vendredi 29 novembre - par CHALOT

Ceux que je suis

JPEG « Ceux que je suis »

roman d'Olivier Dorchamps

éditions Finitude

juillet 2019

253 pages

 

 

C'est un roman chaleureux qui donne du baume au cœur en nous faisant découvrir la vie de celles et de ceux qui viennent de l'autre côté de la Méditerranée pour s'installer en France.

Le garagiste marocain installé depuis plus de 30 ans à Clichy vient de mourir d'une crise cardiaque.

Sa femme et ses trois garçons, effondrés se rappellent et s'interrogent, surtout les enfants car la mère, elle a compris.

La « mise en bière » aura lieu au Maroc, à Casablanca et non en France....

Pourquoi ce choix ? Le pays de Tarek c'est bien la France : ils vont rarement au pays et comment feront-ils pour aller se recueillir sur la tombe de leur père après l'enterrement ?

Les deux grands garçons ont réussi, l'un est avocat et l'autre agrégé d'histoire et le troisième poursuit brillamment ses études.

Pour les parents, issus de milieux pauvres, tout devait être fait pour que les fils étudient et aient une bonne situation.

C'est cela l'intégration....

C'était le sacrifice des parents qui était loué : « leur travail acharné pour diluer la misère originelle de nos aïeux jusqu'à notre génération. »

Par contre si jamais ils ont emmené leurs enfants à la mosquée, il n'en reste pas moins que la veuve et son mari n'imaginent pas que leurs corps pourraient rester en France.

Le départ est programmé, Marwan l'aîné des garçons accompagnant le corps en avion avec l'ami du grand père, les autres partant en voiture.

En France, les trois garçons sont arabes et quand ils foulent le sol marocain, c'est une autre histoire :

«  Leur attitude illustre exactement la raison pour laquelle mes frères et moi n'aimions pas venir au Maroc. Les moqueries, les humiliations constantes, de nos cousins, des voisins, des commerçants ou des garçons de café. »

Marwan va découvrir l'histoire de sa famille et notamment celle, incroyable de sa grand-mère, vendue pour devenir l'une de ces petites esclaves domestiques avant de se sauver....

C'est une histoire dramatique qui comme d'autres pose la question de la colonisation : comment la France, pays des droits de l'homme a-t-elle pu laisser se perpétrer des « viols » manifestes ?

Ce livre passionnant, c'est une histoire humaine exceptionnelle et une leçon de choses à déguster.

 

Jean-François Chalot

 



5 réactions


  • pallas 29 novembre 17:54
    CHALOT

    Bonsoir

    Je suis juste à coté de Melun

    Cette ville est devenu un nouveau 93, trafic de drogue, bandes, la gare pourrie.

    Vous n’y etes pou rien, a vrai dire je vous aimes bien.

    Voila 4 ans que je suis revenu et voir la ville de mon enfance devenu purin.

    De toute manière la foret de Fontainebleau est morte, il n’y a plus de scarabée, les fourmis rousses disparues, plus d’oiseaux, les arbres mourants.

    C’est le Hades.

    Salut

    PS, a quand un article sur l’institution de ST Aspais !!!!


    • robert 29 novembre 18:04

      @pallas
      HS


    • pallas 29 novembre 18:16

      @robert

      Héé !!!

      Cafard, tu serais bien sous ma botte.

      C’est ton lieu.

      Tu porte bien ton pseudo « Robert ».

      Salut

      PS : Seul le plus fort peut survivre en ce monde, pas les cancrelats


  • velosolex velosolex 29 novembre 19:13

    Auteur, ou agence de pub. 

    Une fois de plus la question des lobbys interroge


  • ZenZoe ZenZoe 30 novembre 15:25

    comment la France, pays des droits de l’homme a-t-elle pu laisser se perpétrer des « viols » manifestes ?

    Ca, c’est une remarque dégueulasse Chalot ! Car c’est vrai que dans les pays arabes, les viols et l’exploitation des femmes n’ont pas cours. C’est vrai aussi que dans les pays arabes, n’importe quel immigré pauvre peut devenir avocat, historien et étudiant brillant tous frais payés par le contribuable autochtone.

    Vous aviez besoin de présenter l’histoire comme ça, en salissant la France ? Vous devriez avoir honte !


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