mercredi 11 septembre - par Fergus

« L’homme invisible » a existé !

C’est un fait avéré, « L’homme invisible » a bel et bien existé. Ou du moins l’a-t-il cru. Ce « Roi des naïfs », cet « Empereur des crédules », ce « Pape des gogos » se nommait Antoine Alexandre Henri Poinsinet. L’écrivain et scénariste André Castelot a dit naguère de ce Bellifontain du 18e siècle qu’il fut « l’homme le plus trompé du monde ». Et c’est sans doute vrai, même si tant de nos semblables ont, tous continents confondus, été si souvent roulés dans la farine par des gouvernants cyniques et opportunistes. Mais ceci est une autre histoire : revenons à ce brave Poinsinet et à ses nombreuses mésaventures…

Notre « Roi des naïfs » vit le jour à Fontainebleau le 17 novembre 1735, un jeudi qui ne fut marqué par aucun autre événement notable dans le royaume de France. Très tôt. Poinsinet manifesta un goût prononcé pour le théâtre et la poésie, au point d’abandonner ses études dès l’âge de 18 ans pour se lancer dans l’écriture littéraire, domaine dans lequel il nourrissait de grandes ambitions. Il est vrai que le jeune homme possédait, de l’avis de ses contemporains, d’excellentes aptitudes pour cet exercice, et notamment de réelles qualités de dialoguiste, ce qui le prédisposait à écrire pour la scène.

Cette passion pour l’écriture ne quittera plus Poinsinet jusqu’à sa mort précoce en 1769. Elle lui permettra de léguer à la postérité, outre une kyrielle de poèmes, de nombreuses pièces de théâtre, parfois de bonne facture comme Le Cercle, des parodies dont la plus connue est Les Fra-Maçonnes, ainsi que des livrets d’opéra inspirés, tel son Tom Jones, mis en musique par le talentueux Philidor. Une postérité en l’occurrence bien ingrate car les œuvres de notre homme tombèrent très rapidement dans l’oubli, très largement éclipsées par la caractéristique qui a fait la légende de Poinsinet : son extraordinaire crédulité !

Établir une liste exhaustive des canulars dont fut victime Poinsinet relèverait de la gageure tant cet homme fut en butte aux mystifications, aux duperies et aux canulars de ses contemporains. Il faut dire que ces bons apôtres – au premier rang desquels figurèrent les acteurs Bellecour et Préville – avaient affaire à un gibier de choix, la stupéfiante naïveté du Bellifontain n’ayant d’égales que son immodérée fatuité et son incroyable vanité. « On le mystifie comme l’on veut », a dit un jour de lui l’écrivain Bachaumont, et force est de reconnaître que les supercheries dont Poinsinet a été la cible sont effarantes tant elles supposent de sottise de la part de leur victime. 

Au revoir se dit « Kenavo » en russe

La plus connue de ces mystifications joue sur l’ego de Poinsinet. Des courtisans l’ayant convaincu qu’en hommage à la grande valeur littéraire de ses œuvres, il allait être nommé membre de l’Académie de Saint-Pétersbourg par la très francophone impératrice de Russie Elisabeth 1ère, notre homme se mit d’arrache-pied à apprendre le russe avec une préceptrice complice des plaisantins. Ce n’est qu’au bout de six mois, alors qu’il s’estimait opérationnel et s’apprêtait à partir pour la lointaine Russie et les rives de la Neva, que le naïf Antoine apprit la consternante vérité : jamais il n’avait été question de le nommer au sein de la prestigieuse Académie. Quant à ses progrès linguistiques, ils lui seraient à l’évidence beaucoup plus utiles à Plougastel ou Quimper qu’à Saint-Pétersbourg car, en fait de russe, on lui avait enseigné le…bas-breton !*

Abusé intellectuellement, Poinsinet l’a également été sur le plan physique. C’est ainsi que, toujours aussi imbu de lui-même, il avait cru un jour pouvoir obtenir un poste de prestige fort bien rémunéré à la Cour. Connu, aux dires des amis du librettiste, sous le nom d’« écran du Roi », ce prétendu poste de confiance consistait à s’interposer entre l’âtre de la cheminée et Louis XV pour protéger le souverain de la chaleur du foyer. Tout excité à l’idée d’obtenir cette charge enviée dans l’entourage immédiat du « Bien-aimé », le Bellifontain se soumit durant une quinzaine de jours à un entraînement intensif en offrant ses mollets à la morsure d’un feu ronflant, régulièrement repoussé vers les flammes par ses « amis » lorsqu’il prétendait se dégager de l’ardeur du bûcher, au motif qu’il ne pouvait se dérober à l’honneur qui lui était fait.

Ce souvenir cuisant ne lui servit pourtant pas de leçon, et Poinsinet fut abusé à de nombreuses autres reprises. Notamment par l’entremise d’un pseudo mage portugais – un certain Acosta que l’on disait rosicrucien et cabaliste – dont il s’était entiché. Comme cette fois où, invité à souper dans le monde en compagnie du mage, celui-ci affirma au Bellifontain pouvoir le rendre invisible aux yeux des personnes présentes grâce à un tour de cartes dont il avait le secret. La manipulation exécutée, l’étonnement des convives, surpris de la soudaine disparition de Poinsinet, confirma aussitôt à notre naïf qu’il était bel et bien devenu invisible aux yeux de ses compagnons de table. Survint alors une vive altercation entre le maître de maison et un invité. Placé entre les querelleurs, et fidèle à la consigne de mutisme absolu donnée par le mage pour ne pas rompre le charme, le crédule Antoine en fut quitte pour recevoir une série de coups appuyés lorsque les deux compères en vinrent aux mains. Comble d’infortune, Poinsinet reçut également au visage le contenu, jugé imbuvable par un convive prétendument furieux, d’un verre de vin rageusement jeté vers l’espace supposé vide !

La nudité, secret de l’invisibilité

 L’une des plus cocasses mystifications dont Poinsinet fut l’objet restait pourtant à venir. Invité une nouvelle fois dans la grande bourgeoisie en compagnie de l’autoproclamé mage portugais, notre crédule écrivain suivit le conseil de son mentor pour accéder une fois encore à cet état d’invisibilité qui le fascinait. Notre homme ôta ses chausses, son pourpoint, sa chemise et sa culotte pour se mettre entièrement nu, meilleur moyen ce jour-là de se rendre invisible à une assistance préalablement prévenue de la supercherie par le faux mage. C’est ainsi qu’une fois dans les lieux, l’on vit notre imbécile se pavaner de salon en salon dans le plus simple appareil, sans se rendre compte un instant que l’on riait sous cape à ses dépens. Poinsinet était d’autant plus ravi de cette invisibilité providentielle qu’elle lui permit de reconnaître ses vrais amis en la personne de ceux qui tenaient à son sujet des propos flatteurs quand d’autres le vilipendaient sans se rendre compte – ces sots ! – qu’il ne perdait pas une miette de leurs propos.

Bien d’autres canulars du même genre furent organisés au détriment de celui que l’on surnomma en son temps « Poinsinet le mystifié », et jamais sans doute, dans l’histoire des relations sociales, convive ne se retrouva aussi souvent nu en société bourgeoise. Nu et invité à exécuter, toujours pour entretenir le charme, ici d’improbables ascensions en haut des bibliothèques, vaisseliers et autres bonnetières, là de délicates acrobaties, destinées les unes comme les autres à mettre en valeur aux yeux des dames les formes et l’aspect de son attirail intime, ce dont l’exhibitionniste malgré lui ne se rendit jamais compte.

Hélas, les meilleures choses ont une fin : victime récidiviste de ce qui s’apparente à ces modernes « dîners de cons  » qu’a popularisés Francis Veber, Poinsinet mourut prématurément noyé à Cordoue le 7 juin 1769. La cause du décès : une probable hydrocution dans le Guadalquivir après un repas copieux et bien arrosé. Ce fut assurément une incomparable perte pour tous les joyeux lurons de la grande bourgeoisie parisienne du 18e siècle qui se trouvèrent soudain privés d’un si beau sujet de divertissement, doté de surcroît d’une si séduisante tête de turc. Poinsinet succomba-t-il en Espagne victime de sa naïveté ? On n’ose le croire. Mais un doute subsiste : peut-être lui avait-on fait croire qu’une baignade dans les eaux du fleuve faciliterait sa digestion…

Quoi qu’il en soit, Poinsinet disparu, il serait temps d’honorer sa mémoire d’une épitaphe. Ce propos de l’écrivain et critique littéraire La Harpe pourrait en tenir lieu : « Fameux par une sorte d’existence tout en ridicules, ceux qu’il avait, ceux qu’on lui donnait, et ceux qu’il affectait, il ne fut pas sans quelque esprit. » Car de fait, l’œuvre de Poinsinet, et son avéré talent de dialoguiste, montrent qu’il ne fut sans doute pas le sot dont l’histoire a principalement gardé la mémoire. Notre homme fut d’ailleurs le protégé d’un adversaire déclaré de Voltaire, l’homme de lettres et philosophe Fréron, lequel n’était pas réputé fréquenter des buses. On soupçonne même qu’en différentes occasions, Poinsinet se prêta complaisamment aux mystifications dont il fut l’objet, comme le suggère La Harpe. Mais peut-être n’est-ce, là aussi, qu’un plaisant canular…

Le dramaturge Andrieux tira quelques années plus tard de cette anecdote un poème, intitulé « Une mystification de Poinsinet », dans lequel l’Angleterre tenait lieu de Russie.

Liens avec de précédents articles consacrés aux canulars :

Aux urnes, citoyens : Votez Duconnaud ! (mars 2017)

Le Secret du Bonheur : Vivre à Poil ! (novembre 2017)

Lolo, roi du pinceau ! (février 2009)

Principales sources :

Les aventures du grand Balzac, par P.L. Jacob

Répertoire de la littérature ancienne et moderne, par Joseph et Louis-Gabriel Michaud

 

Note : Ce texte est une reprise, enrichie par de nouvelles recherches, d’un article de 2009.

 

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52 réactions


  • exol 11 septembre 08:58

    Un autoportrait pour celui a qui on donne l’illusion sur Avox d’être un écrivain . Le plus délicieux étant que ce monsieur croyant duper les autres pas ses fausses citations s’en rend encore plus ridicule , et c’est un fait que nombreux Avoxiens voudraient l’avoir à sa table pour se délecter , car tel Poinsinet notre auteur est dévoré par la haute estime de lui même , mais par contre lui est vraiment invisible de par ce qu’il écrit .


    • Fergus Fergus 11 septembre 09:01

      Bonjour, exol

      Merci pour votre courtoise contribution. smiley


    • exol 11 septembre 09:07

      @Fergus
      pas d’inquiétude , dans pas longtemps mon post sera effacé par la modération , c’est pour cela que je tenais à être le premier à donner mon avis.


    • nono le simplet nono le simplet 11 septembre 09:13

      @exol
      c’est toi l’homme invisible en ce moment ... mais existes tu vraiment ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 septembre 09:25

      @exol

      Qu’est-ce que vous faites mercredi prochain ? L’ami chez qui on devait aller ce soir redonne un dîner, vous êtes bien sûr invité ! On vous a raté aujourd’hui, on ne va pas vous rater la semaine prochaine !


    • nono le simplet nono le simplet 11 septembre 09:28

      @Séraphin Lampion
       smiley smiley


    • exol 11 septembre 09:39

      @Seraphin Lampion :
      Avec grand plaisir , ce sera un délice de gourmet que de t’entendre pérorer sur tous les sujets brulants de l’actualité , avec bien entendu tes grandes connaissances journalistiques des années 50 et 60 . Si le diner est à la hauteur des intervenants comme toi et Nono , cela sera une apothéose pour l’esprit et le palais , j’en salive d’avance. Les déclarations intempestives d’une Pirla et d’une brouette seront le feu d’artifice de la soirée. N’oublies pas le champagne , des occasions comme celle là sont rares.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 septembre 09:46

      @exol

      Et voila, on a les droits !!! Ouh, ouhlalalalalalalala ! Et pour pas cher à mon avis, il a marché, il a marché à fond le gars !


    • exol 11 septembre 09:49

      @Séraphin Lampion
      oui je sais marcher dans la merde n’est pas agréable , je vais me faire un loto de ce pas.


    • nono le simplet nono le simplet 11 septembre 09:55

      @Séraphin Lampion
      vôtre prénom c’est François, c’est juste ? et bien lui c’est Juste, son prénom !


    • nono le simplet nono le simplet 11 septembre 10:00

      @Séraphin Lampion
      Et voila, on a les droits !!! Ouh, ouhlalalalalalalala ! Et pour pas cher à mon avis, il a marché, il a marché à fond le gars !

      il a oublié ma femme ...


    • nono le simplet nono le simplet 11 septembre 10:03

      @nono le simplet
      c’était vôtre sœur ... j’ai pas de sœur ... elle m’a dit c’est Marlène « Sasseur » ... 


  • Loatse Loatse 11 septembre 10:27

     « force est de reconnaître que les supercheries dont Poinsinet a été la cible sont effarantes tant elles supposent de sottise de la part de leur victime. »


    . le spountz du 18ème sauf que le pauvre souffre douleurs n’a pas pris sa revanche sur ces mesquins, jaloux, médiocres dirais je... Voilà ce qui caractérise la grandeur d’âme d’une personnalité atypique, curieuse, talentueuse ne voulant pas sacrifier à une fausse modestie et plutôt enclin à faire confiance à ses semblables...

    Mais Poinsinet est il réellement mort noyé ? A t’on retrouvé son corps ?

    Je l’imagine bien nager (oui, il aura pris des cours) jusqu’à une barque dissimulée derrière un rocher, puis s’engouffrer dans un carosse l’emmenant à travers moultes contrées jusqu’à la cour du Tsar ou il fut reçu avec tous les honneurs dû à son immense talent et à son opiniatreté à apprendre le russe, fut il du bas breton...


    • Fergus Fergus 11 septembre 11:49

      Bonjour, Loatse

      « le pauvre souffre douleurs n’a pas pris sa revanche sur ces mesquins, jaloux, médiocres »

      Un peu quand même : certaines des oeuvres auxquelles il a contribué, et notamment les livrets qu’il a écrits pour Philidor, sont encore jouées de nos de nos jours, en totalité ou sous la forme d’airs d’opéra (c’est notamment le cas de Tom Jones et Ermelinde). A l’inverse, les noms de ses « tourmenteurs » sont inconnus ou tombés dans un oubli quasi-total.

      J’aime bien l’idée qu’il ait pu échapper à la noyade et parvenir à la Cour de Saint-Petersbourg. smiley 


    • Loatse Loatse 11 septembre 14:24

      @Fergus

      « Un peu quand même .... »

      Un peu alors, Fergus, car celui ci est aujourd’hui fort peu connu du grand public, même si ses pièces sont encore jouées, contrairement à un autre talentueux atypique qui lui aussi fut ridiculisé par ses pairs... lesquels allaient jusqu’à refuser d’être exposés à ses côtés, pensant ainsi le rendre invisible ;).

      Et, bien avant cela, moqué pour son extrême dévouement lors de son sacerdoce..(déjà il gênait)...

      « J’aime bien l’idée qu’il ait pu échapper à la noyade et parvenir à la Cour de Saint-Petersbourg.  »

      Loatse, spécialiste en fiction historique... A votre service smiley


    • eau-pression eau-pression 11 septembre 19:26

      @Loatse, spécialiste en fiction historique
      Vous pourriez pas aussi nous raconter l’histoire des coquines émoustillées par le spectacle. Avec en contrepoint les cocus qui n’ont jamais compris pourquoi leurs épouses aimaient tant ces soirées.

      Allez, svp, y’a prescription


  • alexis42 alexis42 11 septembre 13:58

    Attiré par le titre, j’ai lu votre article que j’ai trouvé plaisant.
    Initialement, je pensais qu’il s’agissait d’un autoportrait pour nous expliquer votre souci d’invisibilité, malgré vos 11 apparitions quotidiennes (en moyenne), puisque vous n’écrivez pas pour être connu, mais pour faire du rangement dans votre mémoire.
    J’ai donc découvert ce bellifontain particulièrement simplet (le deuxième que je connaisse...) dont les « performances » semblent incroyables.
    Cet article sur l’invisibilité m’a inspiré une idée qui vous plaira, car je suis toujours soucieux de vous rendre service : elle vous permettra de financer une œuvre philanthropique ou votre prochain voyage en Norvège.
    Imprimez votre avatar recto-verso, dans un format de 30 cm de côté, sur un support plastique, et faites-le distribuer par des jardineries. J’en achèterai une dizaine pour mes cerisiers, persuadé que ces couleurs criardes bien visibles feront fuir les merles qui piquent tous les fruits dès qu’ils commencent à rougir. Même si certains oiseaux risquent la crise cardiaque, je pourrai peut-être manger quelques cerises.


    • Fergus Fergus 11 septembre 14:16

      Bonjour, alexis42

      L’un de mes futurs articles sera consacré à un personnage historique atrabilaire.
      Un individu particulièrement odieux en termes de persiflage, de médisance et même de calomnie à l’encontre de quelques-uns de ses contemporains qu’il avait choisi de prendre pour cibles.
      Un homme qui ne trouvait de plaisir que dans les pamphlets diffamatoires et les libelles insultants qu’il commettait dans l’espoir de nuire à autrui.
      Or, il advint un jour que ce personnage passa soudainement de vie à trépas... noyé dans son vomi ! 

      Allez savoir pourquoi ? vous me faites penser à lui !  smiley  smiley  smiley


    • alexis42 alexis42 11 septembre 14:58

      @Fergus
      J’avais écrit dans un ancien message que je vous trouvais bien plus intelligent que la moyenne du site, mais je vais réviser mon jugement.
      J’ai relu mon premier commentaire, et je n’y ai vu que des compliments.
      Votre article était « plaisant », et j’espérais vous faire plaisir en montrant que vous pouvez être utile dans les vergers, ce qui est dans l’air du temps.
      Il est vrai que je cible les m’as-tu-vu, les auteurs imbus de leur personne, mais vous avez expliqué ne pas en faire partie, donc tout le monde vous croit. smiley


  • Moonlander Moonlander 11 septembre 15:11

    Il est a la recherche du reflet dans la glace.


  • troletbuse troletbuse 11 septembre 15:21

    Pas de Sarkozy ni d’Asselineau et bien sur pas de Micron .  smiley


    • Fergus Fergus 11 septembre 16:09

      Bonjour, troletbuse

      Détrompez-vous, il y a du Sarkozy et du Macron dans la fatuité de Poinsinet, ainsi que de l’Asselineau dans sa crédulité sans bornes.


  • marmor 11 septembre 15:28

    Je pense soudain à ce gosse de riche, dont le père a fait fortune en dépouillant les forêts africaines, qui s’est autoproclamé « philosophe » et pérorant sur tous les médias, a mis en avant l’œuvre d’un autre philosophe aussi fantomatique que lui, un certain Botul ! Quel pied ont pris ces vrais philosophes en inventant ce Botul et surtout en piègeant ce con de BHL !! Ca vaut largement le dîner de cons !!!!


    • Fergus Fergus 11 septembre 16:12

      Bonjour, marmor

      Je partage totalement votre regard sarcastique sur cet « autoproclamé « philosophe » » atteint d’une forme rare de « botulisme ».


  • gruni gruni 11 septembre 16:08

    Bonjour Fergus

    Finalement, l’invisibilité n’est-ce pas l’indifférence ? 

    Tout le contraire de ce Poinsinet. En tout cas, merci pour cet article plaisant. 


    • Fergus Fergus 11 septembre 16:17

      Bonjour, gruni

      On dit effectivement d’une personne qui laisse tout le monde indifférent qu’elle est « invisible ». Sur ce plan-là au moins, Poinsinet a été, au contraire, très « visible », tant sa compagnie a été recherchée. Un effet paradoxal de sa « prévisibiltié » ! smiley

      Merci de ta visite.


  • the clone the clone 12 septembre 08:54

    Maintenant grâce a Macron on a le salaire et la retraite invisible .....


    • Fergus Fergus 12 septembre 08:59

      Bonjour, the clone

      « le salaire et la retraite invisible »

      Manifestement, pas pour tout le monde : le nombre des ventes de SUV a explosé, au point que ces véhicules puissants et coûteux représentent déjà le tiers des parts de marché !


  • BERNARD BERNARD 12 septembre 10:16

    Fergus bonjour,

    Je ne fais que passer, je vous suggère d’inviter Michel Ferrand, le président de l’Assemblée nationale mit en examen. Le comble c’est qu’il est soutenu par Macron. Vous aurez deux « rois » des cons à pouvoir inviter. J’en ai fait un article cette nuit qui se trouve où vous savez. Nous ne sommes pas tous invités ? Je me dois de reconnaitre que votre article m’a plus. Bonne matinée  smiley P.S : Inutile de m’inviter j’ai trop de demandes et je suis au régime décidemment on ne sait plus pour quelle tablée il faudra voter  smiley A vous lire peut-être, bon appétit !


    • Fergus Fergus 12 septembre 11:52

      Bonjour, BERNARD

      Macron, c’est la même engeance que Ferrand, et le proverbe « Qui se ressemble s’assemble » semble fait pour eux. Je ne crois cependant pas que le premier nommé pourra maintenir le second au perchoir de l’Assemblée. En termes d’exemplarité relativement aux pratiques de l« ancien monde », ce serait une faute majeure en termes de duplicité !

      Merci pour le commentaire.


    • BERNARD BERNARD 12 septembre 12:20

      @Fergus
      Macron ne peut être autre chose que ce qu’il engendre. Le dicton est sensible puis excellent. Il me semble difficile voire incongru et se foutre, des 577 députés, que de maintenir une tablée d’une telle taille, juste pour le « Diner de Cons » « Invisible » malheureusement auquel ils nous nous convient point sauf pour payer. Je ne sais pas s’ils connaissent le sens du mot duplicité plus que fourbe. Avez-vous pu prendre connaissance de ce que je dénonce ouvertement à leurs royautés ? où en l’instant nous sommes contraints et forcés d’êtres des vassaux invisibles. J’ignore la rancune, la connerie c’est autre chose merci de la réponse possible.

       smiley

       

  • SS71-BB-UV123 Âne-Solo 12 septembre 12:32

    Je ne résiste pas, avec un plaisir calculé, cynique et malsain... ou pas, à voir de voir, dans cette antre Furtive la plus apparente, sous le fil d’un taulier si moyen, à copier/coller un courriel envoyé ce matin.

    Puisse a minima Snoopy de me faire un retour, puis qui de droit se faire un devoir de le couper au montage (j’y veillerai, par la force si nécessaire, pour ce dernier point) :

    ------------------

    A l’attention de Monsieur Aubert de VILLAINE

     

    Monsieur,

     

    je me permets de vous contacter dans l’objet de vous convier à participer à une conférence sur le thème de l’Avenir du Vin, qui consistera dans le partage d’expérience de cinq vignerons produisant des vins biologiques, en biodynamie, et/mais surtout authentiques, tant la conduite du domaine, des vignes que de la vinification.

     

    Bien évidemment, on ne peut trouver en France et dans le monde de plus extraordinaire représentant de cette authenticité que le domaine de la ROMANEE-CONTI et en son sein, de vigneron plus attaché à ces questions-là que vous-même.

     

    Partant ce serait un honneur de pouvoir vous compter parmi les intervenants que j’essaye de rassembler.

     

    Actuellement ont déjà donné leur accord de principe Henri DUPORGES, propriétaire du Château LE GEAI à GUÎTRES dans le nord libournais -commune où je me suis moi-même implanté, avec qui j’ai lancé ce projet de conférence, et dont j’ai pu éprouvé la pureté de la démarche comme l’inventivité, avec comme résultat un vin encore très peu connu, en simple appellation Bordeaux Supérieur, mais au potentiel énorme.
    Il a ainsi su façonner un vin complexe et soyeux, pratiquant un assemblage reposant sur l’utilisation du Carménère, cépage indigène du bordelais qui comme vous le savez a été quasiment éradiqué du bordelais au début du XXème, sauf dans de très rares domaines, dont celui tenu de père en fils par la famille DUPORGES.

     

    Serait également présente Pauline VAUTHIER directrice exécutive du Château AUSONE à Saint Emilion -domaine tutélaire du vignoble bordelais, attachée scrupuleusement désormais -sous les ores bienveillants de son père Alain, à produire un vin biologique et en biodynamie, même si le faire-valoir, même aujourd’hui et même pour ce domaine si prestigieux, reste encore difficile dans ce sanctuaire des pratiques -nous dirons « conventionnelles », qu’est le Bordelais.

     

    Figurera également Olivia ANGULO, fille de l’ancien champion de boxe Rufino ANGULO, reconverti dans la viticulture dans une démarche environnementale aboutie, et qui a donc mis sa fille à la tête du Château TUILERIE GAYON -en appellation Bordeaux Supérieur- dont il est propriétaire à PAILLET dans le Sud girondin.

     

    Concernant la ou le cinquième invité, tout va dépendre en fait de votre éventuel accord pour participer, car je souhaiterai que celui-ci puisse être le fruit d’un choix consensuel entre les différents intervenants déjà présents et puisse notamment donner un éclairage provenant d’une autre région -voire pays- différente des deux régions majeures déjà représentées.

     

    A ce titre je n’ai d’ailleurs strictement aucune inquiétude sur le fait que vous vous inquiétiez de vous retrouver seul bourguignon face à trois bordelais, je suis même certain que vous sauriez de surcroit mettre les deux jeunes viticultrices bordelaises dans des conditions telles qu’elles se sentent en confiance et ce malgré leur inévitable manque d’expérience et d’habitude de s’exprimer en public.

     

    Concernant le lieu, ce serait sur Bordeaux ou alentours à moins que vous ne me suggériez meilleur endroit, où je puisse disposer de moyens matériels au moins équivalents à ceux dont je dispose dans ma région d’origine.

     

    Concernant la date, je ne l’ai en fait pas encore fixé, dans le but de me mettre à votre totale et entière disposition pour en convenir.

     

    Pour me présenter enfin succinctement, je suis diplômé du DESS en Droit, Économie et Gestion de la Filière Viti-Vinicole de l’Université de BORDEAUX, promotion PETRUS de 1997, et ce après un cursus juridique en Droit des Affaires.

    J’ai pendant plus de 20 ans travaillé essentiellement dans le domaine de la communication et de l’Internet dans des domaines variés, en France et à l’étranger, avant de revenir en 2012 dans le giron du vin pour exercer le métier de consultant entre la France et la Chine où une de mes belles-sœurs m’a permis d’ouvrir de nombreuses portes grâce à l’indispensable Guanxi.

    Cette deuxième carrière a été mise quelque peu entre parenthèses à partir de 2015 avec la nécessité de guérir d’un cancer dont je suis aujourd’hui en rémission.

    Dans la dynamique présente j’espère que la mise en œuvre aboutie de cette conférence servira de tremplin pour mettre sur pied un projet professionnel en adéquation avec mon parcours, et ce notamment en vue de monter un salon du vin authentique à l’horizon du printemps 2020.

     

    Espérant n’avoir pas été trop long dans ces développements, je me mets dès lors à votre disposition pour connaître de votre éventuel accord et convenir plus avant des modalités de votre intervention, mes coordonnées figurant en signature de ce courriel.

     

    Veuillez dans l’attente, Monsieur, recevoir l’expression de ma considération la plus respectueuse.

     


    • SS71-BB-UV123 Amiral Kouznetsov 12 septembre 13:25

      @

      Œuf corse, courriel signé ab alias Shawford aka... vous en connaissez pas le milliardonième, bande blaireaux ! smiley

      Et ça, ça fait mouiller Rita Meet-sous-And-Co... ! smiley ❣ ^^^^^


    • Fergus Fergus 12 septembre 13:28

      Bonjour, Âne-Solo

      J’avoue avoir du mal à saisir le rapport entre cette lettre et le sujet de l’article...


    • SS71-BB-UV123 Amiral Kouznetsov 12 septembre 13:30

      @Fergie

      J’avoue moi-même avoir du mal à associer Fergus avec « comprendre quoi que ce soit à quoi ou surtout qui que ce soit » ! ^^ smiley smiley smiley


    • Fergus Fergus 12 septembre 13:31

      Salut, Amiral Kouznetsov

      Tout le monde ne peut disposer du même patrimoine que toi en termes de neurones et de synapses !  smiley


    • SS71-BB-UV123 Amiral Kouznetsov 12 septembre 13:33

      @Fergie

      Et si j’ai encore pris un autre avatar (en fait back to 2017), c’est que le violeur de raviolis en chef -dont t’es une des moujeons expiatoires préférés- m’a encore sucré mes deux derniers comptes !

      Y’a intérêt à avoir du debrief menu menu chez les tarlouzes d’à côté, et pas que par les tafioles ritales et basques en tête ! smiley


    • SS71-BB-UV123 Amiral Kouznetsov 12 septembre 13:34

      @Fergus

      Bonne réponse, j’me tirailleur l’ami !

      Tu comptes les points pendant ce temps, stp !? smiley smiley


  • GrandGuignol GrandGuignol 12 septembre 15:12

    Qui sont donc les plus à plaindre et les plus cons, les Poinsinets ou ceux qui se foutent de leurs gueules ?


    • Fergus Fergus 12 septembre 16:08

      Bonjour, GrandGuignol

      Excellente question !
      Personnellement, je n’ai jamais apprécié les canulars dirigés contre des particuliers, à l’inverse de ceux qui ont pour objet de se moquer du personnel politique. Mais cette denrée est devenue très rare, hélas !


    • Fergus Fergus 15 septembre 16:27

      Bonjour, pemile

      Merci. Mais je n’ai que faire de ces commentaires qui ne visent qu’à déverser du fiel, fût-il enrobé de miel par pure duplicité. 


    • exol 15 septembre 16:33

      @pemile
      Pemile la balance , c’est du propre.


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