samedi 27 mars - par Vincent Delaury

Hommage à Bertrand Tavernier (1941-2021)

Par où commencer pour évoquer Bertrand Tavernier ? Son œuvre cinématographique est tellement dense, et variée, et ses passions (pour le septième art tout d’abord, puis pour la bonne bouffe, le jazz, le roman, le polar, le western, le cinéma américain, l’Histoire de France...), tellement nombreuses. Commençons tout d’abord par l’homme, si vous le voulez bien.

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Portrait de Bertrand Tavernier (1941-2021), par V. De. (polaroid), le 19 décembre 2010, au Forum des Images, Paris.

Généreux, disert, passionné, drôle, par moments caustique, grand dévoreur de pellicules : j’ai eu l’occasion, avec moult amateurs de cinéma, d’écouter Bertrand Tavernier, via sa passion réalisatrice chevillée au corps, pendant deux bonnes heures lors d’une Master Class remarquable organisée en décembre 2010 par Pascal Mérigeau, journaliste et critique de cinéma, au Forum des Images à Paris, dans le quartier des Halles (cf. photo : portrait du cinéaste par l’auteur de l’article). Je m’en souviens encore comme d’un moment passionnant, de par sa faconde inimitable, ses mille et une anecdotes de tournages et sa mémoire cinéphile saisissante, pouvant tout autant s’attarder sur un chef-d’œuvre indiscutable du septième art, telle La Flèche brisée (1950, rediffusé dernièrement sur Arte) de Delmer Daves, que sur un navet, dont il avait pu cependant apprécié une scène, un dialogue ou ne serait-ce qu’un plan. C’était vraiment un régal de l’écouter ; il était amoureux des acteurs, et des actrices, il en parlait d’ailleurs très bien, le cinéma et la vie confondus.

Sympathique, à la fin de cette rencontre publique, « Tatave », c’est ainsi qu’on l’appelait familièrement, s’était facilement laissé approcher par les gens, descendus des gradins pour venir le saluer de près, afin d’échanger encore deux ou trois mots avec eux, de signer des autographes, de prendre un pli offert (une piste de scénario ?) ou encore de poser pour des photos-souvenirs. Bref, il s’était montré fort respectueux de son public, simple et disponible. En l’écoutant et en le regardant cet après-midi-là, je m’étais vraiment dit de Tavernier, Monsieur Cinéma par excellence, que c’était au fond notre Scorsese à nous, car ce pilier du cinéma hexagonal défendait avec talent, acharnement et ouverture d’esprit le septième art, sa mémoire, son héritage ainsi que ses grandes figures comme celles de l’ombre. Chapeau, vraiment.

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De Bertrand, ou Tatave donc !, on sait qu’il est tombé dans la marmite du cinéma très jeune. D’abord fondateur en 1961, avec des amis cinéphiles, du Nickel-Odéon, un ciné-club qui s’était donné pour mission de défendre des genres dédaignés, tels les westerns et les comédies musicales, il s’est ensuite exercé à la critique de cinéma, dans des revues qui comptent comme Les Cahiers du cinéma, Combat, les Lettres françaises ou encore Positif avant de devenir, afin de gagner sa croûte, attaché de presse aux côtés de son ami Pierre Rissient - il a exercé au sein de la Warner, pour promouvoir les films de Stanley Kubrick, rien que ça, puis d’un certain Godard, pour son génial Pierrot le fou (1965), devenant même peu après assistant de l’immense Jean-Pierre Melville. Quel parcours !

Grand amateur du cinéma dit de « qualité française » (comme Jacques Becker, son cinéaste favori, et Claude Autant-Lara), au grand dam d’ailleurs des hérauts de la Nouvelle Vague à commencer par Truffaut et Godard qui le méprisaient ouvertement, et de cinéma américain hollywoodien (Delmer Daves bien sûr, avec son ancrage humaniste à gauche, mais aussi John Ford, Raoul Walsh, Anthony Mann, Henry Hathaway, Elia Kazan et j’en passe), Bertrand Tavernier écrivit en 1970 la première version d’un livre de référence pour le cinéma : 30 ans de cinéma américain, publié avec Jean-Pierre Coursodon, qui sera réédité et ré-augmenté. Puits de connaissance, il publiera aussi par la suite un ouvrage sous le titre Amis américains : entretiens avec les grands auteurs d’Hollywood (1993), allant de John Huston à Quentin Tarantino, ainsi qu’un dictionnaire, véritable Bible pour les cinéphiles patentés, 50 ans de cinéma américain, dont il existe plusieurs éditions, l’originale datant de 1961, toujours avec la complicité de Jean-Pierre Coursodon et ayant pour périodisation : 1940-1993.

Quant à Bertrand Tavernier, eh bien on peut dire, qu’à travers un voyage dans sa filmographie prolifique (de son tout premier film réalisé en 1974, L’Horloger de Saint-Paul avec Philippe Noiret à son tout dernier long métrage de fiction adapté d’une BD éponyme, Quai d’Orsay (2013), via ses embardées vers le documentaire, tels De l’autre côté du périph (1997), coréalisé avec son fils Nils Tavernier, et sa formidable saga documentaire Voyage à travers le cinéma français (2016, série pour France 5), c’est bel et bien 50 ans de cinéma français qui défilent. Attention, Tavernier n’a pas réalisé que des chefs d’œuvre, loin s’en faut ! Par exemple, et ça n’engage que moi, sa Passion Béatrice (1987), film appelé aussi familièrement Jazz au Moyen Âge par ses détracteurs, est proche du navet médiéval tant sa greffe jazz/Moyen Âge ne prend pas vraiment, c’est le moins qu’on puisse dire… De même, lorsque ce cinéaste engagé - ce qui est très bien, hein... - se veut trop moralisateur, il prend regrettablement par moments le risque de radoter, d’être trop militant, voire de tomber dans la leçon et les bons sentiments dégoulinants ; ça a pu fâcheusement alourdir certains de ses films, selon moi, tels Coup de torchon (1981), à la charge anticoloniale un peu trop démonstrative, La Vie et rien d’autre (1989), dont l’affiche portera carrément la phrase d’accroche un brin prétentieuse « UN MONUMENT ! », ou Ça commence aujourd’hui (1999), sur l’école, avec un surlignage moral et volontariste trop marqué - n’est pas Ken Loach qui veut. 

Hormis ces quelques bémols, Tavernier, mazette, quelle filmographie impressionnante ! Je retiens, par exemple, la prestation étonnante de Michel Galabru dans Le Juge et l’Assassin (1976) où, dans les monts d’Ardèche en 1893, ce grand acteur, qui n’était pas qu’un comique troupier, joue admirablement un rôle équivoque, face au juge corseté en chapeau melon et moustache campé par Philippe Noiret - son acteur fétiche (cinq longs métrages ensemble), avec Philippe Torreton (quatre) -, de meurtrier anarchiste et violeur de bergers et de bergères tout en allant écrire dans la neige : « Je vous salue Marie mère du ciel ». Drame fascinant sur la nature humaine, mêlant le haut et le bas, la grâce et le trivial, le sacré et la monstruosité. Je retiens également la capacité de Bertrand Tavernier, grand amateur de romans (avec une passion pour Balzac, Zola et Dumas, depuis l’enfance), à réaliser de grands films historiques d’aventures : de Que la fête commence... (1975), avec pour toile de fond la Régence et ses moines défroqués, à La Princesse de Montpensier (2010), à mes yeux son meilleur film, au souffle épique épatant qui lui avait d’ailleurs permis de dialoguer avec une nouvelle génération d’acteurs (Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel, Grégoire Leprince-Ringuet, Raphaël Personnaz) - cette adaptation moderne de la nouvelle de Madame de Lafayette témoignant magnifiquement des tourments de la jeunesse au temps de la Renaissance sur fond de guerre de religions, d’intrigues politiques et de rivalités amoureuses (Lambert Wilson y est impérial), en passant par Capitaine Conan (1996), d’après Roger Vercel, sur les « corps francs » de la Première Guerre mondiale, porté par un Philippe Torreton puissant, c’est au couteau qu’il y va, à la manière des Sioux.

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Affiche promotionnelle du film « La Princesse de Montpensier » (2010) réalisé par Bertrand Tavernier.
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Puis, Bertrand Tavernier, à l’aise avec les chroniques sociales, a également réalisé des films de fiction, sur fond notamment de faits divers, qu’on n’est pas prêt d’oublier, car croisant très habilement, avec leur naturalisme prenant, la fiction et le documentaire. Tels bien sûr L’Appât (1995, Ours d’or à Berlin), adapté d’un fait divers contemporain (l’affaire réelle Hattab-Sarraud-Subra dans les années 1980 à Paris : une jeune séductrice meurtrière de « riches », assoiffée d’argent et n’ayant aucun sens des valeurs et de la vie d’un homme), L.627 (1992), film très réussi, et comme lanceur d’alerte, sur le manque de moyens au sein de la police hexagonale bientôt exsangue, via une plongée vertigineuse, façon caméra au poing, dans la vie des flics travaillant dans un commissariat ô combien vétuste, avec des bureaux installés dans de minables Algeco, ou encore le très émouvant, magnifiquement joué par Jacques Gamblin et Isabelle Carré y interprétant un couple désirant viscéralement un enfant, Holy Lola (2004, co-écrit avec sa fille Tiffany), beau film humaniste nous faisant pénétrer une petite communauté d’adoptants hauts en couleur dans un Cambodge blessé, en train de se reconstruire, la caméra du cinéaste captant avec maestria tant le visage bouleversant d’enfants cambodgiens, à la joie innocente contagieuse, que les dédales vertigineux de l’administration politicarde corrompue.

Enfin, et last but not least, j’avoue avoir une affection particulière pour son film le plus... américain, à savoir Dans la brume électrique (2009), tourné en Louisiane avec Tommy Lee Jones (charismatique, comme toujours) et John Goodman. C’est pour Tavernier, grand admirateur de l’âge d’or du cinéma américain, comme un film bouclant la boucle, son Graal à lui, débouchant in fine sur son eldorado, à savoir l’Amérique, sa mythologie et ses grands conteurs populaires, de John Ford à Clint Eastwood (cf. Minuit dans le jardin du bien et du mal) en passant par Jim Thompson . Retrouvant ici le sens du cadre et l’amplitude narrative du grand cinéma hollywoodien, notre vétéran Frenchy, biberonné toute sa vie aux polars et aux westerns du pays de l’oncle Sam, parvient avec ce « film américain », nous plongeant non sans gourmandise dans une Louisiane hantée, celle de James Lee Burke, d’où émergent des fantômes de soldats confédérés, à égaler les grands maîtres outre-Atlantique qu’il vénère.

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L’acteur américain Tommy Lee Jones aux côtés de Bertrand Tavernier, sur le tournage du film « Dans la brume électrique » (2009).

Bref, fuyant les étiquettes, et variant tant les genres que les registres, Bertrand Tavernier a été pendant un demi-siècle un formidable raconteur d’histoires, doublé d’un grand historien du cinéma, autrement dit une personnalité érudite vraiment à part qui manquera, à coup sûr, au cinéma français. Cet artiste passionné, auréolé de cinq César et d’un Lion d’or à Venise en 2015 pour l’ensemble de sa carrière, s’est éteint à Sainte-Maxime, son port d’attache, dans le Sud de la France, à l’âge de 79 ans jeudi dernier, il allait avoir prochainement 80 ans. On dit que vers la fin, affaibli et à la vue défaillante, ne trouvant pas les moyens financiers pour tourner un nouveau film, Tavernier s’était mis à écrire ses mémoires, qui resteront hélas inachevées. Mais, heureusement, il nous reste encore tous ses films - une bonne trentaine ! - et ses ouvrages de cinéma à revisiter non stop, pour notre plus grand plaisir. Et que ce travailleur infatigable repose désormais en paix. Bien méritée...

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Affiche promotionnelle du film « Holy Lola » (2004), réalisé par Bertrand Tavernier.


26 réactions


  • chantecler chantecler 27 mars 08:23

    Ah bon ?

    « La vie et rien d’autre » ne vous convient pas ?

    Je le considère comme un chef d’oeuvre , à coté du « capitaine Conan » , dans la même catégorie (guerre 14 et trauma fondateur du 20 ème siècle )...

    « Coup de Torchon » tiré d’un roman est trop plaisant à regarder : il m’a laissé d’excellents souvenirs : souvent désopilants cf (le sabotage des latrines...) malgré le lourd contexte colonial et le sujet , (P. Noiret qui se prend pour dieu justicier poussé jusqu’à la folie ).

    Enfin le pire qui aurait pu arriver à B. Tavernier c’est qu’il laisse indifférent ...

    Pour le reste j’évoque à mon tour ma rencontre avec lui dans l’amphi d’une école normale qui m’a laissé pantois sur l’immensité de ses connaissances techniques , historiques sur le cinéma , et son humanité .


    • Fergus Fergus 27 mars 10:26

      Bonjour, chantecler

      Je partage votre opinion La vie et rien d’autre, l’un des meilleurs films de Tavernier à mon avis.

      Pour ce qui est de Coup de torchon, je suis également très admiratif de ce film qui doit être pris pour ce qu’il est : une satire féroce.

      Mes autres coups de coeur de la filmographie de Tavernier (en vrac) : L’horloger de Saint-Paul, Que la fête commence, L627, Holy Lola, Dans les brumes électriques.

      Je n’ai jamais vu Capitaine Conan, mais je vais corriger ce manque.

      Un petit bémol qui rejoint un reproche exprimé par l’auteur : le couplet militant sociétal, voire révolutionnaire, qui est présent dans plusieurs films de Tavernier est sans doute un peu trop appuyé. 


    • Trelawney Trelawney 30 mars 07:40

      @Fergus
      Capitaine Conan est un film sur la vie d’un « guerrier » pas un soldat (les chiens loups ne sont pas des loups) en guerre et la jouissance qu’il peut en ressentir.
      Tavernier a toujours un double langage dans ses films et s’inspire toujours de faits existants (voir Quai d’Orsay et la ressemblance avec De Villepin).
      Conan est inspiré de la vie d’Alfred Sirven (affaire Elf)


    • chantecler chantecler 30 mars 07:47

      @Trelawney
      Capitaine Conan est au départ un livre R. Vercel qui a reçu le prix Goncourt dans les années 1930 ..... Il a écrit nombre de livres passionnants , notamment sur la marine au long cour , alors à voile , d’avant 1914 .
      @Fergus
      Vous voulez dire que B. Tavernier est un peu trop engagé à votre goût ?


    • chantecler chantecler 30 mars 08:09

      Oups , : marine au long cours :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Long_cours


    • Trelawney Trelawney 30 mars 17:52

      @chantecler
      Vous voulez dire que B. Tavernier est un peu trop engagé à votre goût ?
      Pas du tout bien au contraire. Mais même si c’est inspiré du roman (noms des héros etc), ca fait cruellement penser au corps expéditionnaire en Corée, et aux appelés de la guerre d’Algérie.
      Un champs de bataille reste un champs de bataille


  • devphil30 devphil30 27 mars 08:53

    Merci pour ce très bon article sur Bertrand Tavernier.


  • The White Rabbit The White Rabbit 27 mars 09:34

    B.Tavernier n’était pas seulement un grand Monsieur du cinéma français et historien du cinéma.

    C’était aussi un fin connaisseur du cinéma grolandais.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 mars 11:24

    Beaucoup de bons films et de très bons . J’ai un faible aussi pour « Dans la brume électrique  ».


  • agent ananas agent ananas 27 mars 11:37

    Merci pour ce bel hommage bien documenté d’un vrai cinéphile.

    Cela nous change de la bouillie pour chats du ragototo ...


  • Octave Lebel Octave Lebel 27 mars 13:18

    « Ça commence aujourd’hui » restera un témoignage pour les historiens et les générations qui suivront sur ce qui s’est passé et a été vécu à certains endroits et à certains moments dans et autour de notre école primaire à la fin du siècle dernier. C’est un film profondément dérangeant si on le prend au sérieux. 

    Il y a dans ce film qui est avant tout un témoignage inspiré de très près de la réalité une vibration vitale qui le traverse et une justice rendue aux anonymes qui comptent autant que chacun dans la vie de notre pays. Qui témoigne aussi d’une très grande inquiétude et d’un appel au secours qui n’ont pas été entendus. Qui ne s’est pas fait sans mal vis-à-vis des autorités de l’Institution. Pour mémoire, le coscénariste (instituteur qui a inspiré l’histoire) de ce film a été également coscénariste de Holy Lola.

    Pourquoi ce film est-il passé en dessous des radars de la sensibilité et de la compréhension de beaucoup notamment parmi ceux qui façonnent ce que l’on appelle l’opinion dans un pays où assez spontanément des avis et des analyses bien arrêtés sur l’école fusent régulièrement ?

    Je vois un lien entre ce film et celui de Jean-Paul Le Chanois, « L’Ecole Buissonnière » de 1949 qui témoigne aussi de ce qui se noue à l’école de l’avenir d’une société au-delà du moralisme naïf qu’on peut y avoir en s’y arrêtant.

    Comment par ailleurs ne pas être fiers, reconnaissants et contents d’avoir des cinéastes de l’envergure de Tavernier. Puissance et éclectisme des sujets et de leur mise en scène, de l’incarnation des personnages par les acteurs, des dialogues et de tout ce qui donne chair à un film. Un savoir encyclopédique aussi qui nous rend plus conscient et curieux. Sacré bonhomme.


  • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 27 mars 13:42

    J’ai vu « La princesse de Montpensier » hier soir sur ARTE qui avait changé son programme.

    Je ne connaissais pas le film. J’ai aimé, bien que je préfère « Que la fête commence » 

    Voici, ce que disait notre Monsieur Cinéma de Bertrand Tavernier


  • S.B. S.B. 27 mars 15:28

    Chouette article d’un passionné sur un autre passionné. Tavernier rendait l’Histoire passée très présente et proche. On comprenait que, si les dates changent, nous restons les mêmes.

    Dans « Dans la brume électrique » il a filmé le visage du cinéma, Tommy Lee Jones. Une caméra qui filmerait le visage de Tommy Lee Jones pendant une heure et demi ferait un film.


  • In Bruges In Bruges 27 mars 19:24

    «  L’offre d’agonies excède terriblement la demande. C’est chose bien pénible », disait Céline.

    C’est à se demander, devant ce cortège incessant, s’il ne faut pas en rire.

    Et peut être Tavernier aurait-il lui même ri à ça :

    https://www.youtube.com/watch?v=ZNRjXfjWDSo


  • In Bruges In Bruges 27 mars 21:34

    J’en sais rien, le cinéma a bien changé, non ?.

    Je suis comme Blanche Gardin, je ne reconnais plus rien.

    https://www.youtube.com/watch?v=HDeyB9Gp2F0


    • In Bruges In Bruges 28 mars 20:29

      Et toujours pour sortir du larmoyant (habituel en ces occasions), et au delà de la personne de ce réalisateur estimable, posons-nous la bonne question :
      vaut-il mieux partir « à temps » ( même si le plus souvent on n’a pas le choix) ou devenir « un vieil acteur » ?
      Tout ça pour vous faire partager ce bijou de 24 minutes, avec un type que je considère ( au risque de surprendre) comme l’un des 3 meilleurs acteurs français actuels.
      Profitez, c’est du caviar.
      https://www.youtube.com/watch?v=U-EL-esWr8g


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 mars 20:56

      @In Bruges
      Purée après Édouard Baer ... Misère.


  • ggo56 27 mars 22:03

    Merci... Ca change des Rakotoconneries journalières...


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