jeudi 8 novembre - par C’est Nabum

Du bon pain

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Comment redresser la tête et le quignon ?

Il fut une époque pas si lointaine que cela où jeter du pain eut paru totalement inconcevable aux personnes qui avaient encore les pieds sur terre. Depuis, la société de consommation est passée par là, les boulangeries industrielles sont venues apporter leur grain de sel et de mauvais pain et les poubelles regorgent de ces produits sous cellophane qui font le déshonneur de la gastronomie tricolore.

Il se murmure même que des canards, des poules, des dindons et même des oies grasses se sont fendus d’une pétition écrite de leur plus belle plume afin que l’on cesse de leur donner des croutons insipides, des rogatons de la grande distribution panière. Ils se brisent le bec et le cœur à tenter de tremper ce pain dur comme la pierre si le temps est sec tandis qu’il se fait mou et sans forme quand l’humidité de l’air fait son œuvre. Il est à noter, par honnêteté intellectuelle que les chapons se sont désolidarisés de ce mouvement, sous prétexte que les humains leur ont brisé bien plus que les dents !

Les chevaux quant à eux prennent le mors aux dents lorsqu’une livraison leur arrive, venant des invendus de ces supermarchés, du pain forcément médiocre sans croute ni mie dignes de ce nom. La plus belle conquête de l’homme se casse les dents sur cette offrande qui relève de l’insulte eux qui sont à cheval sur la qualité de la fournée. Il convient de prendre en considération ce fait et de ne donner dans les cercles hippiques que du bon froment d’artisan boulanger.

D’autres encore se plaignent mais demeurent incapables de pouvoir faire entendre leurs voix. Dans les hospices, nos vieux, le dentier en bandoulière aimeraient accompagner leurs repas d’autre chose qu’une pâte à mâchouiller sans goût ni forme. Mais hélas, dans ces établissements, il convient de tirer les prix et la qualité toujours plus vers les abysses afin que les actionnaires profitent pleinement de ce nouvel eldorado des canailles argentées.

Les automobilistes pressés ne sont pas à meilleure enseigne quand il leur prend l’envie de casser la croûte sur l’autoroute. À leur grande surprise et sans doute pour des mesures de sécurité routière, le pain de plus en plus souvent se fait triangulaire, manière explicite de démontrer le danger qu’il y a à se nourrir de la chose. Quant aux baguettes, quand elles sont en vente, elles pointent si honteusement le quignon vers le bas, qu’il est impossible de ne pas en pleurer de dépit.

Les collégiens qui s’évertuent encore à manger dans les cantines, pratiques totalement disparues à partir du lycée, ne sont pas bien lotis. Le pain fade, sans consistance, sans saveur ni mie onctueuse s’invite à leur table. Encore heureux ceux qui n’ont pas droit à des produits congelés. Si la baguette des vieux instituteurs a disparu, celle des bons boulangers a elle aussi déserté l’école. Si l’école buissonnière a de plus en plus d’adeptes, l’école panetière ne fait pas recette.

Les chaînes, franchises et autres officines transformant des pâtons congelés en baguette faisant illusion quelques heures sont devenues si nombreuses que les vrais artisans sont désormais dans le pétrin, incapables de lutter contre cette offensive de la médiocrité. Les promotions pleuvent sur ce pain qui ne se tient pas bien à table et la vraie baguette se désespère devant ces imposteurs du bon pain.

Casser la croûte devient tout à fait impossible depuis que les croûtes justement ne sont que des surfaces tout juste colorées et un peu plus résistantes que la mie insipide qu’elles dissimulent. La pauvrette est si pâlichonne qu’il conviendrait de lui proposer une séance de rattrapage dans un vrai four à bois à moins que quelques rayons UV lui donnent enfin bonne mine. Il est vrai que le conditionnement a fonctionné à plein régime et que l’époque est au fade, mou, incolore et inodore.

Le grille pain, en bout de chaîne se désespère de sauver la mise. Il ne peut digérer ces pains inconstants et informes qui tentent en son sein de se donner meilleur aspect. Il se sent jugé quand son travail fait, ces malheureuses tranches mollassonnes refusent de sauter triomphalement en l’air. Elles s’esclaffent, s’avachissent, s’écrasent au fond d’un appareil qui est alors montré du doigt. Il n’y peut rien, si l’enfer est peuplé de bonnes intentions, ces fours ont besoin de bon pain !

De grâce les amis, revenez à de plus sages résolutions. Notre baguette est en berne, le béret ne se porte plus que trop rarement, le saucisson est pourchassé par des furieux de la prohibition carnivore. Nous perdons notre âme et même le corps du christ est fabriqué en Pologne. Il convient de nous prendre en main, de la mettre justement à la pâte pour pétrir à nouveau une nouvelle espérance. C’est à ce prix que nous redresserons la nation.

Poujadismement vôtre.



66 réactions


  • Bonjour Nabum, voilà encore un sujet qui ne risque pas de nous mettre sur le grill ou le désaccord. Le pain, c’est pour ainsi dire : TOUTE MA VIE. Il y aurait tant à dire et donner du grain à moudre au sujet que je ne m’étendrai pas au risque alors d’être encore taxée de celle qui étend sa culture comme de la confiture. Ma mère aurait pu être la pire des femmes, restera collé à ma mémoire ce moment magique de mon enfance. Ma Madeleine de Proust. De retour après une route de 2 kilomètres en vélo ou en voiture, la maîtresse des lieux de m’accueillir dans cette chaude atmosphère de la miche qui grillait entre deux grilles de fer sur le poële à charbon en forme de matrice. Les côtés s’ouvraient pour y maintenir au chaud, tartes et préparation culinaires diverses. une petite merveille qui s’offrait à l’enfant après la fatigue des exercices d’écriture. https://fr.clasf.com/q/cuisinière-ancienne/ je ne retrouve plus la mienne qui avait, vue de haut, la forme d’une serrure. Relire : Marie Bon Pain de Bernard Clavel. Poujadisme : un terme qui ne veut plus rien dire, il est rassis. Situer Classifier pour pouvoir recracher. Traditionnel eut probablement été préférable. Conservateur suppose le repli et la fermeture sur la nouveauté. Pour qui fréquente les bonnes boulangeries, les recettes aujourd’hui de s’enrichir d’ingrédients qui auraient rebutés nos ancêtre : tomate, herbes, olives, ... Bernard Clavel a toujours refusé de se situer politiquement, mais l’homme était fondamentalement bon. Clavel vient de Clou, dont la symbolique christique ne peut vous échapper. Jour de la dentelaire. qui connât cette plante sensée soigner les maux de dent. C’est bien en affrontant la robe croquante que l’humain se forge les dents pour atteindre le coeur ou l’amie. et pourtant, dans la bible, aimer la mie est toxique. Raison pour laquelle en période à Pessa’h, les juifs ne mangent que du pain azyme. Simplement pour rappeler qu’en toute chose, c’est l’ABUS qui est nocif. Mais il est d’autant plus aisé de se passer des bonnes choses, que vous les avez intégrées. C’est ainsi, qu’un ami très me permis de manger de l’authentique caviar, sans limitation. L’envie depuis lors m’en est passée. C’est le sens profond de l’écologie. Manger peu mais le meilleur. Vous ne resterez pas sur votre faim, quand vient le temps de l’austérité,.... Il reste la souvenirs.


  • Tall Tall 8 novembre 11:06

    Bon alors, la soluce magique, la voilà : perso je fais mon pain moi-même depuis 3 ans, il me coûte 60 cents, et il est bon comme le ... ben oui, forcément.

    C’est 10 min de boulot pour un pain, voilà le truc >

    .... ben non tiens, je vais faire un billet là-dessus avec tous les détails. Pour une fois, ce sera un texte utile ( de ma part ).


    • JL JL 8 novembre 11:41

      @Tall
       
       je suis preneur d’un tel texte : moi aussi, je fais pains brioches et pâtisserie moi-même.
       
      ps ;. quelqu’un sait-il où est Rocla le boulanger ?
       
      Ps2, @ C’est Nabum : je ne vois pas ce qu’il y a de poujadiste dans votre article. Pour moi, le poujadisme c’est davantage le refus de l’impôt que le made in France : les commerçants vendent sans scrupules ni états d’âme des produits importés, non ? Et pourquoi en auraient-ils si des clients achètent ?


    • @JL

      Nabum adore provoquer. Il sait parfaitement qu’en écrivant le terme poujadiste, il va s’attirer des hérissements....Je suis gentil, mais n’oubliez jamais que je sais être méchant,... quand on a compris,....Cela évite aussi de tomber dans le bon pain de l’illusion. Un bon boulanger pendant la guerre pouvait être un authentique salaud.... 


    • Tall Tall 8 novembre 12:34

      @JL

      je fais pains brioches et pâtisserie moi-même.
       
      Hola, je ne sais pas faire tout ça, moi ... c’est plutôt vous qui devriez faire ce billet alors. Je vais juste écrire mon unique « recette » ici >
       
      Les ingrédients, pour un pain d’un bon 650 gr ( après cuisson ) :
      . 420 gr de farine ( je mélange de la blanche et de la 9 céréales )
      . 250 gr d’eau et de lait ( moitié moitié )
      . 30 gr d’huile d’olive
      . 7 gr de sel et 10 gr de sucre ( ça donne + de goût qu’à la boulangerie )
      . 1 gr de levure sèche
       
      Je pétris 12 min avec le programme d’une machine à pain.
      Puis je laisse lever jusqu’à la hauteur maximale ( faut tâtonner pour la connaître )
      Enfin, je cuis ( 1h ) avec un autre programme de la machine à pain.
       
      Voilà, c’est tout ...


    • révolQé révolQé 8 novembre 13:41

      @Tall
      Idem,avec de la farine bio à 80 cents le kg et un four classique.

      Quand je vois le prix des baguettes de 200g, entre 6 et 8 francs !!! smiley
      Ayant des artisans boulangers dans mon entourage proche je sais en plus que leur farine est tout sauf ’’propre’’,des agents de ceci,des additifs de cela...etc...
      Bref,même hors de prix,le pain n’est pas meilleur (à part en goût) que dans les magasins où il coute 2 à 3 fois moins cher.


    • JL JL 8 novembre 13:48

      @Tall
       
       non, pas d’article en vue.
       
      Pour la farine : blé T80 ou 110 ; ou épeautre ; ou mélange ; ou moitié blé moitié seigle ; je change.
       
      Pour l’eau : la moitié du poids de la farine ; tiède 30°C environ.
       
      Le sel : il en faut ; sans sel ça ne lève pas et c’est insipide.
       
      La levure de boulangerie (et non pas des poudres à lever, chimiques ou autres) , fraiche 20 g ou en poudre 10 g pour 500 g de farine.
       
      Pétrin électrique, 5 à 7 mn, puis quelques minutes à la main (selon mon courage)  ; je laisse lever 1H30 environ ; puis je dégaze la pâte et la pétris encore un peu, et laisse lever 45 à 60mn selon le temps dont je dispose avant mon déjeuner.
       
       Cuisson 30 à 35 mn 18°C ; Je pense que c’est une limite basse.
       
       Pour la boulangerie et la viennoiserie et je recommande « Le grand manuel du boulanger » de Rodolphe Landemaine, chez Marabout. Top, luxueux.
       
       Pour la pâtisserie : « La bonne pâtisserie maison », chez Rustica. Excellent ouvrage.
       
       ps. je n’en fais pas tous les jours : il se garde bien et reste bon jusqu’au lendemain et surlendemain, et même au delà.


    • JL JL 8 novembre 13:55

      @révolQé
       
       de la farine bio à 80 cents le kg ? Où ça ? Moi je paie la mienne 2 à 3 euros au marché, chez biocoop ou aux super-marchés !


    • Tall Tall 8 novembre 14:03

      @JL
      merci pour les infos
      chez moi, au delà de 3 jours la moisissure commence
      mais bon, il est toujours mangé avant


    • vesjem vesjem 8 novembre 18:13

      @Tall
      lave toi bien les mains avant de pétrir


    • JL JL 8 novembre 18:36

      @JL
       
       qui a bien pu voter négativement le msg où je dis qu’au marché je paie le kg de farine de blé 2,30 € : je n’utilise que du bio, moulu sur meule de pierre.
       
      3,60 € le kg d’épeautre. Le seigle et le sarrasin je ne sais plus.


    • JL JL 9 novembre 08:31

      @vesjem,
       
      perso je ne pétris à la main que pour les pains de 250 g de farine parce que mon pétrin électrique (Kenwood) ne fonctionne bien que pour des pains plus gros : pour ceux-là je fais tout au pétrin.
       
      Je le dis pour ceux qui voudraient acheter un tel pétrin : dès que la pâte devient lisse, ne colle plus, elle fait boule et tourne en même temps que l’outil, celui en forme de tire-bouchon, animé d’une rotation combinée à un mouvement elliptique.


    • Tall Tall 9 novembre 10:26

      @vesjem
      pour le pain au fromage, je pétris avec les pieds


    • JL JL 9 novembre 10:32

      @Tall
       

       smiley


    • JL JL 9 novembre 10:32

      @Tall
       
       smiley


  • Nabum étant le « DIABLE » d’Agora, j’en profite en tant que pôle opposé de rappeler les raisons profonde du PESSA’H. http://www.lemondedesreligions.fr/une/pourquoi-les-juifs-mangent-du-pain-azyme-a-pessa-h-29-03-2018-7104_115.php


  • C’est le paradoxe de l’humain : capable du pire ou du meilleur,....en rapport avec le thème d’hier. Le CARAVAGE, ce peintre fabuleux, était par ailleurs un assassin. Il a peut-être trempé son pinceau dans le sang de ses victime pour faire plus vraisemblable,....Idem pour WAGNER. et des personnes en apparence « parfaites », montrer une face d’elle-m^me bien plus sombre. J’ai tenté hier d’ouvrir le débat,...mais semble-t-il, on préfère prendre la tangente plutôt que d’affronter le sujet à pleine main, comme le boulanger dans la pâte.


  • Ca« ravage » le bien nommé : Les années qu’il passe à Rome sous la protection du cardinal ne sont toutefois pas exemptes de difficultés. Il se montre bagarreur, susceptible et violent et connaît plusieurs séjours en prison, comme un grand nombre de ses contemporains, les affaires d’honneur se réglant souvent au début du xviie siècle par un duel. Il se fait d’ailleurs plusieurs ennemis qui contestent sa manière de concevoir le métier d’artiste peintre, notamment le peintre Giovanni Baglione, virulent détracteur qui s’en prend souvent à lui, et qui contribue durablement à ternir la réputation personnelle de l’artiste dans son ouvrage Le vite de’ pittori, scultori et architetti54.


  • juluch juluch 8 novembre 12:12

    La guerre du pain : !!

    Encore heureux on trouve encore de bonnes boulangeries....combien j’en ai changé....oups !!

    J’ai tenté de le faire moi meme mais les résultats n’étaient pas au rendez vous !


  • c’est le paradoxe de la civilisation. Les plus hautes oeuvres furent créées dans le meurtre et le crime. Le pain trempé dans le sang du christ. Il suffit de voir les CHEF-d’Oeuvre de la Renaissance espagnole,.....https://www.spadaccini.fr/page.php?rubrique=Histoire%20du%20marbre&id=36


  • Avec la réaction du peuple contre la disparition du diesel (dont les classes moyennes font le plus usage), il est bien de rappeler ce qu’est EXACTEMENT le Poujadisme,.... http://www.litt-and-co.org/citations_SH/a-f_SH/R-Barthes_Poujade.htm. Bon pain et diesel : faux amis,...


  • Le poujadiste contrairement au DE« CROISSANT » (gras et indigeste) : veut le beurre et l’argent du beurre. Parfois, il faut choisir,....


  • Severomorsk 8 novembre 13:14

    Bonjour Cenabum

    Vous avez écrit : « même le corps du Christ est fabriqué en Pologne »

    ---------------

    Ne sont-ils pas légèrement plus catholiques que nous ? 

    La transsubstantiation d’un pain azyme fait en Pologne dans un carmel me paraît plus sûre que s’il vient d’une SA quelconque d’un pays athée. 


    • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 07:45

      @Severomorsk

      Sans doute mais les bénédictines de chez nous ne méritaient pas de perdre ce marché


    • Severomorsk 10 novembre 14:38

      @C’est Nabum

      D’une part elles ont fait voeu de pauvreté, et d’autre part leur évêché est supposé leur fournir des moyens d’existence (monacale). 


  • En général, les commerçants détestent les personnes qui font eux-même leur pain....On est pas sorti de l’auberge et c’est bien là le défi. J’adore,..... 


  • Severomorsk 8 novembre 13:18

    Dans l’évangile bien-pensant il y a le pain caca industriel et le pain sublime des artisans. L’expérience montre qu’il s’agit là d’une fable et qu’on trouve des deux chez les uns et les autres. On se fournira donc à la boulangerie ou à Intermarché en fonction du goût qu’on y trouve, variable selon les lieux. 


  • sergent Meslier sergent Meslier 8 novembre 13:52

    il font aussi du bon pain à Auchan et il y a beaucoup de choix .


    • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 07:47

      @sergent Meslier

      Industriel


    • Severomorsk 9 novembre 10:07

      @Cenabum

      Vous êtes réellement drôle. 
      Le pain peut bien être « industriel » ; je m’en moque et ne « regarde » que son goût.
      Vous avez cependant tout à fait le droit d’acheter chez votre artisan de la solidarité citoyenne de voisinage contre le pain multinational anonyme rempli de roundup et peut-être plus ou moins tchernobylisé. 


  • Self con troll Self con troll 8 novembre 14:45

    Le dernier paragraphe est une nette incitation à l’onanisme. Que fait la censure ?

    Ca me rappelle ma soeur et son zouave.


    • @Self con troll
      le monde actuel est très pénible pour le bi-polaire : comparez cet article avec le précédent sur le film (fusionnel et très empathique : le GRAND BAL). Passez d’un côté à l’autre du balancier en deux jours,.... On comprends que nombreux n’arrivent plus à retrouver leur centre,.... Mais l’article de Nabum a toujours cet avantage : ouvrir le débat (n’y voyez aucune forme quelconque d’incitation à quoi que se soit). Même Macron donne le tourni : un jour : les anciens combattants, un autre Pétain,....Un jour l’Europe, le lendemain : la France. Chers amis : gardez le CAP,.... 


    • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 07:46

      @Self con troll

      Il suffit de passer la main


  • S’il y a bien un domaine où la différence de classe ou d’idée politique n’est pas clivante : c’est la nourriture. je me souviens avoir fait il y a très très longtemps le test du Nouvel obs. A quel parti appartenez-vous ? A droite : Le brie. A gauche : le camembert. Mazette. le paradoxe c’est que ceux qui sont le plus opposés à la qualité de l’alimentation, sont ceux que l’on désigne comme « populistes ». Si vous y voyez plus clair, faites moi signe ;


    • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 07:48

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Les religieux l’ont compris qui ont poussé à l’extrême l’impossibilité de faire table commune entre communautés différentes


  • Alavavite Alavavite 8 novembre 15:29

    Y a plus de vrai pain depuis qu’on a perdu la main de la Boulangère

    .

    https://www.youtube.com/watch?v=pU0l0JGaznk


  • Rappelons cette nuance de Claude Lévi strauus afin de ne pas tout mélanger et que je partage : 

    Claude Lévi-Strauss après sa conférence sur « Race et culture » à l’Unesco en 1971.

    Il avait dit, qu’il était souhaitable que « chaque culture se développe grâce à ses échanges avec d’autres cultures. Mais il faut que chacune y mette une certaine résistance, sinon, très vite, elle n’aurait plus rien qui lui appartienne en propre à échanger » et que, par conséquent, « des cultures attachées chacune à un style de vie, à un système de valeurs, veillent sur leurs particularismes, est une disposition saine, nullement – comme on voudrait nous le faire croire – pathologique ». Les bien-pensants avaient hurlé au racisme.


  • Fergus Fergus 8 novembre 15:54

    Bonjour, C’est Nabum

    Personnellement, le meilleur pain que j’aie mangé était celui que j’aidais ma grand-mère à élaborer puis à pétrir (moyennant pas mal de crampes aux bras) avant d’aller le cuire dans le four communal préalablement chauffé à point : en général trois tourtes de 5 kg, l’une de blé, deux autres de seigle. De quoi tenir une semaine. En fin de cuisson, nous ajoutions une ou deux tartes aux pommes ou fougasses. 

    Le problème d’aimer tant ce pain était qu’il m’arrivait de temps à autre d’avoir de terribles maux de ventre lorsque je me gavais plus que de raison de ce pain chaud tout droit sorti du four. smiley

    Cela se passait dans les années 50 et 60. Depuis, le four a été abandonné avant de renaître comme en de nombreux lieux d’Auvergne depuis quelques années.

    Souvenirs...


    • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 07:48

      @Fergus

      Elle faisait aussi des madeleines


    • Fergus Fergus 9 novembre 09:17

      Bonjour, C’est Nabum

      De délicieuses madeleines proustiennes, en effet. smiley


    • Severomorsk 9 novembre 20:57

      @Fergus

      Bonjour,

      En plus, la madeleine de Proust est accessible à tout le monde. Elle arrive après à peine cinquante pages de Recherche du Temps perdu, en sorte qu’une fois rendu là on peut arrêter la saga (ouf !!!) tout en faisant voir qu’on connaît Proust. 
      Aussitôt débute le chapitre deux, avec l’entrée du train en gare de Combray. L’entrée du train en gare de la Ciotat est à peu près contemporaine ; une thèse de troisième cycle de littérature et cinéma comparés est à faire sur les entrées de trains en gare à la Belle Epoque. 
      Je me suis arrêté avec le train. 


  • Sergio Sergio 8 novembre 18:48

    Du pain et des jeux, c’est vraiment plus ça !


  • Sergio Sergio 8 novembre 18:54

    J’aime pas l’étranger et j’suis content qu’il soit parti, sauf qu’on mange plus de pain, c’était le boulanger !

    https://www.dailymotion.com/video/x4b41oy


  • Ah, la présence de Sergio va au coeur du sujet. Oui, hélaaas en, 1988,, je j’aidais des personnes à retrouver du travail. Agence locale ou de quartier pour remettre au bouot. Moitié des annonces ; pas d’africains. Choquée, je téléphone au boulanger. Vous comprenez : leur sueur ou odeur sur le pain. J’étais mal.


  • Ah, la présence de Sergio va au coeur du sujet. Oui, hélaaas en, 1988,, j’aidais des personnes à retrouver du travail. Agence locale ou de quartier pour remettre au boulot. Moitié des annonces ; pas d’africains. Choquée, je téléphone au boulanger. Vous comprenez : leur sueur ou odeur sur le pain. J’étais mal.


    • Sergio Sergio 8 novembre 20:18

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      J’ai vu durant une brocante, une personne de couleur, vendre des vêtements d’occasion. J’ai vu le dégoût d’un passant essayant une veste, oui les odeurs et le musc, moi aussi j’étais mal, mes enfants sont de couleur ! 


  • Heureusement, cela change un peu. Chez notre bio haut de gamme à Bruxelles, pas de différence de race. Et c’est l’arabe qui est le plus sympa,....allez, petite pub. chez Robert le diable : 144 rue Meyerbeer. Ambiance familiale. UN MODELE.https://www.bioguide.be/magasins/bio-vrac


  • Pour ceux qui n’ont pas compris le sens profond de l’article : c’est à chacun de nous de lever les manches et montrer l’exemple. BIO-vrac y est arrivé,.....si vous voulez engager de nouvelles forces, c’est à vous de montrer l’exemple et creuser la voie du futur. Parce que ce qui est certain, si le peuple ne le fait pas, les politiciens , eux s’en foutent royalement et c’est l’avenir de VOS enfants qui est engagé,....


  • Mandyvila Mandyvila 8 novembre 19:21

    Petit bilan d’étape....

    Hier Rosemar a fait les courses à l’Hyper du coin et.....

    Elle a encore oublié le pain cette gourde.


  • Sergio Sergio 8 novembre 20:59

    Pour l’instant on est dans le Pétain, non dans le pétrin ....


    • @Sergio

      Ne mélangeons pas trop les sujets. Déconsidérant la symbolique fondamentale du blé en l’associant à Pétain. N’oubliant pas que Macron est surtout soutenu par les ROTHSCHILD et le monde financier. Si on repasse les plats, les ingrédients sont différents. Par contre le caractère « sombre » de la période actuelle, elle se confirme,....Nous avons bien survécu, malgré le pain noir et le rutabaga. 


    • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 07:50

      @Sergio

      Je m’en occupe


  • On se retrouve un peu comme en Belgique au moment de la montée de la N-VA (extrême-droite flamingante) et le soutien inattendu de la communauté juive d’Anvers,. C’est plus complexe que dans les années trente. 


  • zygzornifle zygzornifle 9 novembre 09:57

    Machine a pain depuis des années .....


  • La TETE DU DRAGON VIENT D’ENTRER DANS LE SIGNE DU CANCER,....LA VOIE : NOTRE JERUSALEM CELESTE. 114 rue Meyerbeer à UCCLe (Robert le Diable ou LUCIFER). BIO-VRAC. LA VOIE,......http://www.ledifice.net/7065-3.html.  La Jérusalem Céleste. https://www.bioguide.be/magasins/bio-vrac


  • erreur : « 144 » rue Meyerbeer.


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