant, sans doute, que la rive depuis chez un copain québécois. De nombreuses personnes viennent admirer les couchers de soleil depuis sa ville, sur le Saint-Laurent : l’autre rive est à trois kilomètres !


    • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 09:20

      @babelouest

      Je conçois aisément que les humains l’ont enlaidie en ce lieu


  • juluch juluch 14 juin 19:56

    Je pense qu’il y a du avoir de ces types de mesures sur tous les fleuves de France.....

    Ils ont eu de l’idée en tout cas


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