jeudi 11 octobre 2007 - par jamesdu75

Faut- il privilégier la VO à la VF ?

Voilà une question que tout amateur de cinéma et télévision peut se poser à un moment où un autre de sa vie. Est-il plus intéressant de voir un film où une série par exemple des Etats-Unis en version française (VF) ou en version originale (VO) soit en anglais ?

Les premiers doublages sont apparus dans les années 30. Le son venait à peine de faire son entrée dans l’histoire du cinéma que des personnes ont compris l’utilité d’avoir une bande son audible dans n’importe quel coin du monde sans avoir recours aux cartons. Cela facilite la complexité d’une histoire.

A l’époque déjà, certaines personnes se sont levées contre cette « hérésie ». Jean Renoir a clairement exprimé son point de vue en déclarant :


« Le doublage est une infamie »


Qu’en est-il à présent ?


Le cinéma à plus de 100 ans et le doublage est quasi une institution pour la France, il est inconcevable de voir un film à 20 h50 sur une grande chaîne de télé en VO. Seul sur France 3 le dimanche a 23h30 - le cinéma de minuit, Canal+ dans sa séquence multidiffusion et sur certaines chaînes thématiques du câble et satellite, il est possible d’écouter un acteur dans sa langue d’origine.


Pourquoi ?

- La première raison est la facilité et le confort. Un spectateur lambda, n’ayant pas envie de lire un livre, n’aura absolument pas le moindre envie de lire des dialogues durant plus de deux heures.

- La plus grande partie des films et séries à la télévision française sont d’origine américaine. La langue anglaise est commune à tout les pays, ce n’est un secret pour personne. Mais l’insistance des Français pour (sauver) garder sa langue natale est tellement primordiale qu’un film doit quasiment toujours être traduit en français.

- Exception culturelle française oblige, il est bon d’admettre que la France dispose d’une qualité de doublage supérieur à beaucoup d’autres pays. Même si cette logique est applicable en grande partie aux films et séries américains (vous regarderiez l’intégrale de Steven Seagal en VO ?).

N’importe quel amoureux du ciné, cinéphile dans le cœur et l’âme, pourra sans nul doute vous dire que le doublage est forcement une infamie comme l’a dit Renoir. Mais certaines « voix » ont forgés un tel caractère réaliste à leurs personnages qu’elles en deviendraient presque risibles dans leur version original. Pour vous donnez quelques exemples de voix qui resteront dans l’Histoire :


Serge Sauvion alias Columbo, mais qui a doublé des dizaines de films et joué plus d’une quarantaine de films et série. Qui s’en souviendra ? Par contre de sa voix.

Phillipe Peythieu alias Homer Simpsons. Pour information la première version piraté des Simpson : le film était en québecquois comme beaucoup de films américains. Beaucoup de personnes l’ont téléchargé, mais sont quand même allé le voir au ciné pour écouter cette voix mythique (source personnelle).

Yvan Attal, avec sa voix sombre, est le doubleur officiel de Tom Cruise.

Le doublage est aussi un bon moyen de faire qu’un film dispose de deux fois plus de salles. Notamment pour un blockbuster qui peut aussi bien sortir dans un multiplexe en VF que dans un cinéma de quartier deux mois plus tard en VO. Il y a quelques temps Mediatis avait estimé que deux DVD sur sept était regardé dans sa langue originale. Ce qui prouve que même sans l’obligation des chaînes de TV à diffuser de la VF, la VO est peu prisée en France.

Cela permet aussi d’adapter des histoires à notre langage commun. Prenez un film comique. Par exemple Hot Shoot, de Jim Abrahams, contient de nombreux dialogue avec des références à des films principalement américains. Mais pour un pays, certaines blagues n’ont aucun comique, le doubleur pourra dire autre chose ce qui sera bien mieux compris par le spectateur.

Les mauvais côtés du doublage

A côté de tout ça, il faut bien reconnaître que le doublage peut très souvent dégrader l’esprit ou la crédibilité d’un film. La plupart des films asiatiques disposent d’un doublage toujours très moyens. Peu importe quel chef-d’œuvre de la culture asiatique, le voir VF est très souvent synonyme de voix totalement décalées pour ne pas dire sans aucun rapport.

Beaucoup de films européens donnent très souvent dans le doublage très basique, même si le réalisateur et les acteurs sont connus. Voir les films d’Almodovar, de Dario Argento, d’Emir Kusturica où les téléfils allemands qui sont diffusés sur M6 à 13 h 50.

Pour toutes nationalités confondues, les lèvres ne bougent pas en même temps que la voix et quand on dispose d’un grand écran cela peut devenir vite frustrant.

Le constat est encore plus fort sur les mangas, si bien que jusqu’à quelques semaines, toutes nouvelles série animées en provenance du japon sur Youtube ou Dailymotion étaient très souvent avec des sous-titrages réalisés par des fansubs - autrement dit des « amateurs » - qui intègrent un sous-titrage a un DivX. Et quand je dis amateurs, ce n’est pas péjoratif car la qualité est très souvent au rendez-vous.

Un autre mauvais côté du doublage peut subvenir aussi de l’interprétation d’une voix. Pour rester encore dans la japanimation, voir un animé en français comporte des voix très ridicules par rapport au ton très sérieux de la langue nippone.

La France est encore loin de sortir du cycle du doublage et ça lui coûte parfois assez cher. Par exemple une partie de l’audience médiocre cet été pour la série Heroes est imputée aux nombreux téléchargements. Dans ce cas précis, le piratage n’est pas une cause, mais une conséquence. Pour un grand nombre d’internautes qui ont vu la série sous-titrée sur un site de partage de vidéo en ligne, ou en la téléchargeant, les avantages sont les suivants :

- ne pas attendre une semaine pour voir trois épisodes entrecoupés de cinq minutes de pub, plus sept minutes entre chaque épisode ;

- voir la série avec six mois, voire un an (en grande partie la japanimation) d’avance sur la diffusion française.

Truffaut écrivait que pour revoir un film, il devait attendre cinq à dix ans pour qu’il ressorte dans une salle de cinéma. Ce problème fut résolu avec la VHS. Le problème est inverse à présent. On veut voir plus rapidement un film et ne pas attendre le doublage. TF1 l’a bien compris à ses dépens en diffusant Hereos saison 2 en VO sur le net en même temps que les chaînes américaines.

La faute à qui ? Très souvent des distributeurs qui ne veulent pas se donner la peine d’en faire plus, le prix exorbitant d’un doublage, accélérer la distribution, prendre le consommateur pour une vache à lait. Une série de petites choses qui peuvent ruiner la qualité d’un film.

Dans la série des doublages les plus mauvais, on peut citer une constante, les novelas (Les Feux de l’amour, Santa Barbara, etc.). Des séries au scénario suffisamment bête et creux qu’un mauvais doublage finit par achever. Mais il y a un public, donc le producteur ne se donne pas la peine.

Qu’en est-il dans le monde ?

N’ayant pas vu les télévisions du monde entier, il est dur de se prononcer. Un constat rapide montre que :

- les Etats-Unis aussi ouverts qu’une huître à importer des films, ne les voient qu’en VO. Même si un paradoxe fait qu’ils n’aiment pas les versions doublées, mais n’aiment pas non plus lire un sous-titrage ;

- le Québec donne l’impression de n’avoir que cinq ou six doubleurs pour l’intégralité des films américains ;


- l’Amérique du Sud et latine est plus prompt au sous-titrage, la qualité du doublage est moyenne. Il faut noter qu’ils ont le mérite de constamment traduire ce qui n’est pas en langue espagnole ou portugaise ;


- pour l’Asie, c’est très dur de
chiffrer, vu que beaucoup de films vendus le sont en version pirate. Mais les chaînes de télévision, du moins au Japon, font appel à un doublage d’une bonne qualité, notamment pour les films français et américains du moins ;


- l’Afrique en plus de ses multiples langues et dialectes dispose d’un héritage (le seul bon peut être) de la colonisation. Le fait d’avoir une large
population bilingue ce qui permet de passer un film en version française, anglaise ou sous-titrée dans l’une de ces deux langues. Cela réduit amplement le coût des distributeurs ;


- pour l’Europe, la poire est coupée en deux. D’un côté l’Europe de l’Ouest est très souvent adepte du doublage. Pour les films américains, une meilleure qualité de doublage est perceptible pour l’Espagne ; les films européens sont comme en France soit de qualité moyenne soit sous-titrés ;

- l’Europe de l’Est pourrait faire figure de mauvais élève du monde. Avec soit un doublage totalement ridicule, soit un sous-titrage pas toujours très clair qui est plus proche d’une version pour malvoyant. Le pire est peut-être le fait d’avoir le film en VO avec en voix off une à deux voix pour traduire l’intégralité du film. Voir Les Feux de l’amour en version tchèque est plus comique qu’en version française. Seul l’Autriche et la Hongrie relèvent le niveau en diffusant intégralement en VO sous-titrée ou en version allemande.

Voilà une constatation, mais il faut voir avant tout que si l’on voit un film c’est aussi pour l’histoire, la musique où les décors. L’important, c’est d’apprécier peu importe l’emballage.

Pour écrire cet article, j’ai volontairement omis les films pornographiques et érotiques, car la qualité de doublage est toujours médiocre. Et, il faut bien l’admettre, ce n’est pas ce qu’on regarde le plus.



52 réactions


  • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2007 11:16

    Avec les technos numériques, on peut proposer les deux simultanément, et le spectateur peut choisir. Sauf au cinéma. Le fansubbing a de l’avenir, même s’il est illégal aujourd’hui. Il permet une diffusion internationale aux petits budgets.


    • skirlet 11 octobre 2007 15:25

      —>Le fansubbing a de l’avenir, même s’il est illégal aujourd’hui.

      Il est illégal de coller les sous-titres dans le film et diffuser avec. Faire les sous-titres n’a rien d’illégal.


    • thirqual 11 octobre 2007 17:18

      Excellent argument en faveur du softsub.


    • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2007 17:28

      @ skirlet

      A ma connaissance, diffuser les sous-titres, même séparément, est illégal sans autorisation des ayant-droit.


    • skirlet 11 octobre 2007 23:43

      Ils ont les droits à la VO. Les droits de la traduction appartiennent au traducteur, surtout s’il ne retire aucun bénéfice de son travail. En plus, ça fait une sacrée pub aux auteurs des animés, je ne pense pas qu’ils aient envie de massacrer les traducteurs bénévoles smiley

      — >Excellent argument en faveur du softsub.

      Le logiciel ou la façon de visionner les sous-titres ?


    • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2007 10:59

      Un jeune a été inculpé pour avoir posté une traduction bénévole en français de Harry Potter 7. Attention : je suis tout à fait pour le fansubbing, surtout dans les nombreux cas où le producteur n’a pas l’intention de faire la traduction lui-même. Mais il y en a beaucoup aux limites du droit, qui est de toutes façons très mal fichu. Ce que j’ai vu de plus exotique dans le genre est un carnet de chants pour enfants avec une chanson de Hughes Aufray en blanc tamponnée : « reproduction interdite par le propriétaire des droits malgré avis favorable du compositeur ».


    • skirlet 12 octobre 2007 13:02

      La dame Rowling et sa cohorte d’avocats sont très pointilleux sur les droits smiley J’ajoute que sur un site russe il y avait la traduction « amateur » des 6 Harry Potter, bien supérieure à la traduction « officielle », mais là aussi la traductrice a dû retirer les textes de la ligne sous la pression des « ayant droit ». La même chose pour une traduction d’Amélie Nothomb (je connaissais la traductrice, une passionnée qui a fait un bon travail), mais ce sont les éditions russes qui ont mis la pression. Je n’a jamais entendu parler d’une chose semblable, quant il s’agit des sous-titres... J’en ai fait aussi un peu (pas pour l’animé, c’est pas mon truc), et je voudrais ajouter un détail : dans le domaine des sous-titres, une contrainte supplémentaire s’ajoute aux contraintes habituelles de la traduction, à savoir la limite de temps. Il n’est pas toujours possible de mettre tout ce que dit le personnage, alors c’est obligé de tronquer et de prendre des raccourcis, hélas. Alors prétendre que les sous-titres sont plus près de la VO... ce n’est pas le cas.

      « reproduction interdite par le propriétaire des droits malgré avis favorable du compositeur »

      Oui, je connais cette affaire d’une classe - abominable violeuse des droits d’auteur smiley La vie parfois est plus riche que la fiction smiley


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 11 octobre 2007 11:56

    « Mais l’insistance des Français pour (sauver) garder sa langue natale est tellement primordiale qu’un film doit quasiment toujours être traduit en français. » Franchement, vous croyez vraiment que si tous les films sortaient en VO, ils feraient autant d’entrées. Bien sur que non. Le doublage des films étrangers est même contre productif pour le cinéma français, car une grande partie du publique n’irait pas voir ses films s’ils n’étaient pas en français.

    « Un autre mauvais côté du doublage peut subvenir aussi de l’interprétation d’une voix. Pour rester encore dans la japanimation, voir un animé en français comporte des voix très ridicules par rapport au ton très sérieux de la langue nippone. » Vous rigolez j’espère ! Au Japon tout est sur-joué. Il y a des gens qui aiment, mais entendre gueuler pendant tout un épisode, cela fatigue à force.

    Que vient faire les dessins animés dans un sujet VO contre VF ??? Un morceau de cellophane ne parle pas.

    Sinon il faut arrêter le délire, du « moi je ne vois les films qu’en VO », quand on regarde un film où il y a beaucoup de discours, on passe son temps à lire et on ne suit pas l’histoire.

    Le seul problème du doublage en France, c’est que l’on ne mets pas les même moyen selon le film et que certains sont très bon (même meilleur que la VO) et que d’autres sont pourrit.


    • jamesdu75 jamesdu75 11 octobre 2007 13:14

      Je peut comprendre vos differences de poin de vue mais pour les dessins animé c’est autre chose.

      C’est un film sans acteur, prenez Le tombeau des lucioles. Mille fois mieux qu’une production Française larmoyante. Mais bon ce n’est pas doublé par Cathrine Deneuve et ca n’a pas fait un carton aux USA donc c’est de comprendre.


  • Zalka Zalka 11 octobre 2007 12:01

    Je me permet d’ajouter un bon côté au doublage : les personnes dyslexiques ne peuvent que difficilement suivre les doublages.


  • Krokodilo Krokodilo 11 octobre 2007 12:13

    Le doublage est tout simplement le meilleur compromis pour surmonter au cinéma la barrière des langues. Si on est obligés de lire sans arrêt, on rate la moitié de l’aspect visuel du film, l’ambiance, alors autant lire un bon bouquin.

    Même parmi ceux qui pensent pouvoir suivre un film anglophone en VO, combien comprennent vraiment les dialogues hormis ceux d’un film basique (et encore, l’argot des flics ou de la rue, c’est inaccessible). Il y a beaucoup de snobisme dans tout ça. Et comme l’a dit le commentaire ci-dessus, les patrons savent bien que diffuser les « blockbusters » en VO ferait pas mal chuter la fréquentation...

    Quant aux USA, leur refus du doublage n’est que l’expression de leur mépris envers le reste du monde : ils préfèrent acheter les droits en gros dollars et tourner une version « plus adaptée à leur public »...


    • Wlad Wlad 11 octobre 2007 13:41

      [totalement gratuit] Il existe une solution, les amis ! Le sous-titrage en espéranto ! [/totalement gratuit]

      Tu trouves vraiment que lire les sout-titres empêche de regarder l’image ? smiley Je reste dubitatif. Certes je ne lorgne pas continuellement vers le texte (malgré ce surprenant réflexe qui me pousse à baisser les yeux parce qu’il y a eu un mouvement en bas de l’écran), mais même quand je lis je garde l’essentiel de l’écran en vision périphérique.

      Par contre, si tu voulais dire que l’action « je lis le sous-titre donc je m’extrais du film, dans lequel j’étais plongé au point de me sentir côtoyer les personnages » replace le spectateur comme élément extérieur au film, j’avoue que ça casse un peu l’ambiance.


    • Krokodilo Krokodilo 11 octobre 2007 17:21

      Asp, on t’a reconnu ! C’est sûr que pour Rambo, le sous-titrage est moins gênant que pour suivre un woody Allen. Dans le premier, on a le temps de voir le film !


  • thirqual 11 octobre 2007 13:04

    Les grands moments du doublage...

    MI3 (vu dans un avion, au bout de 12 heures de vol on regarde n’importe quoi) : la donzelle que le héros va tirer vide son chargeur, et tend la main en réclamant « magazine ! ». J’ai fait sursauter mes voisins par mon éclat de rire tonitruant.

    Cris Wilkinson, il n’y a pas, et de loin, que du surjoué au Japon. Pour rester dans la japanimation, voir gasaraki, ou monster, et j’en passe. Un morceau de cello ne parle pas, mais un acteur lui donne une voix et le doublage des animes est rarement satisfaisant (les exceptions les plus notables sont Cowboy Bebop et Ghost in the Shell, le second ne donnant pas dans le surjoué non plus). Les dessins animés ont une excellente place dans ce contexte.

    Cela dit, les sous-titres arrivent à être pires que les doublages parfois. Du côté pro tapons sur celui de Shawn of the Dead (parce que je l’ai vu ya pas longtemps et que j’ai la flemme de chercher) : traduire « college » par collège, c’est très bête, mais alors quand on parle de traffic de drogue... du côté amateur le niveau est parfois celui des posts les plus affreux lisibles ici.


    • kingofshifumi 11 octobre 2007 16:27

      Vu également dans « Paranoïak », un mauvais remake de « Fenêtre sur Cour » sorti cet été : il est tard, la jeune fille se trouve chez le héros, son téléphone sonne « Allo, maman, non, je suis encore à la librairie, j’en ai encore pour un moment » !


  • Marcel Thituck 11 octobre 2007 14:11

    On pourrait aussi parler de l’aspect pédagogique des films en VO qui aideraient très probablement à améliorer le niveau d’anglais en France.

    Pour être honnête, comprendre un film en anglais n’est pas facile car nous ne parlons que très mal l’anglais... et on peut concéder que lire des sous-titres ne permet pas de profiter pleinement d’un film.

    Les pays nordiques sont souvent cités en exemple pour l’apprentissage des langues étrangères, il faut savoir que dans ces pays (Finlande, Suède...) tout est diffusé en version originale.


    • skirlet 11 octobre 2007 15:22

      —>Pour être honnête, comprendre un film en anglais n’est pas facile car nous ne parlons que très mal l’anglais...

      Tout le monde parle mal anglais, souf les natifs anglophones. Les Nordiques ont un niveau peut-être un peu meilleur que les Français, mais c’est au prix d’un grand investissement du temps et d’efforts, sans arriver au niveau natif et en ayant peu de production dans les langues nationales.


    • Krokodilo Krokodilo 11 octobre 2007 17:23

      Oui, mais on ne devrait les citer en exemple que pour l’apprentissage de l’anglais, pas DES langues, c’est très différent. En France,nous défendons la diversité linguistique, enfin... jusqu’à ces dernières années...


    • JEanlOu JEanlOu 12 octobre 2007 11:01

      « tout le monde parle mal anglais sauf les Anglophones », la bonne blague.

      Je vis en Suede depuis un an et je te garantis que les Suedois ne parlent pas simplement « un peu mieux » anglais que les Francais. 90 pour cent des Suedois (de la tranche 20 40 ans disons) parle couramment anglais avec un tres bon accent. Certes ils ne parlent pas anglais comme un natif de Londres mais leur niveau est amplement suffisant pour comprendre, s’exprimer, faire des blagues et etre spontane.

      Pour ce qui de l’argument de rater des aspects visuels du film, c’est faux lorsqu’on s’habitue a lire les sous titres des le plus jeune age. Les Suedois par exemple lisent les sous titres sans meme les regarder (ne demander pas comment ils font mais j’ai observe avec attention et c’est vrai que leur regard ne va absolument pas de bas en haut).

      Leur bon niveau d’anglais n’a rien avoir avec de gros efforts puisque a l’ecole, les bambins Suedois ne font pas plus d’anglais que les bambins Francais, leur niveau vient principalement de la VO.

      Pour ce qui est de la langue Suedoise, je ne crois pas qu’elle y perd au change. Les Suedois parlent bien le Suedois, aime regarder les emissions et les films (qui sont assez nombreux et de bonnes qualites) dans leur propre langue.

      JEanlOu


    • skirlet 12 octobre 2007 13:19

      —>Certes ils ne parlent pas anglais comme un natif de Londres mais leur niveau est amplement suffisant pour comprendre, s’exprimer, faire des blagues et etre spontane.

      Vu le temps qu’ils consacrent à l’anglais, sans être au niveau natif... Je rappelle que la Suède est un petit pays, avec une population de 8 millions d’habitants, et l’anglais massif dès le plus jeune âge est une décision politique - les petits pays, hélas, supportent une charge linguistque plus lourde que ceux qui possèdent une langue « de grande diffusion ». Sans oublier que c’est une langue germanique, comme l’anglais, donc plus facile d’un certain point de vue.

      — >Les Suedois par exemple lisent les sous titres sans meme les regarder

      Eh ben smiley

      — >Pour ce qui de l’argument de rater des aspects visuels du film, c’est faux lorsqu’on s’habitue a lire les sous titres des le plus jeune age.

      Et ça donne quoi exactement ? Si avec tout ça ils sont toujours obligés à lire des sous-titres, malgré l’injection massive de l’anglais ?

      « Leur bon niveau d’anglais n’a rien avoir avec de gros efforts puisque a l’ecole, les bambins Suedois ne font pas plus d’anglais que les bambins Francais, leur niveau vient principalement de la VO. »

      Donnez-moi le lien vers les programmes scolaires suédois, l’âge à laquelle commence l’étude de la langue et le nombre d’heures par semaine de langue.

      Vous parlez de nouveau de l’anglais, mais ce n’est pas la seule langue au monde, et la production cinématographique ne vient pas uniquement d’Hollywood. Cette fameuse « ouverture d’esprit » qu’on nous vante, c’est l’ouverture lur l’anglais.

      — >Pour ce qui est de la langue Suedoise, je ne crois pas qu’elle y perd au change.

      Seulement l’anlgais la vire de plus en plus des sphères spécialisées, de la science y compris.

      Et, comme j’ai déjà dit, les pays qui en ont des moyens pratiquent le doublage.


  • Bouli Bouli 11 octobre 2007 14:15

    Personnellement je ne regarde que de la VF quand j’y suis obligée. Donc je télécharge en VO sous titrée, je regarde Canal + et j’achète des DVD.

    Parce que c’est mieux d’entendre la vraie voix de l’acteur, parce que je parfais mon anglais, parce que certains jeux de mots sont intraduisibles, parce que la langue nippone c’est sympa à entendre, parce qu’entendre le vrai accent anglais dans un film british c’est très agréable.

    Le pire c’est pour les séries : Friends par exemple se délecte en VO ! Je ne supporte plus de l’entendre en français. Et dans les films de Miyazaki, le japonais donne une autre dimension au film... Perso, je trouve que le doublage dénature les films même s’il est vrai qu’en France c’est pas trop mal fait.


    • skirlet 11 octobre 2007 15:20

      —>parce que je parfais mon anglais

      Si c’est dans le but de travailler la langue, pourquoi pas.

      Mais pour se détendre, rien ne vaut un bon doublage smiley


    • Bouli Bouli 11 octobre 2007 15:33

      Même pour me détendre ---> VO !! Sans doute suis-je trop habituée maintenant !


    • skirlet 11 octobre 2007 23:33

      Ma foi, si vous aimez lire les sous-titres, c’est votre droit smiley Mais je suis contre la coércition (comme dans les commentaires où les auteurs préconisent la VO imposée). Au fait, je précise que je suis polyglotte, je peux voir des films en plusieurs VO, mais pour moi la condition sine qua non, c’est la bonne maîtrise de la langue. Sinon c’est pas la détente smiley


  • Romain Baudry 11 octobre 2007 14:39

    Les doublages se justifient pour les oeuvres qui visent les enfants et pour les nanars. Dans tous les autres cas, la VO sous-titrée est infiniment préférable. Une version doublée n’a ni le dynamisme, ni le caractère, ni la qualité de la version originale. Ce n’est pas une critique des comédiens de doublage, simplement une constatation basée sur la logique et les conditions de leur travail. C’est même vrai pour les oeuvres d’animation, alors que les voix d’origine sont, dans ce cas, également des doubleurs.

    J’ajouterai que le fait d’entendre toujours la même vingtaine de voix dans les séries et les films américains que nos chaînes nous diffusent systématiquement en VF est l’une des raisons pour lesquelles je ne regarde plus beaucoup la télévision.


  • Zalka Zalka 11 octobre 2007 15:10

    Je signale pour les intolérants anti doublage qu’un certain nombre de cinéaste sont pour le doublage. Tim Burton par exemple...


  • skirlet 11 octobre 2007 15:15

    Article intéressant smiley

    — >Un spectateur lambda, n’ayant pas envie de lire un livre, n’aura absolument pas le moindre envie de lire des dialogues durant plus de deux heures.

    J’ajoute qu’un spectateur lambda lira un livre s’il a envie de lire. Les films, on les regarde et écoute smiley

    — >La langue anglaise est commune à tout les pays, ce n’est un secret pour personne.

    Correctif : si l’anglais est présent dans l’enseignement de plusieurs pays, cela ne signifie pas que les populations non-natifs peuvent suivre les films en VO étatsunienne. C’est plutôt le contraire.

    — >Mais l’insistance des Français pour (sauver) garder sa langue natale est tellement primordiale qu’un film doit quasiment toujours être traduit en français.

    Les pays qui ont les moyens financiers pratiquent le doublage. C’est aussi simple que ça.

    — >N’importe quel amoureux du ciné, cinéphile dans le cœur et l’âme, pourra sans nul doute vous dire que le doublage est forcement une infamie comme l’a dit Renoir.

    Je ne le pense pas. Plusieurs cinéphiles apprécient la possibilité de ne pas passer sont temps à lire les sous-titres, ce qui empêche de voir les images et suivre les mimiques. S’il existe des esprits supérieurs capables de voir un films dans la langue qu’ils maîtrisent mal ou pas du tout sans rater une miette, soit ils sont extrêmement rares, soit ils sont snobs smiley

    — >Peu importe quel chef-d’œuvre de la culture asiatique, le voir VF est très souvent synonyme de voix totalement décalées pour ne pas dire sans aucun rapport.

    Les intonations asiatiques étant très différentes des occidentales, cela crée une barrière supplémentaire.

    — >les lèvres ne bougent pas en même temps que la voix

    Pas avec exactitude totale, mais on ne reste pas accorché aux lèvres, n’est-ce pas ? smiley

    — >La France est encore loin de sortir du cycle du doublage

    ...et c’est tant mieux !

    — >On veut voir plus rapidement un film et ne pas attendre le doublage

    Ce n’est pas l’avis de tous les « on » smiley

    — >Même si un paradoxe fait qu’ils n’aiment pas les versions doublées, mais n’aiment pas non plus lire un sous-titrage

    C’est justement parce qu’ils sont ouverts comme une huitre smiley

    — >l’Europe de l’Est pourrait faire figure de mauvais élève du monde. Avec soit un doublage totalement ridicule

    Ridicule de de quel point de vue ?.. En URSS, sous le régime que je n’apprécie pas du tout, on disposait d’un doublage magnifique, d’autant plus que j’ai pu comparer avec des VO.

    — >Le pire est peut-être le fait d’avoir le film en VO avec en voix off une à deux voix pour traduire l’intégralité du film.

    Là, je suis d’accord. C’est un compromis entre le manque de pognon et la réticence du public à lire les sous-titres.

    — >Voir Les Feux de l’amour en version tchèque est plus comique qu’en version française.

    C’est une réaction purement psychologique. Pourquoi c’est ridicule en tchèque et pas en français ?


    • jamesdu75 jamesdu75 11 octobre 2007 15:48

      - >Voir Les Feux de l’amour en version tchèque est plus comique qu’en version française.

      C’est une réaction purement psychologique. Pourquoi c’est ridicule en tchèque et pas en français ?

      Tout simplement car ca n’a aucun sens. Il n’y a aucun respect de « l’oeuvre » et ca vire des fois plus au detournements qu’a une pseudo traduction.


    • skirlet 11 octobre 2007 23:35

      Le fond le votre pensée m’échappe. Vous voulez dire que c’est mal traduit ? Qu’est-ce qui n’a aucun sens ?


  • EricB 11 octobre 2007 16:04

    Voici mon expérience sur le sujet. Je regarde tout en VO sans sous-titres depuis longtemps maintenant.

    Au demarrage, c’etait pas facile, il me manquait la moitié des mots. Du coup, j’activais les sous-titres en Anglais pour m’aider.

    Puis au fur et à mesure, je n’ai plus eu besoin de sous-titres. Maintenant ma compréhension de tous ce qui est en Anglais est plus facile, pour moi c’est un très bon moyen de se faire l’oreille et d’acquerir du vocabulaire.

    Le revers c’est que j’ai du mal a regarder un film doublé en VF, car on se rends compte du doublage lors du visionnage. De plus les voix ne collent pas vraiment même si en France le doublage est bon. Je vous conseille le doublage en Allemand c’est quasi comique parfois.

    Il faut le doublage en VF pour les gens qui n’ont pas envie de se familiariser à l’anglais.

    Pour les autres un sous-titrage VF me semble pas très utile (sauf si il n’existe pas de doublage).

    Par contre le sous-titrage en VO c’est indispensable.

    Ce qui m’embête le plus c’est les DVDs de TF1 et de Canal+, pour lesquelles il n’y en général qu’une VO sous-titrés FR imposé (mais oû est l’interêt du format DVD dans ce cas ?). Pourquoi imposer la façon dont on regarde un DVD chez soi j’ai toujours pas compris. Néanmoins, au Canada les DVDs ne sont pas bloqués et proposent VO/VF avec ou sans STFR ou STVO. Pour TF1 qui diffuse Heroes en VOD, il n’y a de disponible qu’une version en VO sous-titres VF imposés. Cette offre reste dans la même ligné que leurs DVDs dommage.


    • Romain Baudry 11 octobre 2007 17:31

      De fait, le DVD de « Kill Bill » qu’on m’a offert il y a un certain temps n’offre pas la possibilité de regarder la VO sans sous-titres. TF1 a une idée assez particulière du niveau intellectuel de ses spectateurs... mais ce n’est pas nouveau.

      N’oubliez pas qu’il existe des pays non-anglophones qui produisent aussi des films et des séries !


    • skirlet 11 octobre 2007 23:37

      —>Je regarde tout en VO sans sous-titres depuis longtemps maintenant.

      S’agit-il des films uniquement en anglais ? Dans ce cas, je suis d’accord avec Romain Baudry

      — >N’oubliez pas qu’il existe des pays non-anglophones qui produisent aussi des films et des séries !


    • thirqual 11 octobre 2007 19:51

      Oula Ludo, tu dois avoir de la chance dans tes choix d’animes. Exemple de bonne série avec un doublage calamiteux (dans le sens où l’histoire en prend un coup) : Full Metaél Alchemist. Des scènes poignantes se changent en banalités pour cause d’interprétation frileuse de la part des doubleurs français. Ou Excel Saga, où la doubleuse d’Excel n’arrive pas à rendre la folie furieuse doublée d’une hyperactivité exacerbée de l’héroïne. Cela dit, un excellent, mais alors vraiment excellent boulot a été fait sur les longs métrages (bon, je préfère la VO, mais c’est quand même un boulot de qualité).


  • un autre 11 octobre 2007 16:18

    article intéressant qui a le mérite de poser de très bonnes questions sur le « combat » vo/vf. par contre, un passage par un quelconque correcteur orthographique aurait été le bienvenu pour une lecture plus agréable smiley


  • thomthom 11 octobre 2007 16:55

    je rejoins Wlad. Je ne regarde que des films et séries en VF. La VO (sans sous-titre), c’est bien pour ceux qui maitrisent très bien la langue ; la VO sous-titrée est pour moi une hérésie.

    Tout comme les films en noir et blanc d’ailleurs

    Pourquoi ? parce que pour moi, la caractéristique première du cinema (ou meme de la TV), c’est l’Immertion. C’est la capacité à représenter les choses presque exactement comme si la scene se déroulait sous vos yeux, ce qui fait que vous etes completement « dans le film ».

    Or, si vous pourrissez l’image en vous limitant au noir et blanc ou en écrivant du texte en surimpression, vous cassez completement ce potentiel d’immertion, car la scene ne vous est plus du tout présenté comme une scene réelle (imaginez que dans la vraie vie, vous rencontriez quelqu’un dont vous maitrisez mal la langue et que la traduction s’affiche textuellement en bas de votre champ de vision.... n’importe quoi)

    Alors, certes, je reconnais au doublage ses défaut : on n’a pas le vrai ton et la vrai voix de l’acteur d’origine, les mouvements des levres ne correspondent pas exactement, mais pour moi, ces inconvénients sont négligeables comparé à la perte d’immertion qu’une VOST génère... qui tue completement le concept du cinema

    Bien sûr si je comprenais tres bien et tres facilement (sans fatigue) l’anglais, je regarderais mes films en VO.... mais voila, ce n’est pas le cas, comme 95% des francais, je me débrouille en anglais, mais pas au point de pouvoir pleinement apprécier un film en anglais sans sous-titres. La VF est pour moi un moindre mal pleinement assumé


  • Algunet 11 octobre 2007 17:55

    Sauvons les séries françaises par le doublage en français !

    Cela peut paraitre stupide mais il vaudrait mieux un bon doublage qu’entendre les voix originales françaises des acteurs de nos séries ! smiley


  • chiktaba 11 octobre 2007 19:37

    Ne pas oublier que parfois c est le doublage qui est a l’origine du succes de film ou de serie. Les premiers qui me viennent a l’esprit c’est The Persuaders (Amicalement Votre) et Wayne’s World. Evidemment, la il y a eu un gros travail du doublage pour l’adaptation au public francais.

    J’avoue que je regarde des VOSTfr et des versions doublees. En fait cela depend du film ou de la serie en question. Par exemple un film HK, un anime, ou certains films americains je ne les concois pas doubler, car avec cette derniere on manque quelque chose, par contre pour d’autres c est plutot le contraire. La situation actuelle me convient. Je trouve generalement la version qui me convient.


  • Marc Bruxman 12 octobre 2007 00:16

    Oui enfin si peu de personnes regardent des films en VO c’est aussi qu’en dehors des grandes villes c’est dur à trouver.

    J’ai habité en province avant d’être à Paris. Il y avait une salle dans ma ville qui passait de la VO et que sur des films d’art et d’essais. Pas moyen de voir Terminator en VO ;) Et bien a l’époque cela ne me manquait pas et souvent je ne m’appercevais même pas que le doublage était une infamie. Au contraire l’idée du sous-titrage m’apparaissait comme chiante.

    A Paris dans mon quartier c’était l’inverse. Dur de voir de la VF. Les salles qui en passaient étaient moins bien que leurs équivalentes VO. J’ai donc vu de la VO et ce n’est qu’après que je me suis appercu a quel point on se fesait entuber avec le doublage.

    Mon avis c’est qu’il est absolument honteux que le service public passe du doublé. Car on dénature ainsi une oeuvre culturelle.

    De plus, il suffit de voir le niveau d’anglais des pays qui massent majoritairement de la VO à la télé (comme aux Pays Bas) pour voir que ce serait un très bon moyen d’améliorer le niveau d’anglais des français sans engraisser le mammouth de l’éducation nationale et sans douleur. Je précise au passage puisque l’on parle des Pays Bas que cela n’empéche pas les néerlandais de parler leur langue.

    Car il faut le rappeler aujourd’hui quelqu’un qui ne parle pas très bien Anglais est un handicapé. De nombreuses carrières lui seront fermées. Et cet état de fait la aucune loi Toubon ne la changera. Encore une fois, on peut accepter la réaliter et jouer ou la refuser et perdre.


    • skirlet 12 octobre 2007 13:25

      —>Car il faut le rappeler aujourd’hui quelqu’un qui ne parle pas très bien Anglais est un handicapé.

      Ca s’écrit avec une minuscule - « anglais » - quand il s’agit d’une langue smiley

      N’exagérons pas - nombre de métiers n’impliquent pas la connaissance de l’anglais. Et pour le commerce, il est conu qu’il faut vendre dans la alngue du client - la connaissance du mandarin est bien plus utile que celle de l’anglais en Chine, du russe - en Russie etc. etc.

      — >Encore une fois, on peut accepter la réaliter et jouer ou la refuser et perdre.

      La réalité est une chose non fixée. On peut se soumettre à l’injustice ou la combattre. Et dans tous les cas, ces litanies ne justifient pas la VO imposée en masse.


    • Marc Bruxman 12 octobre 2007 19:17

      « Ca s’écrit avec une minuscule - »anglais« - quand il s’agit d’une langues »

      1 Point pour vous !

      « N’exagérons pas - nombre de métiers n’impliquent pas la connaissance de l’anglais. »

      Le problème est que la plupart des métiers de cadres l’exigent. Et dans de nombreuses multinationales, il est considéré comme un pré-requis tout simplement pour pouvoir parler aux collégues des autres pays.

      S’en priver c’est donc avoir des difficultés à trouver un boulot qui paye bien. Et donc partir avec un handicap qui n’est certes pas a 100% mais qui est suffisamment significatif.

      « Et pour le commerce, il est conu qu’il faut vendre dans la alngue du client - la connaissance du mandarin est bien plus utile que celle de l’anglais en Chine, du russe - en Russie etc. etc. »

      Ca oui vous préchez un convaincu sur ce sujet la :) Et pas seulement pour la langue. Une bonne connaissance de la culture et des usages d’un pays est de toute façon indisepensable.

      Par contre sur un dossier commercial important le commercial aura souvent à contacter les ingénieurs (ou toute autre entité) pour faire son avant vente. Et lorsque ce département est dans un autre pays et bien il faut leur parler en Anglais.

      Ne me faites donc pas dire que les autres langues ne comptent pas. L’Anglais est un minimum et n’excuse pas le fait de ne parler qu’Anglais et Français.

      « La réalité est une chose non fixée. On peut se soumettre à l’injustice ou la combattre. Et dans tous les cas, ces litanies ne justifient pas la VO imposée en masse. »

      Oui sauf que si demain le Chinois ou l’Espagnol supplantent l’anglais comme langue internationale, cela ne sera pas parce que les pays qui parlent ces langues ont mis une exception culturelle débile mais parce qu’ils sont devenus a la fois puissants démographiquement et économiquement. Et vu le niveau de nos salaires en France l’utilisation d’interprétes comme c’est souvent le cas pour travailler en Chine n’est pas envisageable.

      Et pour la VO imposée excusez moi mais je ne parles que des chaines publiques (je suis un libéral donc TF1 a tout à fait le droit de passer de la merde ce qu’ils ne se privent d’ailleurs pas de faire mais au moins pas avec mon fric). Et c’est avant tout une forme de respect pour les oeuvres en même temps qu’un outil éducatif.

      Enfin je ne parles pas que de la VOST pour l’anglais. Un film d’auteur en espagnol (Bombon El Perro), en Hongrois (Taxidermia) ou en Cantonnais (In the Mood for Love) gagnera également à être laissé dans sa version originale, tout en rendant beaucoup mieux l’atmosphére des pays ou se passe l’action.


    • skirlet 12 octobre 2007 19:58

      —>1 Point pour vous !

      Merci smiley Et d’autres points : « hongrois », « cantonais » - pareil. Mettre les majuscules sur les noms de langues est un anglicisme smiley

      — >Le problème est que la plupart des métiers de cadres l’exigent.

      Il n’y a pas que « cadres » comme métier...

      — >Et dans de nombreuses multinationales, il est considéré comme un pré-requis tout simplement pour pouvoir parler aux collégues des autres pays.

      J’en connais pas mal d’anecdotes sur la communication en anglais... Dont celle où un cadre s’est fait engueler pour avoir communiqué en allemand avec son homologue allemand. L’aplatventrisme de certains chefs d’entreprise est sidérant.

      — >Et pas seulement pour la langue. Une bonne connaissance de la culture et des usages d’un pays est de toute façon indisepensable.

      Certainement. Mais avec le système actuel, où on nous pousse vers le tout-anglais, il n’y a aucune ouverture sur la culture des pays, sauf les EUA.

      — >L’Anglais est un minimum et n’excuse pas le fait de ne parler qu’Anglais et Français.

      « anglais », « français »... Un peu de respect envers votre langue, enfin ! Pourquoi j’en ai davantage sans être une Française d’origine ?..

      Concernant ce minimum - les anglophones ne font aucun effort pour apprendre les autres langues. Une stratégie payante, car celui qui impose sa langue impose la musique sur laquelle on danse.

      — >une exception culturelle débile

      Elle n’a rien de débile. Elle permet de préserver ce qui reste de la culture... Que devenu le cinéma italien, écrasé par les « lois du marché » ?

      — >ils sont devenus a la fois puissants démographiquement et économiquement

      Un dominant change toujours. Je vous que vous prônez la loi de la jungle smiley Mais quid des cultures ? Pourquoi ne pas envisager une communication équitable, conserver la diversité, comuniquer sur d’autres bases ?

      — >Et c’est avant tout une forme de respect pour les oeuvres en même temps qu’un outil éducatif.

      Quand je veux travailler une langue, je le fais. Mais, mis à part une diffusion multicanal qui permet de choisir la langue, je suis contre la moindre coercition.

      — >Un film d’auteur en espagnol (Bombon El Perro), en Hongrois (Taxidermia) ou en Cantonnais (In the Mood for Love) gagnera également à être laissé dans sa version originale, tout en rendant beaucoup mieux l’atmosphére des pays ou se passe l’action.

      J’ai grandi en regardant les films de plein de pays. Doublés. Ca m’a permis d’apprendre bien plus de choses sur ces pays que si on m’imposait la VO sous prétexte que « ça rend mieux l’ambiance ». Comment on peut rester dans l’ambiance et lire les sous-titres ?.. On rate tellement d’images, de mimiques etc. Et je sais lire. Qui plus est, j’aime lire.


  • 1984 1984 12 octobre 2007 01:25

    Je ne suis pas fan de mangas, mais pour le peu que j’ai vu, les voix japonaises m’étaient insupportables.

    Pour les séries anglophones, mis à part House que je regarde en VF (Le jargon médical en anglais, ca devient extrèmement difficile à suivre), je regarde la plupart des séries en VO. La saison 3 de Prison Break est déjà diffusée aux USA alors que la 2 n’a même pas commencé içi en Belgique. Ce n’est qu’un exemple. A force de travail, on finit par comprendre beaucoup de choses à l’anglais courament parlé (Qui est très loin du bel anglais des bouquins), mais il est toujours bon d’avoir les sous-titres comme aide occasionnelle, pour être sûr de bien tout saisir.


  • Falkland 12 octobre 2007 01:26

    Bon article. Pour les animes le doublage est honteux, tous les amateurs vous le dirons. Les series sont parfois bien doublé (desperate housewives) et parfois tres mal (heroes). Enfin bon de toutes façon maintenant on a tres souvent le choix.


  • yoda yoda 12 octobre 2007 02:27

    Il faut privilegier la VO sous-titrée pour les raisons suivantes :

    1/ Ca permet de rendre crédible le film ou des japonais parlerait en japonais ou non en Francais ou en anglais.

    2/ Ca fait faire des économies.

    3/ Ca permet d’apprendre a lire.

    4/ Ca facilite eventuellement l’apprentissage de nouvelles langues.

    5/ Ca permet aux sourds de suivre un film.

    6/ J’en oublie ;)

    (ps : )


    • skirlet 12 octobre 2007 13:31

      —>Ca permet aux sourds de suivre un film.

      Pour eux, il existe déjà le sous-titrage. Et les aveugles doivent apprendre l’anglais ?

      — >Ca permet d’apprendre a lire.

      Pour lire, je prends un livre (et je sais lire depuis l’âge de 3 ans smiley ) Je préfère choisir les moments où je lis et les moments où je regarde et écoute. Il faut donner le choix au public. La diffusion multicanal, par exemple.


  • gabisu 12 octobre 2007 05:10

    Je passe juste pour dire que dans 99% des cas, la VO est supérieure à la VF même si cette dernière peut être de très bonne qualité (The Simpsons par exemple) Il faut voir Goodfellas en VO je crois que c’est clair, idem pour Saint Seiya ou The Blade.

    Une dernière remarque, Seagal se voit en VO pour profiter des dialogues badass. Marked For Death est génial avec ses jamaïcains (I want Hatcher dead, I want his family dead, if you don’t kill him, I go kill you)


    • jamesdu75 jamesdu75 13 octobre 2007 20:34

      Je veux pas faire mon intello de base, mais bon, Seagal c’est pas pour les dialogues qu’on regarder le film où alors ont à un serieux probléme de QI.


  • moebius 12 octobre 2007 11:59

    ...difficile de faire des progrés dans l’aprentissage d’une langue lorsque le film est en VO sous titré. On a une tentance naturelle à l’économie qui nous fait lire les sous titres presque inconsciemment. IL est toujours plus plus facile de « rentrer » dans un texte écrit en langue maternel que dans des images qui demande un temps d’adaptation plus long et plus couteux en terme d’investissement intellectuel. De plus la traduction pour les bessoins de l’action est rarement fidéle. Apprendre une langue par ce biais est trés complexe


  • Fanfan la tulipe 16 octobre 2007 23:09

    bonsoir , bon avec un peu de retard j’arrive

    Pour moi, dans un monde idéal et utopique, c’est génial de voir un film en VO, de pouvoir ecouter la vrai voie de l’acteur, sentir vraiment l’ambiance et la culture d’un pays par un film, mais malheuresement, comme je l’ai dis c’est une utopie, car la plus part de l’humanité est incapable d’être polyglotte et au maximum nous ne pouvons dans notre grande majorité connaitre qu’une langue en plus de la notre et encore...

    Prenons un exemple tout simple il est dit que les américain ne regardent que de la VO, alors ils doivent pouvoir les films, japonais en japonais, les films francais en francais, ect, ect, ect. mais dans la realité il s’avere que non, les américains ne connaissent principalement que leur langue l’anglais. alors comment font t’ils, avec les sous titres, c’est pas la meilleure facon pour comprendre un film, ou alors ils font du doublage, mais la ausi c’est impossible car ils n’aiment pas le doublage, alors comment font-ils, c’est un grand mystere ? Et ben j’ai la reponse ils ne regardent que des films anglais tout simplement.

    Les pays europeenes et autres justement utilisent le doublage pour voir en dehors de leur pays et eviter d’être trop chauvin, donc ouvert aux autres et autres cultures. les english sont-ils capables de voir d’autres cultures sans doublage non, en fait ils sont encores pus chauvins que les francais et d’une certaine maniere ne voit le monde que par leur centrisme, ce qui est une sorte d’aveuglement et donc une grande ilusion vers le reste du monde comme dans un systeme dictatoriale sans aller jusqu’aux travers de cuba et de la corée du nord.

    Donc par cette petite demonstration encore developable, j’ai fait qu’une resumé l’essentiel, la vrai question de la VO contre VF est plutot la version anglaise ou la version francaise ?

    Pour moi le doublage est beaucoup plus utile que la VA car elle permet de comprendre d’autre culture audelà la VA, la VF permet de trancender justement le prisme de l’américain et donc de sa culture ou de moins la vision du monde chez l’americain par la VA et donc justement de pouvoir voir la realité de maniere difference de celle des américains, avec notre propre pensé.

    Maintenant la V0 permet justement d’aprofondir la connaissance des langues par les DVD principalement, mais ce n’est pas une fin en soit la VO permet de connaitre la culture du pays ou l’on apprend donc tres restrictive et le doublage justement permet d’embrassé la culture du monde et de ses differents peuples.

    le seul moyen par la VO d’avoir la connaissance des cultures, c’est que les acteurs fassent eux même le doublage JUDITH FOSTER est un exellent exemple, moi je me régale de l’entendre en francais dans ses films et bien mieux que sa version anglaise. mais comme dit plus haut on ne peut pas doubler toutes les langues, donc faut en choisir qu’une, actuelement cela pourrait être l’anglais mais comme les acteurs ne sont pas tous doués en anglais à part les anglais eux même on risque de se retrouver au final avec des films limités en langue originale et alors autant utiliser le doublage c’est plus rapide et moins cher pour la production du dit film


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